« ce qui me pousse a vous soupçonner d’ être animé par une volonté de désinformation c’est le ton général de votre propos qui tend a minimiser les problèmes rencontrés par le traitement des des déchets »
Sachez une chose : dire comme vous le faites que je serai animé par une volonté de désinformation est insultant à mon égard. Ce n’est absolument pas mon intention. Je viens ici équilibrer un échange très fortement désiquilibré car fondamentalement partisan, en essayant, avec mes humbles moyens et capacités, de transmettre mon point de vue par des arguments que l’on peut certes critiquer et discuter (ce qui est démocratiquement sain), mais que l’on ne peut pas taxer de mensongers.
« ça commence par ce fameux » éventuelle demi vie « demi vie j’entends bien mis pourquoi éventuelle ? »
Parce que vous ne lisez pas ou ne comprenez pas ce que les gens prennent le temps d’écrire. Je me répète donc : la demi vie importe peu, la question est le niveau de toxicité. Or il a été dit que le niveau de toxicité à partir duquel la majeur partie des produits de fission retombe sous celui du produit initialement mis dans le réacteur est à peu près de 1000 ans, exception faite du plutonium. Voilà pourquoi l’objet de ma relativisation sémantique, qui n’a définitivement rien de mystérieuse.
« mais pourquoi vous abstenez vous de nous dire le volume occupé en équivalent autobus par ces déchets ? et que leur quantité ne peut croitre de façon géométrique ? »
Encore une fois prenez le temps de lire et de comprendre. Lorsque je dis que le volume des déchets HALV correspond, pour la France, au stockage et à l’enfouissement d’un volume à peu près équivalent à celui d’un autobus (en réalité même un peu moins), c’est un fait. Ce fait me conduit à dire qu’il est largement dans l’ordre du possible et du réalisable, dusse-t-il être renouvelé chaque année.
« en bref comme beaucoup vous tenez le discours : peut importe les problèmes que nous créons quelqu’un tôt ou tard trouvera une solution »
Mais les solutions existent déjà ! Et elles sont parfaitement viables !
« qu’ entendez vous par »éventuelle demi vie « ? »
J’entends période radioactive. Et vous ?
« quand vous dites » marre de se faire couillonner par des incultes en la matière « c’est a dire quoi au juste puisqu’on a la chance de vivre dans le pays le plus nucléarisé au monde ? »
Cela veut dire que beaucoup ne maitrisent absolument par le sujet dont, par ailleurs, ils prétendent pouvoir statuer de manière définitive, partiale et arbitraire. Ceci expliquant certainement cela.
« quand au quelques malheureux autobus pourquoi ne sont t’ils pas déjà enfouis puisque c’est si simple ???? »
Ce n’est pas « simple », ce n’est pas non plus insurmontable loin de là. Mais votre question est intéressante à plus d’un titre.
Alors sachez déjà que la première des raisons pour laquelle les déchets n’ont pas été enfouis immédiatement est que les éléments radioactifs à haute activité et vie longue du combustible irradié, avant d’être stockés en couche géologique profonde, ont besoin au préalable de refroidir en piscine un certain nombre d’années. Premier point.
Sachez ensuite que la majeur partie du combustible irradié, après un cycle d’utilisation courant, n’est usé qu’en partie et qu’en partie seulement. En réalité 95% du combustible est encore fissile, et peut donc être recyclé en vue d’être réutilisé afin d’en extraire de nouveau une source potentielle d’énergie nucléaire. Simplement comme le recyclage coûte plus cher, et plus cher surtout que ne coutait le combustible initial au cours jusqu’à présent du marché, il a été décidé de le stocker en prévision d’une rehausse dudit cours, et donc de la perspective d’une rentabilité de la filière du recyclage. Recyclage dont les français sont passés maîtres, et qui est un indéniable atout stratégique.
« au final votre post c’est juste de désinformation ou du n’importe quoi pour rigoler ??? »
Si je désinforme autant que vous le prétendez sans jamais dire ni où ni comment, il vous sera alors facile de (tenter de) répondre à la dernière assertion de mon intervention précédente, en montrant par exemple mes inexactitudes ou contre-vérités éventuelles. Non ?
« quid de l’augmentation des cancers de la thyroïde ? »
Avez-vous des occurrences tangibles à nous faire partager à ce sujet, des résultats d’études scientifiques rigoureuses ?
De toute façon cela n’a strictement aucun intérêt puisque vous poursuivez votre argumentation comme suit :
« Au surplus, le véritable danger ce n’est pas ces morts, fussent-elles de plusieurs centaine de milliers, cela reste anecdotique (navré d’être cynique). »
Outre qu’il est intéressant de noter que, selon vous, plusieurs centaines de milliers de morts ne poseraient pas de problème en soi, ce qui équivaut pour le moins à une défausse idéologique contestable dans la mesure surtout, et je le comprend bien, que cet aspect du décompte (fut-il macabre, il n’en est pas moins rendu nécessaire) ruine incontestablement et durablement votre thèse ; il convient, si l’on vous suit, de prendre acte que les morts du nucléaire ne posent donc absolument aucun problème. J’en prends bonne note. Poursuivons.
« Le véritable danger, ce sont les déchets irradiés, dont la période de demi-vie atteint des dizaines, voire des centaines, de milliers d’années. »
On apprend donc que le véritable danger concerneraient les déchets, et essentiellement eux. Or je vais très certainement vous apprendre que la donnée importante les concernant n’est par leur éventuelle demi-vie périodique comme vous le rapportez à dessein, mais la durée à partir de laquelle on considère qu’ils ont atteint un niveau de toxicité inférieur ou égal à celui du produit d’activation (combustible d’uranium initialement mis dans le réacteur, que vous pouvez tout à fait manipuler à mains nues sans danger, et sans protection particulière), et a fortiori à celui du minerai dont ces produits sont issus.
Or là, le laps de temps n’est plus « que » de 1000 ans environ pour la plupart des produits de fission (plutonium excepté mais qui n’est pas un déchet car encore fissile, il peut donc être retraité, « moxé », voire dégradé par procédé de surgénération). Un temps encore relativement long, mais bien moindre que ceux (des millions d’années...) que plaient à nous vendre les professionnels du catastrophisme permanent. On comprend d’autant mieux leur propension à l’alimenter en truquant si besoin les chiffres afin d’accréditer leurs délires obsessionnels dans la mesure où une durée de 1000 ans semble tout à fait gérable à l’échelle des sociétés humaines.
En ce qui concerne maintenant le stockage par enfouissement des déchets HAVL, soit une production d’environ 200 tonnes de déchets/an pour un pays comme la France, cela représente grosso-modo le volume d’un autobus chaque année à enfouir dans des sarcophages d’acier et de béton, entre deux couches d’argiles à plus de 500m de profondeur sur un site préalablement choisi pour ne représenter qu’un risque minime voire nul en terme de sismologie (site de Bure en prévision en France). Cela vous semble-t-il hors de portée ? Irresponsable ? N’offrant pas de garanties de sécurité suffisantes ? A vous de nous démontrez en quoi.
« Pouvez-vous garantir le stockage sûr de ces déchets durant tout ce laps de temps, avec tous les impondérables pouvant survenir ? Si vous répondez oui, cela démontrera que vous êtes d’une totale inconscience. »
Argument pro domo, sans pertinence aucune donc, surtout à partir de ce qui vient d’être mis en évidence. D’autre part sachez qu’une affirmation même péremptoire n’est jamais une démonstration. Il vous reste donc à démontrer.
« et, surtout, je ne suis liée en aucune façon avec le lobby nucléaire. »
Suggéreriez-vous que je sois lié de près ou de loin avec un quelconque lobby ? Il n’en est pourtant rien. Je suis un simple citoyen qui s’intéresse de près à la question. Et qui en a marre de se faire couillonner par des incultes en la matière, qui ne pipent souvent le moindre mot de ce qu’il raconte, ne maitrise pas les chiffres ou les tendances, et désinforment à n’en plus pouvoir.
En revanche votre discours pétri de catastrophisme, d’obscurantisme et d’irrationalité est lui certainement très proche des lobbys pseudo-écolos dont il est très facile de démontrer la totale fatuité intellectuelle et inconséquence politique.
Pour preuve : OUI ou NON le pays au monde qui dispose, et de loin, de la proportion de « renouvelables » (une absurdité conceptuelle) la plus importante dans son mix énergétique, j’entends parler ici du Danemark (près de 25%, principalement éolien), est le pays où le consommateur est celui qui paye son KWh le plus cher partout en Europe et quasi au monde ? OUI ou NON de surcroit est-il le pays, prétendument donc le plus « écologique » (une aberration formelle), dont l’émission de gaz à effet de serre (tonne de CO2 par tête d’habitant) est de 30% plus élevée que celle d’une France affreusement nucléarisée ?
Les questions sont simples, elles appellent des réponses du même ordre.
« La dangerosité du nucléaire n’est pas liée à tel ou tel régime politique, mais à son essence même. »
A son essence même ? Vous devriez pourtant savoir que le risque est inhérent à l’activité humaine ?
Or il se trouve que le risque est très certainement le plus faible dans la production électro-nucléaire, comparativement à d’autres sources de production d’énergies de masse.
L’extraction du charbon cause en moyenne chaque année dans le monde environ 6000 décès. Entendons-nous bien : son extraction uniquement, pas ses conséquences induites en terme de santé publique.
Selon votre logique, on interdit donc le charbon pour se chauffer et s’éclairer sous prétexte qu’il occasionne, et ce de manière objectif, un nombre de morts considérablement plus important que le nucléaire ?
Savez-vous par quoi l’Allemagne compense l’arrêt progressif (sans doute pas irréversible d’ailleurs) de sa filière nucléaire ? Par du gaz russe et de l’électricité nucléaire française (de ce point de vue l’hypocrisie de nos « écolos » est totale), mais aussi et surtout par de la lignite... c’est à dire du charbon ! Alors ?
La voiture quant à elleest directement responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts chaque année dans le monde. On interdit la circulation automobile ? La liste est bien évidemment non-exhaustive.
Poussé dans ses ultimes retranchement, votre « principe de précaution » ne peut qu’amener à l’arrêt pur et simple de toute activité humaine.
Surtout : il manque de logique et de bon sens. Les activités dors et déjà démontrées les plus dangereuses et risquées ne sont absolument pas celles qui suscitent votre commisération et vos obsessions. Ubuesque.
L’argument de la dangerosité du nucléaire en l’état actuel de la technologie mérite certainement réflexion et débat. Mais pas condamnations sentencieuses ni procès en sorcellerie comme on l’entend trop souvent.
Ainsi donc le danger numéro un qui le concerne, comme l’article le met implicitement en évidence, est avant toute chose sa libéralisation.
Le nucléaire serait beaucoup moins inquiétant et potentiellement dangereux si, et seulement si, l’on récuse le modèle actuel de développement socio-économique de (néo)libéralisation tout azimut, notamment en provenance de la Commission non-élue de Bruxelles et sous la férule du parlement (illégitime) européen.
Comble de l’absurde, et rétrospectivement, l’on comprend mieux peut-être les raisons sous-jacentes qui marque la volonté de nos écolos de salons dorés parisiens type EEVL d’arrêter la filière nucléaire : il est indéniable qu’ils furent politiquement - et sont toujours en pointe - de cette libéralisation complète de nos économies.
On comprend en effet qu’ils ne veuillent goûter aux fruits amers et sans doute quelque peu « radioactifs » inhérents à leur politique de dérégulation, privatisation, filialisation et de déréglementation savamment mise en oeuvre ! Ce qui signe leur tartufferie totale autant qu’elle est grotesque désormais.