Je rajouterai que nous assistons à une fuite en avant irréfrénée de nos « élites » défaillantes, compromises, et/ou stipendiées. En cela nous allons dans le mur de manière certaine, et en klaxonnant.
Cette fuite en avant s’explique aussi - surtout je dirai même - au fait que ces élites, qui depuis près de 20 ans pour l’Euro, et près de 30 pour l’Union, nous promettaient monts et merveilles (protection, prospérité, richesse, paix) avec les résultats que chacun peut dorénavant constater, sont bien incapables de se déjuger.
Car se déjuger signerait de facto dans de telles circonstances, en plus de mettre en évidence leur incompétence crasse avérée, leur illégitimité, qu’elle soit politique ou économique. Soit leur mise au rebut : fin des prébendes, de la technocratie grassement rémunérée sur deniers publics, de la gamelle et des fromages. Soit le retour à l’état de nature économique pour certains professionnels de la politique, médiacrates, et autres experts auto-proclamés. On peut comprendre que cette perspective leur soit intolérable.
Mais mon cher, au-delà de votre verbiage sans intérêt, l’histoire et les évènements donnent raison à la Pen et non pas à vous autres pendants naïfs et/ou aliénés au discours de l’idéologie dominante.
L’évidence empirique est du côté de Le Pen, non du vôtre sachez le bien. Et si vous ne le savez pas, c’est encore plus grave, car cela veut dire que le réel n’a plus de prise sur les endoctrinés dans votre genre.
Ainsi, et pour démystifier votre discours faussement subversif, le groupe Bilderberg n’existe-t-il pas ? Le CFR ? La Commission Trilatérale ? Le Bohemian Club ? Skull and Bones (auquel nombre de présidents des USA ont appartenu) ? L’AIPAC ? Le PNAC (Project for the New American Century) ? Le B’nai B’rith ? Et tant d’autres puissants groupes de pression et de lobbying, de loges affairistes, de cercles de « réflexion » secrets (c’est bien tout le problème) où se cooptent les uns et les autres, de think tank... ?
Le propos qui consiste à disqualifier une analyse sociologique et géopolitique sérieuse sous le prétexte fallacieux qu’elle recouvrerait certaines réalités que l’on peut légitimement qualifier de complotistes (au sens d’une éventuelle planification concertée largement ignorée d’une écrasante majorité d’individus) est un épouvantail argumentatif.
Dois-je rappeler par exemple que la teneur des discussions lors des réunions du groupe Bilderberg est délibérément maintenue secret du public ?
Cette méthode de disqualification équivaut à refuser sciemment de lever le rideau du théâtre officiel, soit se bander simplement les yeux. Ce qui est pour le moins ubuesque pour qui chercherait intelligemment à connaitre les sous-jacents de la politique réelle. Ce qui n’est visiblement pas votre cas.
C’est s’empêcher ni plus ni moins de réfléchir à la lumière de réalités pourtant parfaitement avérées. C’est s’aliéner de manière volontaire au discours de l’idéologie dominante dont les mandants, bien entendu, ont tout intérêt eux que soit brandi ce genre d’épouvantail. C’est refuser de comprendre, du fait surement d’une vrai dissonance cognitive, ou par impossibilité de se décentrer de son propre background culturel, que puisse exister des « visons du monde » hégémoniques et dominatrices (pourtant rappeler par de Gaulle me semble-t-il dans sa fameuse intervention publique sur le Proche-Orient en 67).
« Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. » - Marshall McLuhan
« Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre Plan pour le Monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités. Le Monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un Gouvernement Mondial. La Souveraineté Supra-Nationale d’une Elite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’Autodétermination Nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles » - David Rockefeller, devant la Commission Trilatérale, 1991.
Le déterminisme spinoziste s’oppose en effet radicalement à la vision utopiste libérale purement déraisonnable selon laquelle l’idée (ou notion) de Liberté serait nullement contrainte ou pré-conditionnée, comme crée ex-nihilo.
Les penseurs et théoriciens protestants, les augustiniens, pères du Capitalisme moderne (relire Max Weber), ont sauvé cette interprétation en l’associant à l’idée d’une grâce divine qui serait non plus universalisable, mais élective. Un judaïsme de synthèse en quelque sorte, par la prédestination qu’elle suppose.
Mais une prédestination d’essence toute religieuse, fondée sur base transcendantale, irrationnelle et idéologique, qui n’a strictement rien à voir avec celle qui motive la pensée de Spinoza, lequel l’a poussé au plus haut degré de rationalité et de logique formelle (L’Ethique), dans un cadre rigoureusement matérialiste (naturaliste pour être exact).
Pour les illustres incapables et sommités nullissimes qui croient encore naïvement qu’il y aurait des convergences entre le Front national et l’UMP, alors que qu’il y a une différence non pas de degré mais de nature entre ces deux mouvements, a contrario d’ailleurs de l’UMP, du PS, du FG, d’EELV, du Modem, partis du Système, qui partagent tous entre eux de mêmes soubassements idéologiques fondamentalement européistes, fédéralistes, mondialistes, anti-national et anti-souverainiste.
Magnifique discours pour la postérité, la première partie est la plus importante, sur l’intégrité et légitimité des peuples, où certains seraient plus égaux que d’autres devant la défense de leur prérogative de souveraineté et de leur patrimoine culturel, allusion à peine voilée - quenelle de 175 - à l’attention du peuple « élu » et de la double éthique qui lui est, de plus en plus manifestement, consubstantielle :
Moi j’aimerai savoir si vous autres comprenez les raisons objectives pour lesquelles Jean-Marie Le Pen eut été victime des oukases de la communauté organisée toute puissante en France (faut-il rappeler les prosternations réitérées - et non les protestations - républicaines au dîner annuel du CRIF), à travers notamment le Serment du B’nai B’rith, qui précéda les « provocations » qui lui furent attribuées par la suite par les tenants du Système (qui décrète qui provoque ou pas), et qui sont incompréhensibles si précisément on ne les replace pas dans ce contexte particulier ?