Trop facile quand tant d’entre vous qui se découvrent aujourd’hui une âme de révolutionnaire prompt à dénoncer à tue-tête le faux clivage droite-gauche UMP-PS, ont été les plus ferventes cautions de cette mascarade grossière au soir du second tour des présidentielles, il y a seulement... 5 petits mois, embrigadés il est vrai (mais cela ne sera jamais une excuse suffisante) par leur gourous pro-maastrichien membre du Grand Orient, et toujours membre du Parti sosioniste.
»Mélenchon
n’est pas impérialiste, il est universaliste."
Euphémisme.
Ce sont les deux faces d’une même pièce.
Vous devriez d’abord savoir que la notion
d’universalisme est le continuum logique et sécularisé, laïcisé en quelque
sorte, de la notion d’Absolu transcendantal issue des religions abrahamiques. Ce
qui n’est pas le moindre des paradoxes de Mélenchon et de ses acolytes. L’universalisme
une notion d’essence toute religieuse et qui dénie non de ce seul fait, mais
aussi pour cette raison, le réel, et notamment ce qui à trait à tout ce qui
concerne la géopolitique. Et ce n’est pas étonnant que JLM et ceux qui se
réfèrent à ce courant de pensée commettent de dramatiques analyses à cet
échelon, hier comme aujourd’hui. Dois-je rappeler que l’Universalisme
républicain fut l’un des puissants moteurs de la colonisation française, ne
serait-ce parce qu’il le légitimait philosophiquement ? En ce sens et de
concert avec cette mission civilisatrice, l’on retrouve une conjonction
d’intérêt remarquable avec un autre pan du discours légitimateur de la période
coloniale : la mission chrétienne évangélique. Comme quoi tout se tient.
Il introduit cette idée dans l’optique
d’en développer une autre, masquée par les oripeaux d’un républicanisme et
laïcisme de façade, qui se trouve être l’idée de l’Universalité des Droits de
l’Homme. C’est une imposture pour plusieurs raisons :
1/ Première
objection : tout n’est pas réductible à la vision du monde - parfaitement simplificatrice
- qu’en ont les internationalistes d’obédience marxiste. Encore faut-il chercher
à se décentrer pour s’en affranchir. Par exemple, pour qui s’intéresse à la
géopolitique constate très rapidement qu’il y a des constantes dans l’Histoire,
mues par des dynamiques qui lui sont propres. Cultures, traditions, croyances,
religions, sont autant de paramètres à prendre en compte au sein de
l’hypothétique unité de l’Homme, et que l’on peut réunir sous le vocable de
« système de valeur ». Et, très exactement, il ne faudrait surtout pas
oublier que ces systèmes de valeur, car ils sont multiples (qui pourrait en
douter ?), sous-jacent à toute politique quelle qu’elle soit, s’ancre d’abord
et avant tout dans une géographie particulière. Ce qui déjà s’accorde très mal,
par principe, avec l’idée même d’universalisme.
2/ Deuxième
objection, qui découle de la précédente, la plus redoutable : le simple fait que
ces systèmes de valeurs, ces différentes cultures et civilisations,
revendiquent pour elles-mêmes leur propre universalisme, relativise
explicitement et logiquement l’idée même d’universalité. Prenons un exemple
parmi une multitude d’autre : l’Islam. Qui peut prétendre que l’Islam n’a
pas vocation, de son point de vue idéologique, à l’universalité ? Qui nous
dit que ce que l’on appelle de façon péjorative les « fondamentalistes »,
nullement en déclin mais bien au contraire partout dans le monde en expansion
rapide, n’ont pas pour vocation et projet politique de transformer les nations
occidentales (et le monde) en territoire à majorité musulmane (par conversion
ou substitution de population) ? Cela pour une raison simple : le corpus
islamique - universel - ne fait absolument pas de distinguo entre les
territoires où s’exerce - ou devrait s’exercer - l’influence déterminante de ce
dernier. Il n’y a donc pas de frontières à l’islamisation du monde, autrement
que ses limites géographiques. Et l’actualité est suffisamment là pour
nous le rappeler de manière dramatique.
3/ Troisième objection :
faisons remarquer que ce qui pourrait sembler étrangement incohérent (mais
sembler seulement) est que ce discours universaliste sur lequel
s’adosse sur la scène mondiale les bonnes âmes occidentales (de
gauche et de droite confondus, mais principalement de gauche) au vue de prêcher
la bonne parole tels les missionnaires chrétiens du XIXè siècle, est du reste
le parfait complément pourtant a priori antagoniste d’une autre posture cette
fois-ci sur la scène intérieure occidentale, au sein même de notre sphère
d’influence donc, et qui tend par le multi-culturalisme qu’il déploie avec force
conviction, et le droit à la différence forcené qu’il promeut, à ériger comme
modèle un relativisme moral et culturel indiscutable (avec les conséquences
heureuses que chacun peut constater).
Ce qui ne manque pas de
dévoiler in fine leur totale contradiction intellectuelle - qui n’en est pas
une en réalité - mais fait partie intégrante d’un processus d’aliénation et de
manipulation de l’opinion publique afin de lui faire accepter, de plus en plus
manifestement contre son gré, un projet mondialiste dégénéré de déculturation
et de déracinement à grande échelle. En somme : une arme idéologique aux forts relents néo-coloniaux (ce qui
n’est pas la moindre des contradictions de leurs idiots utiles, suivez mon
regard), de destruction culturelle et religieuse - principalement
anti-catholique (judéo-protestantisme et maçonnerie obligent) - et
d’asservissement économique des nations et des différents peuples les
composant, qui justifiera demain (et a déjà justifié par le passé, jusqu’à très
récemment) toutes les ingérences pseudo-humanitaire, sous couvert évidemment
des meilleurs intentions, et ce pour le plus grand profit autant des intérêts
capitalistiques que du projet messianique des néoconservateurs atlanto-sionistes.
Il
semble qu’il faille prôner tout au contraire un comportement tout à la fois
raisonnable et cohérent afin de préserver une relative coexistence pacifique
entres les nations et les civilisations : un relativisme culturel à leur
échelle et de leurs zones d’influence respectives, comparativement à un
« universalisme » culturel (le concept étant utilisé à contre-emploi ou
de manière volontairement dévoyé ici) à l’intérieur de celles-ci.
Je
tiens à préciser que cette vision géopolitique est exactement, à la conjonction
près, l’inverse de la doctrine impérialiste néoconservatrice distillée par les
euro-mondialistes de tous bords, et qui bien au contraire essaient tant bien
que mal d’imposer leur modèle culturel dominant - la transformation du monde à
l’image de l’Amérique pour faire vite - en cherchant à l’uniformiser, si besoin
était par les armes ! Ce qui se révélera vite (et se révèle déjà) un projet
dément, car infiniment destructeur de cultures pluri-millénaires qui fonde la
richesse de nos sociétés humaines, et génère le désordre mondial tant à l’intérieur
des frontières qu’à l’extérieur de celle-ci.
En
réalité, le comble de l’absurde étant qu’un type comme Le Pen père par exemple,
sincère patriote, qui cherche à préserver tout ce qui a constitué l’identité
française à travers les âges (son patrimoine, sa langue, son histoire, son
peuple, ses frontières etc...) et qui combat par conséquent que lui soit imposé
un modèle extérieur d’où qu’il vienne et quelque soit des vecteurs souvent
convergents (consumérisme et libéralisme par les médias, islamisme par
l’immigration de masse), est taxé instantanément d’intolérance (et l’on
pointera alors à satiété sa dangerosité pour la société et sinon son
passéisme), alors qu’il ne fait que s’opposer au projet des euro-mondialistes
qui - eux - cherchent à éradiquer par tous les moyens les spécificités et
différences ethnologiques gage de la multiplicité, en leur substituant leur
parangon de vertu « culturel », en fait : le nouvel ordre mondial par la
destruction des nations et de l’identité des peuples les constituant, et qui y
font barrages objectivement.
Ce
qui signe là toute la perversité du jeu politique actuel, et éclaire d’un jour
nouveau l’ensemble des manipulation et instrumentalisation qui ont cours de
manière massive, par le biais des mass-médias, mais aussi il est vrai par le
biais d’individus que participent à la mascarade -Mélenchon en étant l’archétype - en se laissant
instrumentaliser de façon grossière par leurs ennemis, éternels idiots utiles
du système qu’ils ont toujours été.
« mélenchon n’est pas opposé au catholicisme. il est laïque ! »
Non mais vous plaisantez Ariane j’espère, Mélenchon est un bouffeur de curé de la pire espèce !
Et il faut être demeuré pour feindre d’ignorer d’où vient son anticléricalisme viscéral : de son adhésion franche et continu à la franc-maçonnerie. Et par n’importe quelle loge, le GODF, soit le pire ennemi en France de l’Eglise catholique, spécifiquement.
Le scandale et l’hypocrisie absolue dans cette histoire étant que la franc-maçonnerie en générale, et le GODF en particulier, historiquement, bien qu’elles ont toujours farouchement combattu l’Eglise catholique apostolique et romaine partout où elle se trouvait, bien qu’étant majoritaire en France - surtout je dirai même PARCE QUE majoritaire en France, dans une optique de lutte anti-catholique systématique et de contestation de ses prérogatives historiques - ont parallèlement toujours épargné voir entretenu des liens forts privilégiés avec la réforme protestante, et plus encore avec le judaïsme, dont on ne peut pas ne pas rappeler qu’elles tirent d’avec ce dernier l’ensemble de ses rites, traditions et de son vocabulaire !
Ainsi donc la proximité idéologique des prétendus laïcs est manifeste avec certains courants religieux parfaitement bien identifiés, et certains courants religieux seulement. Et comme elle est manifeste, elle démontre par la même l’imposture grossière des loges sur cette question, et signe son véritable anticléricalisme de carnaval à l’intention des crédules, des lâches ou de toujours les mêmes imbéciles.
En réalité et pour conclure, la laïcité bien comprise dans le temps et dans l’espace est le masque des puissants intérêts de minorités agissantes, et pour certaines à caractère essentiellement confessionnel (et même ethno-confessionnel pour ne rien arranger), dans le seul et unique but de restreindre l’influence d’autres confessions, en particulier donc le catholicisme, ennemi juré tant philosophiquement que doctrinalement d’un judéo-protestantisme hégémonique et dominateur, acquis aux préceptes les plus obsurantistes et critiquables pour ces raisons de la prédestination, de l’élection divine, et in fine, lorsqu’on le pousse dans sa logique ultime, de la déshumanisation.
Il convient doncde défaire méthodiquement la mystification sur laquelle repose la franc-maçonnerie, et de démasquer concomitamment ses relais et zélateurs, Mélenchon en tête.
»Les
nationalisations menées par le Vénézuela au début des années 2000 sont un
exemple d’action socialiste qui émeut beaucoup de sympathisants du Front de
Gauche, qui y voient là un modèle et une inspiration à suivre.«
Pour mettre en évidence le degré d’effroyable imposture du candidat FdG Mélenchon, magnifique transition que voilà.
Et pour ce faire, voici un court extrait, ô combien révélateur de l’esprit de trahison et de complète duplicité qui anime notre révolutionnaire de salons dorés parisiens, ex-sénateur socialiste et plus que jamais franc-maçon, par conséquent traître à une conscience de classe élémentaire dont pourtant il se revendique fallacieusement (et pour cause) ; un court extrait donc des conclusions
de la Présidence du Conseil Européen de Lisbonne de mars 2000, ratifié pour le
gouvernement français de « gauche plurielle » par le Premier Ministre
d’alors, Lionel Jospin.
Rappelons à cette occasion que notre cher camarade trotskiste, prétendumment pro-Chavez (on ne se bidonne pas) était alors propulsé, seulement 3 jours après la signature dudit traité, Ministre délégué à l’Enseignement Professionnel ! Ca ne s’invente pas !
Que par conséquent, de fait, il cautionnait alors inévitablement, de tous ses votes et silences pesants et sans doute embarrassés, toute honte bue, idéologiquement et à tout le moins moralement, la forfaiture que voilà. Vous avez sous vos yeux la politique qui a consisté à casser méthodiquement nos fleurons et monopoles de service publics, à libéraliser les différents secteurs de marché auparavant dévolus à nos entreprises publiques (EDF, GDF, France Télécom, la SNCF, La Poste etc...), et intégralement entériné par M. Mélenchon.
- de définir
d’ici à la fin de 2000 une stratégie pour l’élimination des entraves
aux services ;
- d’accélérer
la libéralisation dans des secteurs tels que le gaz, l’électricité, les
services postaux et les transports. (...)
- d’achever les
travaux sur les futures propositions de modernisation des règles
relatives aux marchés publics, (...)
- de poursuivre
leurs efforts visant à favoriser la concurrence et à réduire le niveau général
des aides d’État, (...)