« Le maréchal Pétain a été, pendant la Première Guerre mondiale, aussi, un grand soldat. C’est une réalité de notre pays. » (Emmanuel Macron, le 7 novembre 2018 à Charleville-Mézières).
Carte postale de 1942 NOTRE MÈRE L’EUROPE, avec timbre à l’effigie de Pétain
@xana La béatification de Dreyfus et autres brosses à reluire les pompes funèbres commencent seulement fin des années 80, même que Chirac aurait eu l’idée de le Panthéoniser, avant d’y renoncer... source : Hommages Wikipedia
Attal voudrait en rajouter une couche, de lui-même, à moins qu’il ne soit que l’estafette en service commandé de son mentor, le Maréchal Macron qui veut remilitariser la France pour aller en découdre avec les russes... Tout ça sent la manip... !
Il est de bon ton ou de bon aloi en politique depuis une poignée de décennies d’afficher un philosémitisme... dans le sillage d’un judéo-christianisme imaginaire, néologisme apparu dans les années 1980.
Se saisir du personnage Dreyfus, avec la connexion Théodore Herzl y ajoute implicitement en filigrane un philosionisme ce qui historiquement est anachronique puisque Dreyfus a été arrêté et incarcéré en octobre 1894, condamné le 22 décembre 1894 après un procès à huis clos, donc secret... et que le premier Congrès de Bâle sioniste se déroule en août 1897.
La civilisation judéo-chrétienne, Anatomie d’une imposture
Sophie Bessis
Depuis quarante ans, le concept de « civilisation judéochrétienne » domine les discours politiques et médiatiques en Occident, présenté comme le socle culturel de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Mais que cache cette expression devenue une référence hégémonique ? Récupéré par des acteurs variés – États, mouvements politiques ou nationalismes – ce concept est utilisé de toutes parts pour réécrire l’histoire,...
Attal s’identifie peut-être à Dreyfus, victime d’une cabale en quelque sorte... ne prétendait-il pas avoir été victime de harcèlements dans sa scolarité à l’École alsacienne... au prétexte de son homosexualité
sauf que Juan Branco, camarade du même âge et scolarisé dans cette même École parisienne très huppée a démenti :
« Arrêtez. Personne ne savait qu’il était homosexuel, pas même lui. On ne l’a appris que des années plus tard lorsqu’il s’est pacsé avec Stéphane Séjourné, le conseiller politique de Macron qui distribuait les circonscriptions ».
Il est vrai que en tant qu’éphémère ministre de l’éducation nationale, surfer sur le sujet du harcèlement à l’école médiatisait le personnage qui se présentait lui-même en victime, persécuté par des vilénies homophobes de camarades... imaginaires ?
des histoires de cul pas bénis, sodomites peut-être, qui aujourd’hui ne choqueraient pas le p’tit Attal, ni Macron ... sauf qu’une grande partie de la société de l’époque était très homophobe, aussi
taper sur le « p’tit juif » Dreyfus était un moindre mal que d’étaler
des choses peu avouables...
Une relecture du « dossier secret » : homosexualité et antisémitisme dans l’Affaire Dreyfus Pierre Gervais, Romain Huret et Pauline Peretz, Dans Revue d’histoire moderne & contemporaine 2008/1 (n° 55-1)
L’Affaire Dreyfus n’est pas née du seul « bordereau » qui fit couler
tant d’encre [2]. Elle est aussi la conséquence de la communication aux
juges du premier Conseil de Guerre de 1894, à l’insu de la défense, d’un « dossier secret » commandé par le général Mercier, ministre de la Guerre. Ce dossier joua un rôle décisif dans la condamnation du capitaine, et c’est aussi son existence qui permit la cassation en 1899
[3].À partir de 1898, les quelques pièces qu’il contenait furent noyées
dans une masse de documents supplémentaires, sans qu’il soit gardé
trace de ce qui avait été utilisé en 1894 [4]. Mais il est certain qu’une
partie des pièces d’origine étaient tirées d’une correspondance
homosexuelle à caractère érotique, adressée à l’attaché militaire
allemand à Paris, le lieutenant colonel Maximilien von Schwartzkoppen,
par l’attaché militaire italien, le major Alessandro Panizzardi, et
dérobées à l’Ambassade d’Allemagne par le service de contre-espionnage
français, baptisé Section de statistiques[5]. [...] Le
contenu du dossier secret aide donc à comprendre la construction de
l’accusation à l’origine de l’Affaire. Un contexte politique et culturel
particulier, caractérisé par une multiplicité de parallèles formels
entre homophobie et antisémitisme, contribua à amalgamer ces deux
idéologies d’exclusion dans le dossier. Certes, Dreyfus était juif et
non homosexuel, alors que ses complices supposés étaient homosexuels et
non juifs, et les attaques antisémites furent ouvertes et innombrables,
tandis que la dénonciation de l’homosexualité fut implicite et
rarissime. L’antisémitisme fut donc bien le ressort essentiel de
l’Affaire. Mais l’homophobie y joua également un rôle non négligeable,
particulièrement à son point de départ ; c’est ce qui ressort de la
reconstitution que nous en proposerons ici. [......] https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2008-1-page-125.htm