J’aimerais croire que Trump a encore une liberté d’action, mais vu comment l’étau se ressert autour de lui, avec la perquisition chez son avocat encore en début de semaine, il est à craindre que les carottes ne soient cuites. Et puis il y a le rappel des faits, et la coïncidence pour le moins suspecte entre ses déclarations sur le terrain de la politique étrangère (qui vont plutôt dans le bon sens) et la survenue d’évènements quasi simultanée qui les contrecarrent. J’ai passé l’âge de croire à une contingence de cet ordre.
Cela fait deux fois à un an d’intervalle que Trump annonce le retrait de Syrie : une semaine après et dans les deux cas, s’en est suivie une « attaque chimique » instantanément attribuée au régime, puis des frappes américaine sous pression des faucons de toutes sortes. Nous avons d’ailleurs exactement les mêmes aux Etats-Unis qu’en France, au patronyme près.
De deux choses l’une : soit Trump bluffe et ment, et ne compte nullement se retirer de Syrie, soit comme je l’ai dit il est tenu par les couilles par les forces neoconservatrices mondiales, qui fomentent en temps et en heures des provocations grossières toujours très bien ajustées, dans le but de lui tordre le bras et le contraindre à reviser ses positions. C’est dans doute les deux d’ailleurs : il est contraint de renier ses convictions et donc de mentir PARCE QUE tenu par les couilles !
Mattis est paradoxalement celui qui a le plus freiné pour éviter une conflagration régionale voire même mondiale lors de la dernière séquence ubuesque, sans doute que sa rigueur toute militaire a pris le pas sur ses convitions idéologiques et celles surtout de l’entourage de Trump, qui se révèle dément.
Pour Trump c’est foutu : les néoconservateurs, par l’entremise du procureur spécial nommé à cet effet, le tiennent définitivement par les couilles : soit il s’aligne et en vérite se soumet - ce qu’il a désormais fait - aux diktats de cette petite clique belliqueuse à très fortes connotations communautaires qui travaille dans l’interêt exclusif d’un petit état non moins belliqueux du MO (et fondamentalement au détriment de celui du peuple américain), soit c’est le processus de destitution immédiat, les poursuites penales, et l’emprisonnement. C’est ni plus ni moins comme cela que le deal a dû lui être proposé, et finalement imposé.
Il manque d’évidence un drapeau dans votre illustration en en-tête, pour témoigner de la domination d’une petite caste communautaire « avant garde de la république » et d’une soumission réciproque de nos dirigeants à ses intérêts géopolitiques, qui n’ont pas grand chose à voir avec ceux de l’hexagone. Et pourquoi l’évidence ne s’impose jamais d’elle-même... ?
Il n’y a pas plus contrôlé et confiné que les déchets nucléaires issus du combustible « usagé » (il ne l’est qu’en partie) des centrales éponymes, a contrario des rejets massifs atmosphériques des centrales au charbon de nos chers voisins allemands et d’autres, qui soit dit en passant émettent bien plus de radionucleides chaque année dans le monde - et sans aucun confinement donc, en plus de rejetter massivement du CO2 - que l’industrie nucléaire !
Bizarre tout de même de ne JAMAIS entendre les faux écolos à ce sujet...