Absolument Berry, vous avez tout compris. D’ailleurs il suffit de voir l’alignement total de Médiapart sur la géopolitique des intérêts néoconservateurs pro-sionistes en Syrie pour se faire à l’idée de ce que recouvre Médiapart en dernière instance.
Sur les grands enjeux - et non sur les épiphénomènes sans grande importance type Tapie/Woerth/Cahuzac - Médiapart et consors sont intégralement atlanto-compatibles.
« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. (…) Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère », François Mitterrand, cité par Philippe Cohen et Pierre Péan, La Face Cachée du Monde, Mille et une nuits, Paris, 2003
Je prends bonne note que vous en contestez pas les chiffres que je rapporte, bien vous en prend.
Ensuite là était des coûts d’installation - aussi bien pour l’éolien que pour le nucléaire.
Vous me parlez des coûts de démantèlement, mais dois-je déjà vous rappeler que l’EPR est prévu de fonctionner 60 ans, quand, selon l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la durée de vie d’un parc éolien est de 20 ans. Ce qui signifie qu’il faut quasi-tripler les investissements de départ pour équivaloir ceux concernant l’EPR.
Sans compter encore une fois que la production électrique d’origine éolien (et photovoltaïque), du fait de sa nature aléatoire et non prévisible, ne peut garantir ni une production de base ni de pointe (le pire des scénarios) et nécessite par conséquent de palier cette intermittence par l’installation de moyen lourd de production du type centrale à gaz ou au charbon à démarrage rapide.
En ce qui concerne les coûts de démantèlement d’une centrale nucléaire, je me fie au dernier rapport en date de la Cour des comptes (2012),
lequel rapporte que le coût estimé par EDF de démantèlement de l’ensemble du parc actuel (58 réacteurs en service) est de 18,4 milliard d’€. Même en prenant (p.101) les prévisions effectuées par d’autres organismes internationaux (11 au total), et en les extrapolant au parc français, la moyenne de ces prévisions donnent 32,8 milliards d’€. Dans tous les cas, et selon toute vraisemblance, le coût de démantèlement d’un seul réacteur sera toujours inférieur au milliard d’€.