J’aime bien moi les « anti-anti-écolos » : alors qu’ils avaient à la bouche que réchauffement planétaire, GIEC et CO2 il y a quelques mois (et pour certains il y a quelques minutes, suivez mon regard) les voilà contrains, mis face à leurs pleines et entières contradictions par une argumentation rigoureuse dûment chiffrés et étayé par la matérialité des FAITS (non par leur élucubration dans un domaine où ils ne pipent mot), de changer de braquet et réviser leur sophistique d’enfumage pour décérébré du bulbe, ou à l’intention de ratés boutonneux cherchant un supplément d’âme.
« De plus l’argument du coût est secondaire dans la mesure où le risque et la santé sont prioritaires. »
Donc si l’on vous comprend bien :
L’argument du coût est secondaire : sur la durée de vie d’une centrale, corrélativement à la production on ne peut plus massive d’électricité qui sera la sienne, sa rentabilité est non seulement assurée mais surtout considérable (revoir ma démonstration précédente sur le futur EPR). Pour preuve : un français paye en moyenne son électricité 30% de moins que ses voisins continentaux.
L’argument industriel et commercial est secondaire : le nucléaire reste en France l’un des rares secteurs de marché qui bénéficie structurellement à notre balance commerciale, elle-même déjà largement déficitaire.
L’argument écologique est secondaire : le nucléaire n’émet pratiquement pas de CO2. Un français émet en moyenne chaque année 30% de moins de CO2 que ses voisins et même vis à vis de ceux prétendument les plus en pointes dans les énergies « vertes » (une mystification). Le mur des réalités vous confronte ici à vos contradictions insolubles. D’où l’hystérie sur cette question, vu qu’ils sont à poils...
L’argument du risque et de la santé est secondaire : dans la mesure où l’énergie nucléaire n’a engendré aucune hécatombe (ni même une seule dizaine de victimes) en près de quarante années de production, dont trente de façon massive. Vous seriez d’ailleurs bien en peine de nous citer la dernière victime qui succomba en France du fait et de la responsabilité du nucléaire, civil ou militaire d’ailleurs... Quand dans le même temps les mines de charbon (ou l’hydroélectricité) ont fait des centaines de victimes en France, et des dizaines de milliers dans le monde ! Et je ne parle pas des accidents de voiture... Faut-il les interdire afin de faire taire le cas échéant vos névroses compulsives obsessionnelles ?
« Parceque vous pensez que les réacteurs nucléaires fonctionnent toute l’année »
Un réacteur EPR de 1600 MW de puissance avec un coefficient de production de 80% (85% prévu, moyenne mondiale actuelle d’utilisation du parc nucléaire de 82%) développe donc 1280 MW/h réels, soit 11,2 TW/an, soit encore sur l’ensemble de sa durée de vie prévue de 60 ans une production totale de 672,7 TW d’électricité.
Au coût de 0,13€ le KW/h vendu par EDF en 2011, et en extrapolant, cette production rapporterait au fournisseur (en l’occurrence l’Etat français en est l’actionnaire majoritaire) un montant de 87,5 milliards d’€ sur l’ensemble de sa durée de vie. A mettre en perspective des 6 milliards d’€ pour sa construction (dernières prévisions en date), des 2/3 milliards pour son démantèlement (1 milliard prévu), et nonobstant les coûts du combustible, d’entretien, de fonctionnement, d’acheminement, de stockage et d’enfouissement. Cela semble laisser tout de même une bonne marge...
Au regard de cet état de FAIT, les éoliennes géantes les plus perfectionnées, de 150m de hauteur, développent actuellement aux environs de 5 MW. Mais leur facteur de charge ou coefficient de production (qui prend en compte les périodes sans vents et les durées d’arrêt pour entretien périodique, même principe que pour l’EPR ci-dessus) n’oscille au mieux qu’autour de 18/22% (moyenne européenne des dix dernières années, à comparer au 80/85% d’un EPR).
Prenons volontairement le chiffre optimiste de 25%, soit 1,25 MW/h réels, soit 11 GW/an, soit encore sur l’ensemble de sa durée de vie prévue de 20 ans une production totale de 0,22 TW d’électricité. En conservant 0,13€ le KW/h, une éolienne géante rapporterait unitairement 28,6 millions d’€ sur cette période.
Au vue de ces chiffres ont peu dors et déjà affirmer qu’une éolienne géante (offshore essentiellement pour cause de nuisance) produit sur un an 1000 fois moins d’électricité qu’un réacteur EPR.
Dit autrement il faut pour produire en un an autant d’électricité qu’un EPR installer 1000 éoliennes géantes, dont aucun riverain de veut et qui est en passe de créer des scandales sanitaires à répétition (problème d’infrasons principalement) en plus de perturber gravement la faune environnante. Ainsi donc pour remplacer nos 58 réacteurs nucléaires en activité il faudrait imaginer installer... 58000 éoliennes géantes !
D’autre part, pour pallier au creux ou à la totale absence de production dû au fait de son intermittence (par principe inexistante dans le nucléaire), il convient nécessairement d’installer des centrales à gaz, au charbon, ou au fioul à démarrage rapide, grands pourvoyeurs d’émission de CO2.
D’où le bilan pitoyable du Danemark susnommé, qui peut donc tout à la fois et non moins paradoxalement se déclarer le pays à la proportion la plus importante au monde de production d’énergies d’origine « renouvelable » (le terme est très abusif, sinon parfaitement mensonger) rapporté à sa population, et dans le même temps l’un des plus pollueurs en terme d’émissions de gaz à effet de serre !
N’en jetez plus, nos écolos sont définitivement à jeter à la poubelle.
L’électricité à 80% nucléaire est tellement plus cher en France que vous payez votre KWh environ 13 cents d’euro quand tous vos voisins continentaux sont plus proches des 18, et certains d’entre d’eux tel le Danemark atteignent même les 27.
Danemark dont le coût du KWh non défalqué de l’inflation est le plus élevé de toute l’Union européenne, et l’un des plus élevé au monde.
Danemark - comble de l’absurde - qui dans le même temps est tout simplement le pays AU MONDE dont les énergies renouvelables ont, en pourcentage (25%), la part la plus importante du mix énergétique !
Et, là est la cerise sur le gâteau, qui rapporté par tête d’habitant émet malgré tout 30% de PLUS de CO2... qu’un français !
Nos « écolos » ne sont pas seulement des incultes magnifiques. Ils sont, et aussi pour cette raison, incroyablement stupides.