Tout ce pataquès médiatique sur « l’entrisme des frères musulmans » (qui au passage alimente l’islamophobie déjà ambiante et délétère pour la république en mettant tous les musulmans dans le même sac) ne sert que le narratif sioniste dans cette guerre en Palestine
frères musulmans => Hamas => terroristes... histoire d’évacuer le peu de légitimité qu’il reste à la résistance palestinienne...
Miles Copeland The Game of Nations : The Amorality of Power Politics (1970) - « Le Jeu des nations –L’immoralité du pouvoir public » -
l’Américain Miles Copeland avait certes conscience de lancer une bombe. Un diplomate qui avait lu son manuscrit lui avait reproché de révéler « un tas d’informations qu’il aurait mieux valu oublier », et de ternir l’idée que les Américains se faisaient de leur gouvernement. C’est ainsi que ce livre fut édité en Grande-Bretagne et non aux Etats-Unis. Spécialiste des questions arabes au département d’Etat, Miles Copeland a tenu, à Washington, de 1955 à 1957, le rôle de Nasser dans ce « jeu des nations » dont il nous explique les règles. [...]
1. Each player wants not so much to win as to avoid loss. 2. All players have no objective except to keep The Game going. 3. The alternative to The game of Nations is war.
Les intégrismes religieux, instruments de la réaction politique 01/02/1991 Cercle Léon Trotsky n°43 (citation )
Les puissances occidentales n’ont d’ailleurs pas vu d’un mauvais œil
le développement des mouvements islamistes. Elles espéraient s’en servir
comme d’un contrepoids à l’influence des pro-soviétiques et comme un
frein aux luttes sociales.
L’un des chefs de la CIA au Moyen-Orient, Copland, révéla dans son livre le Jeu des Nations
qu’à partir des années cinquante la CIA encourageait les Frères
Musulmans pour contrer l’influence communiste en Égypte. Et, toujours
selon lui, ce phénomène s’est ultérieurement accentué. Quant à Giscard
d’Estaing, il avait, au moins en 1980, une petite tendresse pour
l’islam, qu’il expliquait en ces termes à l’un des membres de son
cabinet : « Pour combattre le communisme nous devons lui
opposer un idéologie. A l’Ouest, nous n’avons rien. C’est pourquoi nous
devons appuyer l’islam » .
De l’islam à l’islamisme, l’amalgame est trop vite fait chez certains. L’islamisme est contemporain.
Les « frères musulmans » ont toujours été les meilleurs alliés de
l’empire (l’occident capitaliste), dans la lutte contre le communisme et
tout ce qui lui était apparenté, que ce soit le nassérisme, le socialisme arabe (parti Baas), le panarabisme mouvement fortement séculier.
L’alliance de l’occident avec ces islamistes ne date pas d’hier, elle est
consubstantielle à l’ordre bourgeois et religieux et au sionisme qui
n’est qu’un avatar de la pensée coloniale du XIX° siècle.
Dans la version afghane (talibans) pour lutter contre l’influence soviétique. De l’aveu même de Zbigniew Brzezinski :
« Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … »
Oui. Selon la version
officielle de l’histoire, l’aide de la CIA aux moudjahidine a débuté
courant 1980, c’est-à-dire après que l’armée soviétique eut envahi
l’Afghanistan, le 24 décembre 1979.
Mais la réalité gardée secrète est tout autre : c’est en effet le 3
juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur
l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de
Kaboul. Et ce jour-là j’ai écrit une note au président dans laquelle je
lui expliquais qu’à mon avis cette aide allait entraîner une
intervention militaire des Soviétiques.
« Tea-party » à la Maison Blanche avec les islamistes talibans : la légende de cette photo qui avait été retirée de quelques sites est : Ronald
Reagan rencontre les moudjahidines (talibans) en 1985 :
« Ces hommes
sont l’équivalent des pères fondateurs des États-Unis. »
En 1982, le président Ronald Reagan a même dédié la navette Columbia
aux « combattants de la liberté », les islamistes appuyés par les
États-Unis en Afghanistan, à savoir Al-Qaïda et les talibans.
« Columbia représente les plus grandes aspirations de l’Homme dans
le domaine de la science et de la technologie au même titre que la
lutte du peuple afghan représente les plus grandes aspirations de
l’Homme à la liberté. »