• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 3852 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 03:47

    Ici le fameux récitateur koweïtien Mashary Rached Al Afassy, psalmodiant selon différents modes de lecture pour une même sourate.

    Ici la première sourate du Coran : Al Fatiha, Le Prologue :


    Ici la 19ième sourate du Coran : Mariam, Marie :

    [les intonations entre différentes modes de lectures sont là très très marquées, distinguables même pour une oreille occidentale]


  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 03:13

    Le site islamway.com n’est pas en panne actuellement, il l’était plutôt lors de mon ancien échange de l’époque.

    J’essaierais de trouver un exemple, en y cherchant un récitateur lisant une même sourate dans différents styles de lectures.



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 03:01

    L’alphabet arabe comprend 28 lettres. Parmi ces 28 lettres il n’y a aucune voyelle. Toutes sont des consonnes.

    Les voyelles sont, en fait, marquées par des signes diacritiques. Les consonnes sont vocalisées grâce à leur agrémentation par plusieurs signes diacritiques, qui s’installent soit en dessus soit en dessous.

    Par contre, dans les 28 lettres de la langue arabe, il existe 3 singulères lettres qui jouent autant le rôle de consonnes que celui de demi-consonnes (= demi-voyelles).

    Ce sont : le Aleph, le Ya-e et le Waw.

    Quand ces lettres se trouvent dans la racine trilittère d’un mot, elles jouent le rôle de consonnes.

    Quand elles se trouvent au-delà de la racine trillitère d’un mot, elles jouent le rôle de demi-consonnes, servant à étendre la sonorisation des voyelles associées à la consonnne précédante.

    L’extention par le Aleph donne âââ. Celle par le Ya-e donne îîî. Et celle par le Waw donne ouuuuuuu.

    Revenons y aux fameux 1000 Aleph rajoutés par Al Hajjaj au Coran.

    En fait, figurez-vous, Al Hajjaj ne rajouta pas lesdits Aleph dans le corps du texte du Coran, non, aucun musulman n’oserait un tel sacrilège, mais il les rajouta plutôt en dehors du texte du Coran, sous format de signes diacritiques.

    Cela s’était passé au 7ième siècle.

    Pour mieux illustrer cela nous prendrons l’une des images appartenant à la dernières série (montrée précédement), celle d’un Coran du 15ième siècle, pour que vous puissiez y voir ces fameux Aleph ajoutés en dehors du texte, sous format de signes diacritiques.

    Remarquez ces Aleph dans le duplicata d’à droite.

    Tenez-y vous bien. En fait, tous les Coran, de tout temps, mêmes ceux modernes, respectent le dessin dit Othomon [en référence au Coran d’Uthman] [on ne parle pas là de la nature des polices employées pour la calligraphie] [mais plutôt de la typographie même de chaque mot], cela veut dire que de par tous les temps le corps du texte de tous les Coran est resté figé tel que irigé dans le Coran d’Uthman.



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 02:28

    Sur ces mêmes révélations, comme j’avais évoqué le gouverneur ommeyyade Al Hajjaj, stephanesh, après quelques recherches de sa part vint m’interpeller, pour me stipuler que ce même Al Hajjaj s’était targué d’avoir rajouté au Coran 1000 aleph [première lettre de l’alphabet arabe].

    Je ne dispose plus hélas de la transcription exacte de son interpellation, ni de la réponse que je lui avais rendue en conséquence, mais j’en improvisionnerais une nouvelle.

    Je la placerais une fois de plus dans la file principale.



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 02:12

    .
    La Fameuse Evolution du Coran

    Contrairement à ce que vous stipuliez (ainsi que les orientalistes vers lesquels vous faisiez des renvois), le premier codex du Coran - encore conservé en trois exemplaires (voir post principal précédant) - ne date pas de la période 120-150 de l’Hégire (ne radotez pas svp), mais bel et bien de l’an 25 de l’hégire, soit 15 ans après la mort du Prophète, du temps du Troisième Kalif Uthman Ibnu Abdel-Affâne ; ledit codex ne s’appelle pas Coran d’Uthman par pur hasard. smiley

    Voilà un excellent et riche site anglophone qui traite de la question des premiers manuscrits du Coran :

    Contrairement à ce qu’affirmait vos sources, le corps du texte du Coran n’évolua pas de façon progressive, c’est plutôt l’habillage du Coran qui fut progressif :

    • Phase et Forme 0 : lettres dépourvues de points et de signes diacritiques
    • Epoque :

      • il y a des manuscrits datant des premières années de l’hégire, avant la mort du prophète (mort au début de la 11ième année - soit en l’an 632) ;
      • Année 633 - Premier Codex Complet (disparu) : Coran d’Omar première année de la mort du prophète ;
      • Pour ces deux périodes voir le lien fournit in sus : The Qur’anic Manuscripts.

      • Année 646 - Codex Officiel : Coran d’Uthman 15 ans après la mort du prophète (se référer au post principal précédant) ;

      Exemples :

      • Format Initial
      • Malgré l’absence de points distinguant les lettres à graphie analogue, on peut reconnaitre les mots et les lire. Une personne ayant en plus d’une bonne maitrise de l’arabe une parfaite mémoire orale du Coran saurait le lire en toute aise.

        Avec des textes semblables on pourrait même inventer actuellement une sorte de jeux, consistant à tenter de lire et de positionner correctement les versets dans le corps du texte du Coran. Personnellement, j’y parviendrais aisément, même si je n’ai pas appris le Coran (je ne retiens que quelques courtes sourates // je souhaiterais plus tard l’apprendre en entier).

      • Format Tardif
      • Ce dernier format est un manuscrit à écriture cursive, est intermédiaire entre la Phase 0 et 1, il commence à intégrer de façon très minime quelques points ditinguant quelques lettres à graphie analogue. La lecture est encore plus aisée que la première.

    • Premier Habillage : Forme 0 + points distinguant les lettres à graphies analogues
    • Epoque : Al-Hajjaj Ibnu Yousouf Ath-Thaqafy, Gouverneur de l’Irak du temps du Kalifat Omeyyade de Damas (oups, je l’avais assimilé dans le post précédant à un abbasside) introduisit les points dans le Coran. Il vécut entre 661 et 702.

      Remarquez un détail : son règne n’était pas si éloigné de la date de rédaction du Codex d’Uthman en l’an 646. smiley

      Al-Hajjaj Ibnu Yousouf Ath-Thaqafy ne prit la résolution d’introduire lesdit points de marquage de lettres à graphie analogue qu’une fois que la langue et l’écriture arabes les avaient très bien absorbées.

      Exemples :

    • Deuxième Habillage : forme 1 + signes diacritiques
    • Epoque :

        Son installation n’a pas tardé par rapport à la première. Je ne possède pas pour l’instant la date précise. Les règles de la langue arabe furent codifiées et perfectionnées grâce au soin que les musulmans accordèrent au Coran, et à la sacralité qu’il lui vouèrent. Si dans l’époque anté-islamique, appellée jahiliya, càd (période de) "lourde ignorance" les arabes parlaient et héritaient d’une langue très subtile juste par voie orale traditionnelle, les arabes développèrent après l’Islam différentes sciences de la linguistique basées sur ce même héritage richement doté. La beauté littéraire du Coran ne s’écarte ni dudit riche héritage, ni de quelconque règle de la linguistique arabe, hautement sophistiquée, mais paradoxalement très très logique. Ceux qui prétendent que le Coran contient quelques erreurs de la linguistique arabe ont énormément tort : les bédoins de l’arabie auraient été les premiers à le remarquer si cela aurait été vrai, ainsi que les grands gramaticiens arabes de l’âge d’or islamique ; les polémistes orientalistes érgotent et exposent des inanités en ignorant complétement certaines régles linguistiques très particulières des plus complexes que contient le Coran dans certaines de ses parties.

      Exemples :

      Remarque Importante :

        C’est en ce stade (voire même avant) que se développèrent ce que l’on appelle : "Les Sept Ecritures du Coran".

        Par ce concept il n’est pas entendu qu’il y a 7 Coran différents, chaque possédant une écriture différente. Nooooon.

        Plutôt, c’est l’habillage des lettres en signes diacritiques qui s’était développé selon 7 styles différents. C’est à dire : on a le même texte, mais avec une lecture phonétique différente. Les variations de lectures sont assez minimes. Aucune n’est contradictoire avec les autres, mais au contraire, enrichit les autres lectures, en faisant ressortir des sens (de phrases) non pas alternatifs, mais complémentaires, s’enrichissant les uns les autres.

        Cela d’ailleurs fait partie des miracles linguistiques du Coran (il en a d’autres).

        Dans le monde islamique seules deux lectures sont utilisées (Naafi’ en Asie, et Warch au Maghreb)(il n’y a vraiment aucune différence notoire entre les deux) ; durant la prière certains brillants imams peuvent même jongler avec les deux. smiley

        Les autres formes de lectures sont employées principalement dans les arts d’exégèse, par la sollicitation de différentes règles de la linguistique, et accessoirement dans l’art de la psalmodie : il y a des récitateurs du Coran qui peuvent le psalmodié selon les règles d’art des 7 formes de lecture.

        Lesite islamway.com est en panne, autrement je vous aurez renvoyé vers des exemples des 7 lectures effectuées par un seul récitateur pour la même sourate, juste pour découvrir les différences d’intonnation entre les unes les autres.

    Voilà enfin un excellent site (de bases de données d’images), dans lequel vous pourrez accéder à peu près 170 exemplaires de pages d’ anciens Coran :

      Anciens Coran

      Vous pourrez consulter les différents détails historiques propres à chaque Coran, en cliquant sur chaque photo, puis sur l’option : Full Data.

      n’oubliez pas le fameux site Islamic Awareness : The Qur’anic Manuscripts ;

      et voilà une autre liste de photoss plus ou moins récentes.

    Cordialement.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv