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Onecinikiou

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  • Premier article le 06/03/2017
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  • Onecinikiou 18 décembre 2012 09:25

    Il convient d’entendre aussi l’argument de l’avantage comparatif. Mais le problème étant qu’il s’inscrit précisément et toujours dans un contexte et logique libre-échangiste. Or c’est justement de ce cadre qu’il faudrait appeler à sortir, et le plus tôt sera le mieux. En effet, avons-nous pris le temps d’imaginer un instant qu’il soit possible que ce fameux principe fut simplement rendu caduque, dépassé, par les distorsions sévères de concurrence qu’impose l’actuelle mondialisation ? Et donc qu’il ne soit laissé de temps a minima suffisant aux nations occidentales, vu l’ampleur sans précédent - historique même - desdites distorsions, de s’adapter à ces nouvelles conditions et tendances ?

    Distorsions, que nous le voulions ou non, qui n’ont absolument rien de commun avec les exemples passés (fin du XIXè siècle notamment, lors de ce qui fut la première mondialisation), puisqu’alors entre modèles sociaux-économiques qui étaient à l’époque relativement proches.

    Tendances, quant à elles, qui n’ont cessé de favoriser, ou plus exactement de contraindre, à un endettement croissant des agents économiques appartenant à la sphère occidentale, qu’ils soient étatiques ou d’ordre privé (ménages/entreprises). Pour cela il faut observer les courbes statistiques (! !!) qui mettent en évidence une corrélation absolue entre la croissance d’un endettement chronique, d’un chômage endémique, d’inégalités structurelles, avec le processus d’ouverture de nos économies à des sphères opérant un dumping social sans équivalent, dans le temps et dans l’espace.

    Endettement, ensuite, qui rend dorénavant impossible la solution typiquement libérale cher au paradigme schumpeterien de destruction créatrice. Car, pour compenser la compétition farouche (et en définitive intolérable) que nous opposent les acteurs « émergents » sur le marché mondial, l’innovation se devrait d’être colossale et réclamerait un gigantesque effort d’investissement et une réforme des structures productives que les nations sont rendues paradoxalement incapables de consentir depuis la crise qui nous a balayé, et le sauvetage en catastrophe du système financier, le collapsus économique et ses conséquences induites. Crise de notre modèle de développement, autrement dit systémique, qui est donc - et pour cause - fondamentalement la crise de la mondialisation.

    Innovation enfin. Car il faudrait être un doux naïf pour simplement penser une seule seconde que les pays émergents, gavés de devises étrangères et disposant - eux - des excédent nécessaires pour investir, vont se limiter à l’avenir dans la production de biens et de services à faible valeur ajoutée ! C’est une grotesque farce lorsque l’on sait que, dors et déjà, dans un certains nombres de domaines à haute qualification (informatique et réseau par exemple, ou bien d’autres secteurs de marché), les travailleurs des nations développées sont directement concurrencés par une armada d’ingénieurs et de techniciens, charriés par millions des universités chinoises, indiennes et du sud-est asiatique, et menacé par conséquent de chômage par la fermeture ou la délocalisation des entreprises qui les emploient. Le contrat émirati sur la fourniture de centrale nucléaire remporté par un consortium sud-coréen à la fin des années 2000 devrait nous mettre la puce à l’oreille, mais il n’en est manifestement rien.

    Conclusion : il est bien trop tard pour envisager les solutions libérales, qui se sont vérifiées uniquement dans des séquences historiques précises ne mettant en jeu de telles distorsions de concurrence, dans un environnement de surcroît aussi libre-échangiste où les politiques ont consciemment abandonné, pour une large part, tout instrument de souveraineté politique et économique au profit de puissances privées démocratiquement illégitimes. Cela sous le joug d’une idéologie naïve et anti-scientifique, et, pour ces raisons, mortifère et criminogène pour l’avenir de nos nations et du maintien de leur statut, et fort préjudiciable à la conservation de notre sphère d’influence. 

    Cette philanthropie, si philanthropie il y a (cette pensée unique sert avant toute chose et bien évidemment des intérêts hautement capitalistiques, voire oligarchiques), fait plaisir à voir. Mais c’est avec ce genre de naïveté irresponsable que nous sommes balayé depuis trente ans au profit d’autres puissances. Et pense-t-on suffisamment que ces dernières puissent avoir des intérêts antagonistes - à terme - où vaquons nous ici dans un univers fait de lait, et de miel ?


  • Onecinikiou 18 décembre 2012 09:21

    Manifestement certains ne comprennent pas que la perversion néolibérale est aussi dans le fait que le libre-échange mondiale, qui depuis le début des années 80 jetta en concurrence directe des sphères économiques totalement hétérogènes au plus grand bénéfice des multinationales et de leurs actionnaires (soit le capital apatride), libre-échange qui est lui-même issu très directement de cette doctrine conceptualisée en amont par d’éminents théoriciens, a participé de manière objective et indiscutable à la contraction de la masse salariale occidentale, en générant au passage une insuffisance structurelle de la demande qui n’a pu être compensée que par le développement massif de l’accès au crédit, afin de sauver la consommation DONC la croissance. 

    Je crois pouvoir dire que là est une analyse assez fidèle de la situation, nonobstant la financiarisation folle dont il faut à raison rappeler l’importance démesurée qu’elle a prise au cours des vingt dernières années - et l’influence surtout - comparativement à l’économie réelle. 

    Malgré tout je crois que sans le phénomène de contraction évoqué ci-dessus par l’instauration consciente et délibérée, par nos élites défaillantes ou corrompues, d’un capitalisme à basse pression salariale, jamais la finance n’aurait été en mesure de prendre une telle importance et déjà pour la raison fondamentale qu’elle n’aurait pu disposer des fonds considérables, issus du crédit, pour se développer de cette ampleur. Il suffit pour s’en rendre compte de rappeler les statistiques d’endettement des agents économiques, ménages et entreprises, aux Etats-Unis (mais aussi en Espagne ou au RU par exemple), sur la dernière période, et qui ont enfoncé les références pré-crise de 1929 !


    Quant au financement des déficits commerciaux, ces déficits n’auraient justement pas eu lieu (à tout le moins dans ces proportions) si le libre-échange n’avait introduit l’idée - plus sûrement la contrainte rationnelle - selon laquelle il fallut délocaliser tout ou partie de la production dans des pays au coût de main d’oeuvre 20 à 30 fois inférieur à celui pratiqué en occident, annulant totalement les différentiels de productivité fussent-ils largement en faveur de ce dernier (les français ont une productivité horaire l’une des meilleurs au monde).


  • Onecinikiou 17 décembre 2012 02:42

    Le médiocre Domenach détruit, éparpillé façon puzzle par Zemmour, qui le met, lui le social-traitre et ses semblables gauchistes incultes et niais, face ses ultimes et insolubles contradictions : sans-frontièrisme, libéralisme-libertaire, fédéralisme euro-béat, mondialisme etc... 

    Jouissif.


  • Onecinikiou 12 décembre 2012 00:25

    @ Traroth,


    Elle ne soutient pas le catholicisme (l’Institution) en tant que tel - quelles preuves ou déclarations avez-vous d’ailleurs - mais l’idée que l’on ne devrait pas nier que la France était est et demeure un pays de culture et de tradition principalement catholique (pas seulement catholique d’ailleurs, puisqu’aussi influencé ô combien par le rationalisme des « Lumières »). Ce qui équivaudrait à tout le moins à un véritable déni de la réalité. 

    De ce point de vue mettre sur le même plan la catholicité et l’Islam est une pure mystification historique, morale et intellectuelle. Et un instrument de guerre idéologique, dont ceux qui l’utilisent risque de s’en mordre douloureusement les doigts. 

    Et ne me parlez surtout pas du concordat d’Alsace-Moselle (je vous vois venir), dont tous les partis politiques dit de gouvernement sans exception (le Parti socialiste de Mélenchon et feu le PCF inclus) ont toujours refusé au même titre que le FN de le remettre en cause. 

    A la différence près que le Front national n’a jamais gouverné. Par conséquent lui faire reproche de sa prise de position concernant le Concordat, de la part même d’individus qui eux ont été aux manettes (Mélenchon Ministre d’un gouvernement de « gauche plurielle » en 2002) serait le summum de l’imposture. Dont acte.


  • Onecinikiou 12 décembre 2012 00:03

    Ce n’est plus de la mauvaise foi mais de l’autisme. Ou à tout le moins un incompréhension formelle du sens des mots et de leur définition. 


    Qui a dit (relisez-moi je vous prie) que le Front national était majoritaire parmi l’électorat ouvrier ? Personne. 

    J’ai dit que le Front national était incontestablement le premier parti ouvrier de France puisque de fait il l’était, puisqu’étant arrivé en tête devant toutes les autres formations politiques lors de la dernière présidentielles (représentative tout de même, puisque bénéficiant d’un taux de participation relativement élevé), et à égalité avec l’abstention.

    De nous deux c’est vous qui êtes définitivement malhonnête, en plus d’accuser à tord les autres qu’ils le seraient. Ce qui est le comble de l’abjection. 
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