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Numero 19

Numero 19

Etudiant en informatique, passionné de dessin.
Issu d’une immigration peu mediatisee et de la generation ’club dorothee’, ayant vieilli dans un monde a la technologie galopante, c’est entre nostalgie et modernite que je vis.
Sans engagement particulier, cela ne signifie pas que je sois sans avis... :)

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  • Numero 19 Numero 19 15 avril 2010 18:08

    « qu’est ce que vous en savez ? »
    Bah je suis asiatique, tiens. Comme mes parents et pas mal de nos amis. Mes amis marocains se font controler comme pas possible quand ils sont en voiture, et pas moi. Pareil en sortie de magasin, personne ne me demande d’ouvrir mon sac, eux oui.
    Indice : un sketche d’humoriste fait rire parce qu’il reflète une réalité (toute relative) ou tout du moins nos sentiments et notre perception. Ecoutez rires et chansons pour vous rendre compte que le thème de l’ethnicité est présente dans le rire, et par conséquent l’esprit des gens.
    La question fait rire à l’étranger. Ma famille au pays s’est bien poilée devant moi quand on parlait de l’équipe de france, et ils ne parlaient pas des performances de l’équipe. Pareil avec mes interlocuteurs sur un forum à très large audience (donc de toutes origines) quand je leur ai sorti le clip de la chanson d’aznavour pour haïti alors qu’on discutait de la catastrophe...
    Pour moi, la question n’est pas le racisme ou l’origine. Il y a un problème de sincérité avec beaucoup trop de personnes qui cherchent à se donner une image de gentillhomme ouvert et moderne. Toutes ces belles phrases et bons sentiments ne seraient-ils là que pour exprimer un égoïsme rampant ?
    Les gouvernements l’ont bien compris : si on nie le problème, on n’a pas de solution à proposer puisqu’il n’y a pas de problème...
    Et vous serez d’accord avec moi si je vous dis qu’il est plus sain d’avoir le courage d’appeler un chat un chat...

    « Ou alors, c’est une infime minorité. »

    Bon, j’admets que je vais souvent sur des forums ayant une audience « jeune » (kikoo lol, kévins et autres incapables d’écrire en français), mais que ce soit ici ou sur un forum de jeux vidéos, la vindicte des forums est très sensible et réagit franchement, parfois même si l’info est complètement barrée. Exemples notable : les sujets concernant notre président ou les politiciens, ou alors la déclaration de Chavez quand il dénonçait l’influence du jeu vidéo en citant la playstation qui avait déclenché l’ire de tous les lecteurs (avec des titres comme « Chavez attaque la playstation ») sauf 2-3 réponses qui avaient remis en question le titre de l’article.
    N’oubliez pas que cette génération jeune est une génération internet qui a une approche différente de l’information en général. L’information n’est plus traitée, elle est syndiquée. La longueur des commentaires est bien plus limitée que ce que l’ont peut lire sur agoravox. Le vocabulaire et l’orthographe également, dont j’estime que la niveau ou la qualité sont fortement liés au niveau culturel et à la quantité de lectures qu’a eue la personne. La politesse et la patience disparaissent également.
    Et cette génération deviendra adulte d’ici 10 ans.

    « Le lecteur lambda gobe ce qui va dans le sens de ce qu’il a envie de croire. Lorsqu’il est pris à rebrousse-poil, il va jusqu’au déni de réalité. »

    Le journalisme « moderne » n’a-t-il pas pour objectif de plaire plus que d’informer ? Voit-on souvent du journalisme « à rebrousse-poil » qui remet en question le lecteur ? J’avais lu un texte concernant l’hypnose et la manipulation mentale, et il était écrit que l’on pouvait donner « facilement » n’importe quel ordre à une personne en état d’hypnose pourvu que cet ordre ne porte pas atteinte aux réflexes de préservation de cette personne ou ses convictions fondamentales. Peut-on faire un lien entre cette limitation de l’hypnose avec le fait que l’état du cerveau d’un téléspectateur est plus inerte que celui d’une personne regardant un plafond ?
    Bien sûr que si c’est trop gros, ça ne passe pas. C’est évident.
    Mais c’est bien ce qui peut passer qui est inquiétant.



  • Numero 19 Numero 19 15 avril 2010 14:04

    « Elle demeure parce qu’elle se dissimule derrière la prétendue analyse de la réalité des faits qui, le plus souvent, n’est que l’expression d’un préjugé idéologique xénophobe. »

    Si cela est xénophobe, pourquoi cela ne touche-t-il pas les asiatiques pourtant en nombre non négligeable en france ? Par définition, la xénophobie est la haine de la différence et ne s’arrête qu’aux apparences.
    Interrogez donc les maghrébins fraîchement arrivés en france (donc de première génération), ils vous diront des choses que vous qualifieriez de « xénophobes » si elles sortaient de la bouche d’un blanc. Ceux que je connais, avec qui j’ai fait mes études et qui sont restés des amis me disent clairement que les arabes de france sont « bizarres », qu’ils « manquent de respect » et qu’ils ne sont pas franchement appréciés dans leur pays d’origine.
    Par contre, sachez que de l’étranger on se moque de votre « manque de couilles » quand il s’agit de mettre cartes sur table pour parler de problèmes liés à l’ethnicité. Ils savent pertinemment qu’en france il y a un problème de violence/délinquance lié à l’immigration en provenance d’afrique. Une fois, devant un arrêt de bus aux vitres brisées, commentaire d’une étudiante asiatique : « c’est les arabes qui ont fait ça ? ».
    Bien entendu l’ethnicité n’explique pas tout, mais nier le lien et s’en prendre à ceux qui en parlent c’est prendre les gens pour des ânes, et c’est très irritant.

    Par contre, je suis d’accord avec vous quant aux analyses parfois foireuses. Il en devient même dangereux de voir que des analyses incomplètes et fausses soient reprises sur des tas de sites d’actualité (vive la réplication RSS du contenu).
    De là, les fausses actualités se répandent comme une traînée de poudre, avec des « journalistes » qui ne font plus attention, et pire encore : des lecteurs qui gobent tout.

    Alors qui blâmer ? L’expert qui est invité parce qu’en général il dit des choses qui plaisent à l’audience ? Le journaliste qui fait ses articles sur google ? Ou le lecteur qui est devenu passif face à l’information ?
    Sans défendre M. Raufer (que j’ai surtout vu dans c dans l’air), je dirais que l’expert ne fait que répondre à des questions, que c’est au journaliste de bien poser ses questions, et au citoyen de cogiter un peu ce qu’on lui donne.

    Que le journaliste sape son travail parce qu’il a des contraintes d’audience, de temps et autres, je peux comprendre. Mais que le citoyen perde son esprit critique, j’ai ma petite idée, mais je souhaite entendre les versions des autres personnes.



  • Numero 19 Numero 19 7 avril 2010 18:16

    Je traînais sur agoravox à une époque où demian west sévissait, et où des noms tels que morice ou le vôtre n’étaient pas visibles. Les râleurs intempestifs, blagueurs à deux francs (c la faut’ à sarko huhuhu), et autres bien pensants m’ont lassé, et je ne reviens que de temps à autres par ici.
    A mon avis, un article se doit d’aller vers le lecteur, et non l’inverse. Mais je suis mal placé pour critiquer un article alors que je n’en ai jamais écrit.

    L’époque de la liberté de pensée, de l’ouverture d’esprit est menacée par ce que vous considérez comme salvateur. Ne vous méprenez pas. Internet cloisonne les pensées, avec ses communautés à thème. Nous ne sommes plus obligés de cohabiter avec des gens que l’on n’aime pas, nous pouvons nous réfugier dans des familles de pensées où tous les membres pensent et sont comme nous. Internet est un exutoire, une tribune où l’on aura toujours quelques personnes intéressées pour nous répondre. Internet est un lieu d’où on ressort satisfait d’avoir été écouté, satisfait d’avoir pu parler librement. Internet c’est comme l’espace : tu peux gueuler mais personne ne t’entend.
    C’est une chimère.
    La liberté de parler, mais aussi la liberté de ne pas écouter ni même entendre.
    La liberté de protester mais également un encouragement à gueuler derrière son écran.
    La liberté de trouver des gens du même avis, mais qui empêche la tolérance et le contact avec des avis divergents.

    Pour ce que j’en vois, la vie réelle devient uniformisée, formatée, fade. Face à cela, un doppelganger virtuel qui « réalise » tous ses fantasmes, et qui sert de soupape de sécurité à l’esprit.
    Un indice : les agressions sexuelles ont tendance à diminuer là où l’internet se répand. De même, je dirais que les frustrations liées à la politique ou les faits d’actualité diminuent grâce à internet.
    Je peux donc vomir ma haine contre les racailles du quartier sur un forum et m’endormir satisfait. Alors que il y a 20 ans, on se serait concertés dans le quartier pour leur faire passer l’envie de recommencer.



  • Numero 19 Numero 19 7 avril 2010 13:39

    J’en vois qui ont fait l’école du rire et qui excellent dans les remarques pas drôles.

    Tout d’abord, j’ai eu du mal à lire cet article. Fatigue ou liste d’idées mal articulées ? Tel un JT les notions fusent indépendamment les unes des autres, perdant le lecteur par la même occasion.
    Un fil directeur serait bienvenu. Et quelques fautes sont présentes mais elles ne sont pas légion.

    Certes le fait de se révéler et s’accepter tel que l’on est vraiment serait bon dans l’idéal. Mais cela a un prix : une certaine solitude. Même si l’idéal philosophique est souhaitable, cela n’est pas forcément agréable.
    Et que penser d’une telle attitude à une époque où l’on cherche à uniformiser les pensées, où les pensées individuelles sont tues par un politiquement correct ambiant extrêmement lourd ?
    Nous savons pertinemment ce que à quoi nous devrions ressembler, mais personne ne nous apprend comment nous sommes.
    N’est-il justement pas plus souhaitable que de se conformer à la masse, se décharger de toute réflexion sur sa personne (et toute réflexion en général), et ne rechercher que le repos de l’esprit ?



  • Numero 19 Numero 19 28 février 2010 23:20

    J’avais vu un documentaire parmi les google videos, en anglais.

    Parmi lespremiers mots de ce documentaire, on a : « pourquoi la génération précédente pouvait-elle se débrouiller seule à 18 ans, et devenir indépendante, acquérir des biens ? peut-on faire cela aujourd’hui ? » La réponse était que cette « génération précédente » avait pu augmenter son niveau de vie par l’emprunt, et de ce fait, a provoqué une certaine inflation.

    Le revenu d’un job au macdo n’a pas évolué, le prix des choses, oui.

    La vie de jeune est donc devenue plus difficile à cause de ce qui a permis aux parents d’acheter cette fameuse maison.

    Je cherche de documentaire, mais j’ai du mal à le retrouver. Si quelqu’un a une idée...

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