Rassurez-vous : M. Naudin et son groupuscule autoproclamé ne sont pas plus gaullistes que Sarkozy, Hollande ou Macron, ce sont juste des parvenus qui cherchent un petit strapontin, un petit fromage, au prochain bureau politique des « républicains », parti qui n’est d’ailleurs pas plus républicain qu’il nest gaulliste, depuis au moins la trahison de l’appel de Cochin, que M. Naudin et ses semblables tartuffes n’ont sans doute jamais entendu parlé, pas plus qu’ils n’ont jamais du lire de Gaulle, et encore moins compris.
On peut être souverainiste sans être nécessairement gaulliste, mais on ne peut pas être gaulliste et se rvendiquer comme tel sans être un chaud partisan de la souveraineté, qui ne peut être dans un cadre démocratique (faut-il le préciser) QUE nationale.
Souverainiste Sarkozy, quand il renia le résultat référendaire sur un sujet central qu’était notre adhésion au machin européiste, et qui fut une véritable forfaiture qui en d’autres temps aurait mérité douze balles dans la peau dans les douves du Fort de Vincennes... ?
Souverainiste Sarkozy, quand il décida contre le cours de l’histoire de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN ?
Souverainiste Sarkozy, qui a vendu à vil prix 500 tonnes d’or durement constitués justement sous de Gaulle, des réserves de la Banque de France, alors qu’il était ministre des finances ?
Souverainiste Sarkozy, alors que Wikileaks nous dévoile que ce « petit télégraphiste de l’Empire » (pour paraphraser Chevenement) réserva la primeur de ses inttentions présidentielles de 2007 à l’ambassade des Etats-Unis à Paris ?
Sachant tout cela, cela n’a pas empêché, bien au contraire, nos illustres tartuffes à la gamelle de « l’UJP » et bien évidemment FAUX GAULLISTES, d’appeler à voter, que dis-je, à revoter pour Sarkozy, dès le premier tour, lors de la campagne présidentielle de 2012, et lui descerner de surcoit le prix de l’appel du 18. Juin rien que ça !! Une si grande et si profonde imposture et travestissement c’est simple : c’est 1984 d’Orwell !!
Critique de V. Poutine concernant l’ « exceptionnalisme » américain, faux nez (il l’a bien compris) de sa volonté de puissance et de la logique impérialiste que ce prétendu concept induit :
Votre article est salvateur en cela qu’il replace les agissements de deux puissances mondiales que sont les Etats-Unis et la Russie dans leur vision du monde respective, c’est à dire de celles de leurs peuples et dirigeants, de leurs culture et idéologie profondes. C’est en effet une clé de compréhension précieuse et incontournable.
Deux remarques :
1/ Au nom même du principe d’exceptionnalité - un dévoiement de la notion elle-même contestable de « destiné manifeste » - invoqué par les élites américaines tant pour des considérations religieuses que par legs du statut de superpuissance après les deux guerres mondiales, pour justifier de leur interventionnisme et plus généralement de leur politique étrangère, il convient de découpler radicalement les intérêts géopolitiques des Etats-Unis de ceux bien compris des Européens au sens large, qui ne se situent pas sur le même registre millénariste irrationnel. Aussi pour des raisons géopolitiques formelles : les nations n’ayant que des intérêts, il serait intellectuellement inepte et révoltant de chercher à les confondre en tout temps et lieu.
En cela le concept contemporain d’Occident (je ne parle évidemment pas de sa définition antique) est un attrape nigaud, et un leimotiv pour intégrer de jure (l’OTAN) les nations européennes dans un grand ensemble qui les englobe aux fins d’assurer non leur protection (c’est même le contraire avec la doctrine de la riposte graduée, qui peut voir l’Europe devenir le théâtre du champ de bataille principal) mais leur vassalisation au profit de l’hyperpuissance américaine, et sa logique de domination hégémonique.
2/ Il ne faudrait pas sous-estimer l’apport décisif, déterminant, du lobby pro-israélien (dit néoconservateur) aux Etats-Unis depuis au moins la guerre de 1967, sur la politique étrangère conduite par son appareil d’Etat et gouvernement. Exemple tout à fait d’actualité avec l’affaire iranienne, car il semble bien évident que si Trump cherche tant à dénoncer le traité avec l’Iran, c’est sur pression et injonctions dudit lobby dont il a obtenu le soutien au cours de la dernière campagne présidentielle en contrepartie précisément d’une telle dénonciation, et ce dans l’intérêt stratégique non pas des EU, mais essentiellement de celui d’Israël. Or vous faites visiblement l’impasse sur cette donnée pourtant fondamentale, en mesure d’expliquer bon nombre des décisions des Etats-Unis ces dernières décennies, et qui pour certaines semblaient même contraires de prime abord à ses intérêts premiers.
Les armes nucléaires pakistanaises sont sous contrôle indirect des américains, en plus de bénéficier de systèmes de protection d’origine US qui les rendent inopérantes sans autorisation expresse de la chaine de commandement (fonctionnement identique aux armes nucléaires américaines, comme celles stationnées en Europe). Même si elles tombaient entre les mains de dingos islamistes, ce qui est très improbable, elles ne pourraient servir éventuellement que comme bombe « sale », c’est à dire sans possibilité de détoner mais en se servant du combustible radioactif comme d’un agent toxique.