« Le FN n’a pas changé, seule sa stratégie a changée et surtout il a désormais l’appui des « grands » médias dans sa croisade, qui reprennent à la virgule près toute sa com. »
L’appui des grands médias, on ne sait. En tout état de cause, il a massivement celui des citoyens majoritaires de ce pays :
Tout chose par ailleurs insupportable aux oreilles de nos groupuscules gauchisants, qui se croient l’élite éclairée alors qu’ils ne représentent qu’eux-même, en plus de ne rêver qu’à faire le « bonheur » du peuple contre sa volonté. Et on sait comment tout cela se termine : en tragédie sans nom ou à la sauce bolchévique.
« Plus facile aussi d’accuser le travailleur immigré qui pousse sur le marteau-piqueur que de dénoncer le véritable casseur de la nation : cette UE capitaliste »
Je ne vous le fait pas dire !
« Sous le prétexte d’établir une monnaie européenne unique et une unité politique, on veut, sans le dire expressément au peuple, engager de façon irréversible un processus de mise en place d’une Europe fédérale sous l’autorité de la Commission bureaucratique de Bruxelles. (…) Il s’agit là d’une véritable conspiration contre les peuples et les nations d’Europe, et d’abord contre le peuple français et la France. Pour remettre celle-ci et son destin à des banquiers apatrides, on arrache à notre pays des pans entiers de souveraineté, et j’insiste - François Mitterrand l’a avoué lui-même - d’une manière irréversible. » - Jean-Marie Le Pen, discours au Palais-Royal, 1 Mai 1992.
« En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche (protestations sur les travées communistes, applaudissements sur les travées socialistes). » - Jean-Luc Mélenchon, intervention au Sénat lors du projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du Traité de Maastricht, 9 Juin 1992.
D’autre part vous semblez ignorer le degré d’incroyable violence intrinsèque aux rapports de force qui prévalait alors dans les années de la Mitterrandie (et toujours), entre d’une part la conjuration des cyniques, des lâches et des imbéciles, prêt à tout pour inscrire la nation française dans le cadre toujours plus poussé d’externalisation des centres de décisions (et de dépossession démocratique simultanée ô combien vérifiée depuis), par le biais du discours légitimateur eurolibéral dominant, néo-atlantiste (précurseurs du mouvement néoconservateur), et foncièrement mondialiste ; et d’autre part tous ceux qui résistaient à ces processus fondamentaux, dont Jean-Marie Le Pen au premier chef.
Qui à part lui peut se targuer d’y avoir su résister avec tant de constance et d’acharnement (malheureusement la France, elle, n’y a pas résisté), sans s’être totalement fourvoyé par des accommodements raisonnables, des compromissions successives, des promesses de strapontins ministériels, ou des perchoirs d’Assemblée... ?
Lui le breton à la nuque raide, n’a jamais courbé l’échine comme tant d’autres vendus, menteurs, ou illusionnistes (suivez mon regard vers la rue Cadet, siège du Grand-Orient de France).
Lui a eu a subir - pour cette raison essentiellement - et même avant ses fameuses « provocations » (au moins dès 86, Serment du B’nai B’rith faisant foi) et plus encore évidement après, un nombre incalculables de chausse-trappes, de traquenards, de campagnes de diffamation politico-médiatique savamment orchestrées, de commentaires librement exprimés de journaleux pourtant tout à fait dociles avec le vrai pouvoir, dans le même temps qu’ils étaient (et sont toujours) incapables d’investiguer sur sa dimension éminemment occulte (il faut bien vivre), et précisément occultée pour cela.
Provocations que je ne justifie pas personnellement, mais que je peux comprendre dans la mesure où je sais qu’elles ne peuvent être analysées, interprétées et comprises indépendamment du contexte politiquement délétère et idéologiquement impitoyable d’alors, et qui mettait en jeu des intérêts colossaux (et notamment le grand mécano euromondialiste). Faire fie du contexte est certes commode à votre démonstration, cela ne la rend pas moins tendancieuse pour autant. Et même certainement plus.
On ne sait si l’on doit rire à gorge déployée, ou pleurer à chaudes larmes. Et vous vous prétendez résistant ?
Cessez d’abord de tomber dans tous les pièges tendus par les officines de subversion du système politico-capitalisto-médiatique.
Le Front national fut méthodiquement diabolisé ? incontestablement, mais la faute à qui. Vous viendrait-il a l’idée d’accuser la vielle dame d’avoir inciter le voyou à voler son sac ? On ne saurait mieux prendre la proie pour l’ombre.
« Quand vous déciderez-vous à parler de ces sommes colossales que des millions de consommateurs de drogue dépensent, nourrissant ainsi les dealers, les vendeurs de BMW, les réseaux et la Mafia ? »
La faute au Front national, sans nul doute possible.