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Onegus

Onegus

Un homme parmi les Hommes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 10/09/2007
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Derniers commentaires



  • Onegus onegus 23 août 2008 02:19

    Merci, mais il faut surtout féliciter Fontenelle... En voilà un qui, pour paraphraser Desproges, sait "montrer la vraie nature des cuistres"... smiley



  • Onegus onegus 22 août 2008 21:33

    Voir aussi l’excellente "explication de texte", sur le mode comparatif, du toujours excellent Julien Fontenelle sur son blog "Vive le feu" :

    Durant Que le Soldat Israélien Sent Bon Le Bataillon Henri Barbusse, Le Soldat Russe, De Son Côté, Pue Très Fort La Vinasse

     Il y a deux ans, rappelle-toi, remember : l’armée israélienne faisait au Liban du hachis menu de civil(e)s, et notre plus fameux romanquêteur en avait profité pour aller faire, là-bas, du "tourisme de propagande".

    Quand je dis "là-bas", je veux dire que BHL était allé passer un peu de son temps estival côté israélien : il en avait rapporté, pour notre Monde référentiel, un hallucinant publireportage.

    Et là, juste , que lis-je ?

    Dans Le Monde, rechef ?

    Je lis que BHL est reparti à la guerre.

    En Géorgie, cette fois-ci.

    Du coup : je me suis lancé dans une étude comparative.

    Très superficielle, j’en conviens.

    Mais d’où ressort, tout de même, et si on schématise un peu, que le soldat israélien qui a dans sa ligne de mire des populations libanaises est en moyenne un mec plutôt jeune et sympa, et qui sent bon le sable chaud, alors que le soldat russe qui a dans sa ligne de mire des populations géorgiennes est une espèce de gros soudard qui pue la gnôle dégueulasse dont le Slave brutal se charge de père en fils depuis 5.000 générations : l’atavisme, sans doute…

    Il est vrai, me diras-tu, que BHL n’adopte pas exactement le même point de vue en 2008 qu’en 2006, et que ça peut lui fausser un peu le jugement (qu’il a généralement très sûr).

    Et en effet : quand l’armée israélienne harasse des populations libanaises, BHL adopte le point de vue de l’armée israélienne.

    Mais : quand l’armée russe harasse des populations géorgiennes, BHL adopte le point de vue des populations géorgiennes.

    (D’où je penche assez pour conclure que du point de vue de BHL, toutes les sales guerres ne se valent pas, et qu’il en trouve, en cherchant bien, de moins sales que d’autres - et que finalement la soldatesque russe qui tue des civil(e)s de la Géorgie est un épais amas de salauds d’envergure, cependant que la soldatesque israélienne qui tue des civil(e)s du Liban rappelle un peu les fiers brigadistes internationaux du bataillon Henri Barbusse dressés naguère contre Franco : tu vas voir, j’en rajoute à peine.)

    Pour autant : cette faculté que BHL a de passer du camp de l’attaquant au camp de l’attaqué ne l’empêche pas d’observer que le militaire varie, d’une sale guerre l’autre.

    Ainsi relève-t-il assez vite, au mois de juillet 2006, que l’armée israélienne a quelque chose en elle, non tant de Tennessee, que d’antifranquiste.

    Il est vrai que cette année-là, notre haut penseur commence à écrire "le 17 juillet", qui est "l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’Espagne", et que, forcément, ça l’inspire, car il a en lui, quant à lui, quelque chose d’André Malraux (en plus raffiné, il va de soi) : "Cela fait soixante-dix ans, jour pour jour, qu’eut lieu le putsch des généraux qui donna le coup d’envoi à la guerre civile, idéologique et internationale voulue par le fascisme de l’époque".

    Rappelle-t-il.

    Et de préciser : "Je ne peux pas ne pas y penser, je ne peux pas ne pas faire le rapprochement, tandis que j’atterris à Tel-Aviv".

    (Je frémis, quand je me dis que BHL aurait pu atterrir à Tel-Aviv le 16 ou le 18 juillet 2006.)

    Bon, quelques temps plus tard, le voilà qui "monte vers Avivim.

    Puis, d’Avivim, jusqu’à Manara, que tiennent les Israéliens et où ils ont installé, dans un cirque de deux cents mètres de diamètre, un champ d’artillerie".

    Un cirque ?

    BHL s’arrête.

    Et là, dans ce magnifique "champ" où l’"artillerie" a poussé dru, "trois choses" le "frappent".

    (Je frémis, quand je me dis que deux ou quatre choses auraient pu le frapper, alors que tout le monde sait qu’une démonstration philosophique en trois points est le seul moyen d’arriver à se faire un chemin dans la vie.)

    Je te cite les "trois choses" en question in extenso, c’est un peu long, mais tu vas voir : ça vaut réellement la peine de se faire chier trois minutes, l’extase est au bout du sentier.

    "Chose" un : "L’extrême jeunesse des artilleurs : vingt ans ; peut-être dix-huit [1] ; leur air stupéfié quand le coup part, comme si c’était chaque fois la première fois ; leurs moqueries de gamins quand le copain n’a pas eu le temps de se boucher les oreilles et que la détonation l’assourdit ; et puis le côté grave en même temps, pénétré, de qui se sait aux avant-postes d’un drame immense, et qui le dépasse".

    (Les moqueries des Libanais(es) dont les copains reçoivent dans la gueule un obus sont assez rigolotes aussi, car ces gens sont taquins.)

    "Chose" deux : "L’allure décontractée ensuite, j’allais dire débraillée et même désoeuvrée, d’une petite troupe qui me rappelle irrésistiblement la joyeuse bousculade des bataillons de jeunes républicains décrits, une fois encore, par Malraux : une armée plus sympathique que martiale ; plus démocratique que sûre d’elle et dominatrice ; une armée qui, ici, en tout cas, me semble aux antipodes de ces bataillons de brutes, ou de Terminators sans principes ni pitié, qu’ont si souvent décrits les grands médias européens".

    (Je te rappelle que des centaines de civil(e)s du Liban sont morts sous les bombardements de cette sympathique armée de jeunes brigadistes internationaux.)

    "Chose" trois : "Et puis cette drôle de machine enfin, (…) qui, elle, ne tire pas : (…) une salle des machines mobiles où l’on entre, comme dans un sous-marin, par une tourelle centrale et une échelle de coupée ; il s’y tient six hommes, certains jours sept, qui s’affairent autour (…) de radars, ordinateurs et autres appareils de transmission dont le rôle est de collecter du renseignement pour, ensuite, déterminer les paramètres de tir qu’on va transmettre aux obusiers ; et la vérité est qu’il y a là, au principe du feu israélien, un véritable laboratoire de guerre où des savants-soldats déploient une intelligence optimale pour, le nez collé sur leurs écrans, tentant d’intégrer jusqu’aux plus impondérables données de terrain qui leur arrivent, calculer la distance de la cible, sa vitesse de déplacement ainsi que, last but not least, le degré de proximité d’éventuels civils dont l’évitement est, ici au moins, j’en témoigne, un souci prioritaire - et pourtant…"

    (Je suppose que tu l’auras compris : avec des humanistes si merveilleusement appareillés, c’est vraiment la faute à pas-de-chance que tant de civil(e)s soient morts sous de si méticuleux bombardements.)

    Alors ?

    Est-ce que j’avais pas raison de te prévenir que l’extase était au bout du chemin ?

    Nous avons-là, si je résume, en ce lumineux mois de juillet 2006, des mecs à la coule, mais concentrés, jeunes, mais graves, et en même temps : républicains, sympathiques, démocratiques, savants, équipés de machines drôles, et, last but not least, follement soucieux d’éviter que leurs bombardements ne tuent des civil(e)s.

    Des guerriers de proximité, comme on aimerait en voir plus souvent.

    Bon.

    Et maintenant, si tu le veux bien ?

    Suivons BHL en Géorgie, deux ans après son escapade en Espagne républicaine.

    (Tu vas voir, l’ambiance n’est pas vraiment la même : d’ailleurs les chars de l’armée russe, à la différence des canons de l’armée israélienne, ne font pas (du tout) un joli "champ".)

    Le voilà qui tombe, à peine arrivé, "à la hauteur d’Okami", sur un premier "officier russe".

    Jeune ?

    Sympa ?

    Républicain ?

    Peeeeenses-tu.

    On n’est pas le 17 juillet, d’une part.

    Le mec "a l’air d’avoir trop bu", d’autre part : qui aurait envie, dans ces conditions, de lui demander si des fois il n’organiserait pas, impromptu, la visite guidée, pour un penseur de gros niveau, d’une drôle de machine en forme de sous-marin ?

    Avec plein de jolis nécrans de guidage ?

    BHL, courageux, continue sa mission.

    Il progresse vers Gori (en songeant que la condition humaine est quand même riche en rebondissements), et tout d’un coup : voilà un nouvel "officier".

    Russe, toujours, évidemment.

    Un savant ?

    Plus sympa que martial ?

    Neuuuun : le mec "aboie".

    Un peu comme un chien, si tu veux.

    (Mais un peu seulement : je te rappelle, pour le cas où tu l’aurais oublié, que BHL a récemment fait valoir, dans un billet de soutien à son ami Val (de Charlie Hebdo), aimablement publié par Le Monde, que les "métaphores zoologiques (…) sont toujours la marque du fascisme".

    En sorte que si BHL énonce qu’un officier russe "aboie", il ne faut pas (du tout) y voir une métaphore zoologique, mais bien plutôt la description, méticuleuse (et antifasciste), de la bizarre manière que cet officier a de communiquer avec les philosophes.)

    De surcroît : cet officier-là est "bouffi d’importance et de vodka".

    Avoue que ça ne s’arrange pas : l’autre avait l’air bourré, celui-ci est bouffi d’alcool, est-ce que ça va continuer longtemps comme ça ?

    BHL continue sa mission, et voilà que déboule un "général Vyachislav Borisov".

    (Je me demande si c’est pas le nom d’un méchant, dans un James Bond.

    Ou si c’est une contrepèterie ?

    En tout cas c’est un nom qui fout salement les jetons, je te l’annonce.)

    Ivre, lui aussi ?

    Non.

    Cet officier-là ne boit pas (encore) : il fume, et "allume une cigarette dont l’allumette fait sursauter le petit tankiste blond qui s’était endormi dans sa tourelle".

    (Tu noteras que l’artilleur israélien est "jeune", alors que le tankiste russe est "petit".

    Et sinon, toi ?

    Tu aimes les films de gladiateurs ?)

    Naturellement, je n’ai aucune sympathie pour l’armée russe.

    Ca me fait de la peine d’avoir à le mentionner.

    Aucune sympathie, non plus, pour l’armée israélienne.

    Mais t’as vu comme c’est facile, en jouant sur (et avec) les mots, de nous rendre certains militaires plus et mieux aimables que d’autres - nonobstant qu’au bout de leurs canons, les civil(e)s saignent d’un même sang ?



  • Onegus onegus 21 août 2008 04:50

     Exclusif sur rue89 : choses vues dans la Syldavie en guerre, par BHL

     

    Après avoir raconté dans Le Monde son périple dans la Géorgie en guerre, l’intellectuel-voyageur est allé en Syldavie, où le conflit engagé par la Bordurie fait des ravages. Il nous a envoyé ce récit.

     

    Et me voilà sous le ciel morne de Klow. Sur le tarmac de cet aéroport désert, comme abandonné, je suis le seul Français. Les avions de la compagnie Syldair ont disparu. Un vieil ami syldave, d’un village ravagé de la vallée Wladir, m’accueille. Les bras ouverts.

    Et puis simplement, il chuchote comme s’il craignait que l’un de ces barbares, fils de la haine et du meurtre, ne l’entende : « Merci d’être là ». Je le regarde, cet homme, si grand, si élégant. Discrètement, je lui glisse une liasse de khôrs. Car sur son visage pourtant serein, je les devine, moi, je les sais, ces nuits d’effroi et ces réveils glauques au bruit des bombes.

    Je ne dis rien. Je ne vais pas commencer à lui raconter mes voyages auprès de Massoud au doux visage ou d’Izetbegovic immense résistant, auprès de ces guerriers de la liberté et du Bien pour lesquels j’ai parfois songé à prendre moi-même les armes. Mais je n’ai jamais supporté la guerre. Je ne dis rien mais il sait.

    « Monsieur Lévy, il faudra leur dire »

    On s’engouffre dans une voiture noire, direction Wladiri. Quelque chose me frappe et ne me lâchera plus durant ce séjour : le vide, l’absence des troupes syldaves. Je ne verrai jamais, durant ce séjour au bord du précipice, le moindre engin militaire syldave debout : tout a été carbonisé.

    Je ressens alors comme une certitude. La Syldavie, cette nation debout, cette nation fière, cette nation à défendre s’est sentie trahie et a renoncé. Pour qu’enfin, Européens et Américains, soyons face à notre responsabilité, à notre incapacité à la révolte face aux chars bordures.

    Les hommes que je croiserai plus tard auront ce regard hagard que je connais. Ce regard que partagent ceux qui ont vu la mort, le viol de masse, le pillage, les flammes. Ce regard qui parfois est le mien. Et cette scène, déchirante. Ce réfugié qui m’en rappelle un autre, me prend la main, me dépeint la sale guerre et me supplie : « Monsieur Lévy, il faudra leur dire ».

    Face à lui, un bougre d’officier de l’armée bordure écoute. Dépenaillé, puant l’alcool, ce diable a l’air ailleurs mais son visage respire la victoire. Il crache : « Eih bennek, eih blaveck ». Cette devise syldave devient obscène dans sa bouche édentée. Elle signifie : « J’y suis, j’y reste. »

    Entouré de véhicules militaires hurlants, je ne peux pas avancer vers Klow. Un officier bordure, dépenaillé et puant l’alcool, hurle qu’il ne laissera passer que ceux qui disposent d’une accréditation de cette Bordurie ivre de conquêtes et de ruines. Une Audi diplomatique -l’ambassade de Molvanie- m’embarque. A son bord, des Américains chargés de sortir les blessés de cette ville transformée en geôle pour ces hommes libres.

    La voiture file maintenant sur la route menant à Klow, à travers ce « royaume du pélican noir », autrefois joyau de la civilisation caucasienne. La journée est avancée, mais il n’y a personne dans ce désert de bombes et de terreur. Sauf les Bordures, apparitions dantesques et brutales. Tous ont des moustaches, à l’image de leur dictateur Plekszy-Gladz.

    J’interroge un général bordure, dépenaillé et puant l’alcool

    Un tankiste bordure, dépenaillé et puant l’alcool, qui parle un anglais hésitant me salue : « Welcome, mister Lévy. » Je hoche la tête en l’examinant : ses yeux, cernés de khôl, n’ont pas l’habitude des femmes. Les Bordures que je croiserai plus tard auront aussi ce regard de bête qui ne connaît pas la sensualité. Les femmes bordures… ces beautés pâles aux yeux immenses, emprisonnées, enfermées, grillagées, condamnées à l’obscurité sous des couches de toile sombre.

    J’interroge un général bordure, dépenaillé et puant l’alcool : pourquoi livrer cette guerre absurde à des innocents, pourquoi livrer une guerre contre le monde libre ? Il ne comprend pas. Il me montre des photos d’armes dont il souligne lourdement l’origine santhéodorienne. Il avoue alors :

    « Nous avons convoqué, à Szohôd [capitale de la Bordurie, ndlr], le ministre des Affaires étrangères d’Alcazar. Et il lui a été dit que, s’il continuait à fournir les Syldaves, nous continuerions, nous, de livrer le général Tapioca. »

    On me confie des blessées, une vieille femme et une femme enceinte. Victimes pathétiques et tragiques, visages pâlis et yeux immenses. Et ce fameux regard. Tout cela me rappelle cruellement la Bosnie. Et me ramène douloureusement à mon impuissance. A notre impuissance à tous, devrais-je écrire mais je porte cette mission à accomplir. Cette mission qui alourdit les épaules du juste que l’on nomme témoin. Je suis ce témoin. Je suis ici, dans cette guerre pour porter leur parole. Tout cela me semble lourd.

    Ottokar VI me livre la clé de cette guerre folle

    Il est deux heures. La nuit est avancée, mais dans le palais royal de Klow, nous discutons. Je dis ce que j’ai vu à mon jeune, brillant ami, philosophe et roi modeste, Ottokar VI, petit-fils de Muskar XII. Il boit dangereusement de nombreuses canettes de RedBull, cette boisson qui fait fureur dans un Occident trop pressé. Il me livre alors la clé de cette guerre folle :

    « J’étais en vacances, tranquillement en train de faire de faire des exercices. Or voilà que, dans la presse, je lis : ‘Préparatifs de guerre en Syldavie.’ »

    Son assistante, de jour comme de nuit, apporte des pêches. Elle est de la vallée du Moltus, vallée féconde en jeunes violonistes.

    Le lendemain, je retourne à Wladir. Les Bordures sont toujours là. Inlassablement, je reviens auprès d’Ottokar VI. A quatre heures du matin. Il n’y a pas de RedBull, seulement de l’eau de Klow. Seulement de la mélancolie. De la fatigue. Il a l’air cafardeux. Je comprends ce qui lui arrive : ce n’est pas comme cela, songe Otto, qu’on négocie. Ce n’est pas comme cela qu’on se conduit avec ses amis.

    Je suis saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu’attend la Syldavie

    Il est seul. Condoleezza Rice est passée, Nicolas Sarkozy aussi. Ils se tutoient mais dans les accords signés par les différentes parties -je les ai vus, annotés des mains mêmes des dirigeants- il n’y a aucune condamnation ferme de l’attaque dont a été victime la Syldavie. Il porte le plus lourd des chagrins : celui que provoquent les amis qui nous abandonnent.

    Nous évoquons son grand-père, Muskar XII. Héros de la Syldavie libre que Tintin et Milou, reporters oubliés des jeunes générations, avaient sauvée en retrouvant le sceptre indispensable à la démocratie et à la liberté (celui d’Ottokar Ier, libérateur du pays).

    Je me réfugie au bar de l’hôtel où je descends depuis vingt ans. Me revient en mémoire la question d’Ottokar VI : « Alors, supposez que vous êtes responsable d’un pays et que vous apprenez ça – vous faites quoi ? »

    Je passe ma main dans ma barbe folle de trois jours. J’ai oublié mon rasoir à Istanbul où j’ai lu les mémoires d’Atatürk, sur les rives du Bosphore :

    « Aussi longtemps qu’une nation ne possède pas une armée de culture, les victoires qu’elle peut remporter sur les champs de bataille ne peuvent aboutir à aucun résultat durable. »

    Je ne parviens plus à me délivrer de cette phrase. Je l’écris sur mes carnets pour qu’elle cesse de me hanter. En vain. Je suis alors saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu’attend la Syldavie.

    BHL (PCC : Zineb Dryef)

     



  • Onegus onegus 21 août 2008 04:14

     Quelques questions... 

    Le Sionisme est un mouvement né au 19ème siècle et ayant pour objectif la création d’un Etat Juif en Palestine, non ? Cet objectif a été atteint, non ? Donc, que signifie "être sioniste" aujourd’hui ? Vouloir un état plus grand ? Et par voie de conséquence, que veut dire être anti-sioniste aujourd’hui ? Vouloir la disparition de l’Etat juif ?

    Je pose ces questions sans aucune arrière pensée, car j’ai du mal à comprendre cette histoire de "sionistes/anti-sionistes".
    C’est un peu comme si un mouvement abolitionniste continuait à exister en France après la suppression de la peine de mort en 81...
    Il me semble que les objectifs du sionisme ont été atteints et que donc ce mouvement n’a plus de raison d’être.



  • Onegus onegus 21 août 2008 03:20

    @ Euphore33

    Merci pour ce petit best-of de l’entarteur...

    La réflexion du grand Desproges est sans appel et s’applique particulièrement bien au pauvre BHL :

    "C’est bien qu’on voit ça : la vraie nature des cuistres..." smiley

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