La radioactivité émise par les centrales au charbon/lignite, qui représentent toujours 40% de la production électrique outre-Rhin comme de la production mondiale, est selon l’UNSCEAR 5 à 10X plus (selon que la centrale est récente ou non) émetteur que les centrales nucléaires (rapport 2016, tableau p.222) :
Cela vous en bouche un coin ? Accessoirement un Français, grâce essentiellement à notre parc électro-nucléaire (qui n’émet pas de carbone), rejette chaque année 80% de moins de CO2 qu’un Allemand. Je vous laisse en prendre la teneur en temps réel :
D’autre part les particules émises par les centrales au charbon sont responsables de la mort prématurée de 23.000 personnes par an en Europe. C’est pas rien 23.000 morts, non ?
Vous n’avez pas compris le raisonnement : je ne contestais pas le chiffre de 100 milliards (je le donne moi-même), je dénonçais les imposteurs qui affirmaient que ce chiffre était incroyablement élevé voire insoutenable alors même qu’ils ne parlaient jamais de la contrepartie financière que la prolongation implique de fait. Vous comprenez à présent ?
Comment j’obtiens ladite contrepartie ? Très simple : production nucléaire moyenne de ces dix dernières années (410TWh) X vingt années de prolongation X prix du KWh sortie de centrale, on arrive à 344 milliards d’€.
344-100=244 milliards de gains. Quant à votre estimation elle est tirée du chapeau et contredite par le dernier rapport de la Cour des compte.
Et puis, oser encore qualifier telle ou telle énergie de « propre » ou « verte » démontre le degré d’aliénation ou d’ignorance de celui qui profère une telle énormité :
De surcroit l’ADEME (qui n’est pas pro-nucléaire c’est le moins que l’on puisse dire), qui est en France l’organisme para-public en charge d’évaluer les émissions de CO2 par énergie, donne le nucléaire à 6gr EquCO2/KWh, l’éolien à 7, et le photovoltaïque à 55 ! Le nucléaire est, avec l’hydraulique, l’énergie la moins émettrice de CO2.
Il se trouve être aussi l’énergie la moins « mortelle » par KWh produit !
La géothermie profonde haute température, la seule valide pour produire de l’électricité, utilise la fracturation hydraulique tant décriée lorsqu’il s’agit d’exploiter les gaz de schistes, avec des adjuvants pas tout à fait les mêmes mais presque aussi toxiques. Je vous rappelle que les expériences menées en France ou en Suisse notamment ont conduit systématiquement à générer des séismes non négligeables, et parfaitement ressentis. Aussi, le BRGM qui est l’organisme chargé en France d’évaluer entre autre les gisements potentiels terrestres, évalue le potentiel géothermique à 5GW de production électrique pas plus sur l’ensemble du territoire métropolitan. Même en admettant un facteur de charge de 100% (illusoire), nous ne dépassons pas 8% de la consommation annuelle française. C’est dérisoire.
Quand à l’éolien faites-moi rire : la plupart des rotors d’éoliennes géantes nécessite des quantités industrielles de terres rares (700kg environ pour un rotor) comme le néodyme, qui par définition sont rares et non renouvelables, en plus d’être non recyclables et très faiblement substituables (voir LREE dans le lien), mais aussi d’autres minerais comme le cuivre, le bore et le nickel (pour le cuivre nous en avons encore pour 40 ans d’extraction pas plus, sans découverte de nouveaux gisements).
Des terres rares dont les réserves prouvées sont détenues à 50% par la Chine, qui fournit 90% de la production planétaire. Question indépendance énergétique (qui est un autre sujet il est vrai), on repassera.