Attention bien comprendre mon propos : je ne dis pas que les russes mentent, ils ont bien suivi des vecteurs supersoniques. Mais cela invalide alors la thèse, reprise à son compte par Asselineau, selon laquelle ces missiles auraient été tirés depuis la péninsule ibérique. C’est juste impossible puisque ni les américains (ni les israéliens) ne disposent de telles capacités.
D’ailleurs Asselineau n’explique pas, ni les liens qu’il fournit, comment et d’où auraient tiré les missiles d’interception russes en riposte ? Depuis le territoire russe, situé à plus d’un millier de kilomètre de la Syrie ? C’est là encore juste impossible. Les S300/400 ne dépassent pas les 400 kilomètres de portée dans leur version à long rayon d’action.
Deux choses à faire absolument pour comprendre les sous-jacents de la politique internationale et les rapports de forces entre puissance :
1/ Lire cet entretien d’avec Alexandre Dougine, éminence grise de Validimir Vladimirovitch (Poutine), dont la profondeur d’analyse géopolitique et historique est exceptionnelle, à mille lieux du baratin que l’on a l’occasion d’écouter à longueur de contribution sur nos grands médias corrompus :
2/ Ecouter l’intervention d’Aymeric Chauprade à Radio-Courtoisie, qui s’alarme des conséquences de l’intervention actuelle des forces impérialistes en Syrie, et que l’on entendra pas non plus si l’on écoute France Inter !
Il est pourtant clair que cette histoire de missile tiré depuis l’Espagne est une fable : les russes affirment avoir suivi par radar deux vecteurs supersoniques, or les Etats-Unis ne disposent d’aucun missile supersonique dans leur arsenal, ni sol-sol ni air-sol, dont la portée seraient de plusieurs milliers de kilomètres (hormis les ICBM/SLBM dont il n’est pas question ici). Cqfd.
Si enfumage, bien entendu, et dans tous les cas. Et il est très facile de le mettre en évidence.
Votre tentative de démonstration - et de disqualification sentencieuse - trouve rapidement ses limites si l’on rappelle un fait évident et vérifiable : le Front national, par la voix de ses dirigeants, s’est opposé avec résolution et constance à la construction européenne et sa dérive fédéraliste depuis le Traité de Rome en 1957 (Jean-Marie Le Pen alors député vote contre), puis publiquement à TOUS les traités supra-nationaux sans exceptions dès lors : aux accords de Schengen en 85, à l’Acte unique européen en 1986, au Traité de Maastricht en 1992 (ces deux derniers traités furent ratifiés par Mélenchon le révolutionnaire de salons dorés parisiens), à ceux de NIce et d’Amsterdam ainsi qu’à la mise en place de l’euro à la fin des année 90, au TCE en 2005, au MES en 2012 etc...
Les FAITS parlent pour eux, et si l’on doit faire confiance et donner caution à un parti pour refuser les diktats de la technostructure bruxelloise, c’est bien au Front national qu’on le doit, et à nul autre imposteur qui tenterait de se découvrir une âme de résistant de la 25ème heures la catastrophe arrivant, et ce alors que d’autres beaucoup plus lucides, honnête et courageux, l’ont fait bien avant tous ceux-là et très souvent, sinon systématiquement, contre vents et marées du Système politico-médiatique à la botte de l’oligarchie !
Si le Front national est moins explicite dans ses programmes aujourd’hui, il faut en trouver la raison dans une dimension de communication politique à l’attention des masses effarouchées par ledit Système.
D’autre part, signalons le fait que si le Front national faisait étalage de sa radicalité comme vous feignez de vous en scandaliser, outre qu’il n’en tirerait sans doute aucun intérêt électoral dans l’immédiat (alors qu’il est urgentissime de prendre le pouvoir démocratiquement le plus rapidement possible afin de renverser une situation mortifère pour le pays), vous seriez, vous les tartuffes patentés, les premiers à les qualifier d’extrémisme et criez avec les loups. Trêve d’imposture !
La réalité est que quoi que fassent ou disent les dirigeants du Front national, quand bien même auraient-ils démontré la plus grande cohérence, historiquement et de toute la classe politique française, dans leur posture d’opposition à cette Union européenne que vous prétendez dénoncer, ils ne trouveront de toute façon grâce à vos yeux puisque votre avis est fait les concernant, et pas n’importe comment, dans la mesure où vous avez fait vôtre les mensonges, campagnes de propagande, d’intoxication, de manipulation du Système qu’il n’a cessé d’exercer spécialement à son encontre (certainement parce qu’il représentait, et représente toujours, la menace la plus directe contre ses intérêts, sinon cela ne serait pas intelligible), et dont vous êtes la victime docile et consentante et ô combien manipulé.
En définitive le Front national n’a strictement aucune leçon de moral à recevoir de vous, qui faites montre de la plus parfaite imposture.
« Le FN rend le conflit social, volontairement, horizontal, invitant les uns à s’en prendre souvent à aussi démunis et nécessiteux qu’eux, sinon plus, et, par-là meme, déleste les élites du risque d’une verticalité du combat politique et social qui les toucherait et freinerait, irrémédiablement, cette impunité dont ils jouissent et abusent un peu plus chaque jour. »
Ce propos est inepte et dans la droite ligne en réalité du gauchisme politiquement correct.
Si ce propos avait la moindre pertinence, on ne comprendrait pas POURQUOI la présidente du MEDEF d’alors, en pleine campagne électorale, pris fait et cause CONTRE Marine Le Pen et contre elle seule, par un brulot violemment à charge, et nullement contre le prétendue bolchevik Mélenchon, qui manifestement ne lui causait pas le moindre tord.
Peut-être que la lutte contre l’immigration de masse, pour la sortie de l’euro, pour le recours au protectionnisme, pour l’abandon de l’utopie euro-fédéraliste, pour la réappropriation des frontières et de la souveraineté nationales, la sortie de Schengen, et l’opposition à la destruction des valeurs traditionnelles (mariage gay entre autre), soit le programme du Front national, cadre en effet très mal avec les intérêts de court terme de la puissance actionnariale toute puissante, et de la ploutocratie bancaire.
Et qu’inversement, l’immigrationnisme forcené, la défense acharnée de l’euro et de l’Union fédéraliste, le refus de tout protectionnisme aux frontières, la soumission au politiquement correct et à l’idéologie dominante (« antiracisme », théorie du genre), la caution apportée à tout ce qui participe à la déconstruction d’une réalité anthropologique, l’internationalisme de carnaval et concomitamment le dépassement des frontières, soit le programme du Front de gauche, est du pain bénit pour le Capital apatride et l’allié objectif de la super classe mondiale et mondialiste.
Il faut savoir raisonner par les structures mon cher, et cesser de se bercer de bons sentiments qui, au final, ne font que vous (nous) desservir. Pour preuve le bilan pitoyable à mettre au passif de la pseudo-gauche radicale ces trente dernières années, et dont Mélenchon est, devant l’histoire, le parfait transfuge social-démocrate.