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Onecinikiou

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  • Premier article le 06/03/2017
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  • Onecinikiou 8 janvier 2018 04:18

    @pemile


    Avez-vous remarqué que de tous les scénarios étudiés, celui qui a pour effet de réduire le plus nos émissions dans les décennies qui viennent est celui dont le calendrier de sortie du nucléaire est le plus lent ??! Selon vous pourquoi ?

    Il y aurait d’ailleurs un autre scénario à soumettre à l’exploitant du réseau qu’il n’a pas pris en compte parmi ceux qu’il a proposés aux politiques, puisque ces derniers sont pris en otage et terrorisés par la tyrannie de la bien-pensance, qui, dans le domaine de l’énergie comme dans bien d’autres, remplit son détestable office. Ce scénario qui n’est pas envisagé par RTE, puisque interdit par la loi actuelle qui limite le nucléaire à 63GW de puissance, consisterait à imaginer (et qui est beaucoup moins hypothétique et finalement délirant qu’une pénétration à 50% d’énergies intermittentes dans notre mix), d’une augmentation de nos capacités installés nucléaires qui viendrait en substitution du fioul/gaz/charbon (4 EPR, y compris Flamanville, suffisent à compenser cette production), complétée par de l’hydraulique seul. 

    Cela passerait par une prolongation de toutes les centrales nucléaires actuelles jusqu’à 60 ans (si avis conforme de l’ASN), puis leur remplacement progressif par 40 EPR, fournissant avec 90% de facteur de charge (parfaitement atteignable puisque c’est la valeur courante aux USA) 505 TWh annuel. Complété par de l’hydraulique seul pour assurer la pointe, produisant 65 TWh, nous couvons amplement nos besoins futurs sans rupture de charge, nous permettant de conserver un solde exporteur significatif (alors qu’il ne va cessé de diminuer dans les années qui viennent, sous l’impulsion de décideurs incompétents).

    Cela permettrait de fermer rapidement toutes nos centrales fortement émettrices de GES de type fioul/gaz/charbon, et de baisser de manière drastique nos émissions de CO2 dans le secteur électrique (qui sont déjà bien basses). Cela passerait également par un arrêt immédiat des subventions aux énergies intermittentes, qui font un double emploi inutile. Une fiscalité désincitative les frapperait même spécifiquement.

    Je mets au défi quiconque de démontrer que ce scénario, dans le domaine de la production électrique, ne serait pas - et de très loin - le plus efficient du point de vue de la (prétendue) priorité consistant à baisser nos émissions de GES, et aussi le plus profitable économiquement à nos finances publiques, à notre solde commercial, à notre outil industriel, et in fine à nos emplois.


  • Onecinikiou 8 janvier 2018 04:09

    @Alcyon


    Personne n’a dit que le nucléaire était la panacée, encore moins une solution généralisable. Mais les nations doivent se battre avec les atouts dont ils disposent, dans un contexte de guerre économique exacerbé. 

    Pour ma part je suis pour développer l’énergie solaire dans des pays qui 1/ disposent d’un ensoleillement conséquent 2/ sont insuffisamment développés ou trop instables politiquement pour bénéficier de technologie plus avancée tel que le nucléaire. Aussi, la géothermie est bénéfique pour des pays dont le gisement est significatif tel l’Indonésie ou le Vénézuela. Idem pour l’hydraulique (Suède, Suisse, Chine, Brésil...). 

    Ce positionnement raisonnable n’a jamais rien eu de dogmatique ni d’irrationnel. 

    Bien au contraire, si je suis pour des mix énergétiques différents et adaptés en fonction des atouts et des géographies des uns et des autres, c’est aussi pour cette raison que je suis pour maintenir le nucléaire en France, et même le renforcer. 

    Considérant (avec quelques arguments signalés et qui ont fait leur preuve) que ses avantages surpassent - aujourd’hui, en France - largement ses inconvénients potentiels, qu’il ne s’agit évidemment pas de nier, mais comme pour TOUTES autres énergies sans exception. Car il est trop facile du pointer du doigt le risque du nucléaire, son coût éventuel, sans jamais parlé du coût et des risques des énergies que l’on propose en substitution et que l’on a jamais daigné étudié de près et chiffrer les investissements. Jancovici l’a fait lui, d’un point de vue strictement financier, je vous renvoie donc à son étude ô combien éclairante.

    Ainsi il n’y a pas de solution universelle. Chacun devra jouer sa partition au mieux en fonction des ses atouts et intérêts.

    Mais remarquons que les dogmatiques sont généralement les fanatiques anti-nuk, qui refusent le nucléaire par principe, dans le temps et dans l’espace, et font des « « « ENR » » » l’horizon indépassable de toute solution énergétique, sans jamais commencer le moindre calcul d’ordre de grandeur pour sa mise en oeuvre. Et on comprend pourquoi : dès qu’on prend son stylo et sa calculette, et qu’on commence à user d’une simple règle de trois (le travail que propose précisément Jancovici, qui n’a rien lui non plus d’un religieux) on s’aperçoit de la vacuité de ces solutions - pour la France encore une fois. 


  • Onecinikiou 8 janvier 2018 03:54

    @JL


    Je tousse comme les 23.00 morts prématurés en Europe (400 à 700 mille dans le monde) du fait des particules fines émises par les centrales à charbon en Europe, principalement allemandes, et que les dirigeants allemands ne peuvent fermer car ils sont prisonniers des moyens massivement pilotables (en l’occurence fossiles, mais à part le nucléaire il y en a pas d’autres) pour compenser l’intermittence de leur production solaire et éolienne. Mais je sais que je vous parle chinois, et que les faits et la raison n’ont pas de prise sur quelqu’un qui a forgé sa conviction sur des peurs irrationnelles. Je vous renvoie au taux de mortalité par énergie, si vous avez fait commode abstraction.


  • Onecinikiou 8 janvier 2018 03:42

    @pemile


    « Foutaise, le France est le bon élève niveau CO2 ! »

    Grâce à quoi je vous prie ? Essentiellement à notre parc électro-nucléaire et au fait que 80% de notre électricité est produit à partir de celui-ci. Voyez vos contradictions puisque vos positionnements dogmatiques incitent à fermer des centrales et diminuer la part nucléaire de notre mix. Ce ne sera pas sans conséquences il faut que vous le sachiez, tant en terme économique qu’écologique, exemple allemand faisant foi, ces derniers ayant dépensé 300 milliards d’€ ces deux dernières décennies pour installer massivement de l’intermittent, pour réussir le prodige d’amener le KWh payé par le consommateur final au double du nôtre, tout en continuant à émettre par tête 80% de CO2 de plus que les Français ! C’est une gabegie sans nom.


    « Les énergies renouvelables permettent, dès 2020, soit la fermeture de toutes les centrales à charbon, soit quelques réacteurs. »


    Si l’on devait respecter le calendrier fixé par la loi, soit 50% de nucléaire d’ici 2025 et que vous appelez de vos voeux, calendrier repoussé je vous le rappelle par M. Hulot puisque lui contraint par le mur des réalités (a contrario des illuminés dans votre genre), voici ce que dit exactement le rapport de RTE (p.15) :


    "-Un bouleversement du parc de production d’électricité serait nécessaire pour atteindre l’objectif des 50 % de nucléaire dans la production en France en cinq ans (2020-2025 ndlr). La fermeture de centrales au charbon devrait être repoussée au-delà de 2025. Un nombre significatif de nouvelles centrales au gaz devraient être construites (en plus des installations actuelles) – correspondant à 11 GW de puissance installée supplémentaire soit l’équivalent de la capacité des centrales à gaz actuellement en fonctionnement."


    Donc je réitère sans difficulté : baisser significativement la part du nucléaire dans notre mix, corrélativement à une augmentation significative des énergies intermittentes (essentiellement éolien et PV), conduit 1/ à ne pas pouvoir fermer nos centrales à charbon et 2/ à construire le double des capacités installées actuelles en centrales gaz.

    Evidemment dans ces conditions nos émissions par tête ne baisseront pas et même augmenteront nécessairement à consommation constante, puisque cette politique ubuesque conduira à substituer une énergie (le nucléaire) qui émet 6g EquCO2/KWh, par des énergies (éolien/solaire/gaz) qui émettent respectivement 7g, 55g et 406g EquCO2/KWh !

    Donc le développement des énergies intermittentes dans ce pays, développement qui se fait ou se fera au détriment exclusif du nucléaire - exactement comme en Allemagne depuis 2011, et je mets quiconque au défi de démontrer le contraire - a pour conséquence indubitable au mieux de ne pas pouvoir agir sur nos émissions de CO2 (soit une transition à somme nulle en terme écologique, mais ruineuse en terme financier), au pire occasionnera en France une hausse prévisible de nos émissions par tête, étant acquis que notre mix était déjà largement décarbonné, a contrario des ultra-pollueurs allemands.

    Et cela qui plus est à un coût faramineux, évalué par J.M. Jancovici ici : 

    https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/



  • Onecinikiou 7 janvier 2018 16:24

    @pemile


    Je vous signal que le but prioritaire et urgent n’est pas même de maintenir nos émissions inchangées, mais de les baisser !

    Dans cette optique les énergies intermittentes empêchent la fermeture immédiate des centrales à charbon, et ça c’est indubitable.
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