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Paradisial

Paradisial

De loin, l’air hautain, en m’approchant, on découvre un être très altruiste. D’apparence infantile, ma jovialité est plutôt angélique. Mon coeur large m’invite à sourire au monde entier. Chevaleresque, j’ai également l’esprit du sacrifice. Scrupuleux, ma conscience m’est une amie fidèle. Exigeant envers moi-même, je le suis également envers les gens. Fin sans quelconque hypocrisie, ma galanterie est spontanée envers le monde entier. Seule exception : les arrogants me sont des êtres translucides, je ne les calcule jamais. Très sensible à la sensibilité des autres, je deviens impassible quand on veut trop abuser de la mienne. Calme, je ne permets pas à la bêtise humaine de me faire déchaîner. Mon majeur défaut est celui d’être perfectionniste.

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Derniers commentaires



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 02:01

    Un interlocuteur m’avait par le passé interpellé sur le fait que le Coran concaténé juste après la mort du prophète aurait évolué en moult versions.

    Ma réponse à lui sera livrée ci-dessous dans la file principale.



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 01:56

    .
    Les Manuscrits de Sanaa

    Quelle est cette fameuse toute miniscule polémique soulevée par l’orientaliste Gerd-Rüdiger (pseudo-islamologue bien intentionné) ?

    De quoi s’agit-il en fait ?!!!

    Je vous avais invité en haut à parcourir l’histoire de la naissance et de la concaténation du Premier Coran Ecrit, dit Coran d’Uthman, dont restent encore 3 exemplaires assez bien conservés (vous en avez vu éventuellement des photos). Et avait insisté sur la valeur du Coran dans sa forme orale (d’ailleurs Coran signifie lecture, élément lu), et l’importance de la mémoire orale collective qui permit de préserver le Coran dans le coeur des fidèles durant plus que 1400 ans, du vivant même du Prophète, jusqu’à nos jour ; des dizaines de milliers de gens connaissaient le Coran par coeur, aujourd’hui ils sont des millions.

    Que sont les Manuscrits de Sana’a ?

      En 1972, après de fortes pluies, un pan du mur de la Grande Mosquée de Sana’a s’est effondré. Des travaux sur la toiture mirent au jour des manuscrits qui avaient été cachés dans le plafond à une époque ancienne. Il s’agit de fragments sur parchemin et sur papier représentant environ un millier de volumes différents, dont les plus anciens remontent au premier siècle de l’Hégire. La plupart sont des extraits du Coran et offrent un intérêt considérable pour l’étude linguistique, religieuse et paléographique de la littérature des premiers siècles de l’Hégire et de la langue arabe.

      Des travaux de recherche sur les fragments enluminés et sur les reliures ont montré l’intérêt exceptionnel de cette collection. Les autorités yéménites s’accordent également pour voir dans la collection un monument historique d’une qualité patrimoniale exceptionnelle. A leur demande, une mission de l’UNESCO s’est rendue à Sana’a pour examiner la possibilité d’inscrire un projet pilote portant sur ces fragments dans le cadre du programme "Mémoire du monde" .

      Un comité national a été constitué, avec pour tâche de repérer les documents les plus pertinents. Un disque de démonstration portant sur un choix de manuscrits, dont des fragments coraniques, a été publié en coopération avec le Centre régional d’informatique et de génie logiciel (RITSEC) du Caire (Egypte). Ce CD-ROM contient une introduction à la calligraphie arabe illustrée au moyen des manuscrits yéménites et, en particulier, des fragments coraniques. Les descriptions et commentaires sont en anglais, en arabe et en français.

      Source de la citation : Site de l’UNESCO

    Voilà une série assez restreinte de photos desdits Manuscrits de Sana’a tirées d’une édition plus large publiée par l’UNESCO sur CD-Rom.

    La petite polémique soulevée par Gerd-Rüdiger :

    Ce chercheur, qui s’est autoproclamé islamologue, inventa une polémique sordide, selon laquelle il y aurait eut une autre version du Coran, différente du Coran d’Uthman, et ce en s’appuyant sur le simple fait qu’un seul feuillet, oui vous lisez bien, un seul feuillet des Manuscrits de Sana’a était UN palimpseste [définition wikipédia], càd un parchemin délavé dont on a effacé le texte premier pour reproduire un autre par dessus.

    Il serait légitime que l’on puisse s’interroger sur le nombre de ces palimpsestes. En tout cas on ne retrouve qu’une simple photo mise en circulation sur le net. En effet, elle montre un palimpseste. [je ne me rappelle plus d’ailleurs du site qui précisait qu’il n’y en avait qu’un, je ne l’avais pas jadis noté sinon je l’aurais posté également]

    Question : est-ce que la présence d’un palimpseste, voire de quelques uns de plus dans les Manuscrits de Sana’a prouverait que ledit coran serait différent du Coran d’Uthman ?

    La réponse est nooon, et ce pour différentes raisons :

    • la naissance du tout premier coran écrit, le Coran d’Uthman, est communément admise et historiquement connue (narrée et reprises par les premiers chroniqueurs musulmans) ;
    • l’origine même et l’histoire de la composition des Manuscrits de Sana’a demeure fort méconnue (c’est à peine si on se base sur une analyse calligraphique) ;
    • pour autant le contenu des manuscrits de Sanaa correspond in texto à celui du Coran d’Uthman ;
    • la présence de quelques palimpsestes dont le texte final correspond au Coran Officiel (bon, il n’y en a pas d’autres) est simple à expliquée :
    • à l’époque le papier n’existait pas, on se servait de différents supports pour graver des textes, des tablettes de pierre, des feuilles de palmiers, des os d’animeaux... ;

      se servir de parchemins était d’un grand et rare luxe ;

      à l’époque on n’écrivait pas avec des stylos munis d’effaceurs comme aujourd’hui ;

      dès qu’un parchemin était gâché par une erreur de transcription, tout le texte y figurant perdait de sa valeur, notamment s’il s’agissait d’un texte considéré comme sacré ;

      ne restait donc au scribe qu’une seule solution : laver le parchemin, pour en effacer totalement l’ancienne écriture (impossible de laver juste une partie du texte), puis reprendre le texte corrigé ;

    • Le Coran d’Uthman, produit sous l’autorité kalifale, en tant que Codex Officile et Impérial, ne pouvait (se permettre) de contenir de tels palimpsestes. Les cribes n’avaient pas à délaver les parchemins sur lesquels pouvaient se glisser leurs erreurs de transcription : un parchemin gâché était directement détruit par le feu ;
    • la présence de palimpsestes dans les manuscrits de Sanaa prouve que ces manuscrits ne furent pas produits par une institution aussi émérite que la commission établie par Uthman pour produire un Codex Officiel ; mais écrits juste par un scribe indépendant, à ressources limitées, contraint à laver ses parchemins pour corriger ses fautes ;
    • Gerd-Rüdiger prétend que les manuscrits de Sanaa ont été écrits sans signes diacritiques (indiquant les voyelles), ni points permettant de distinguer les lettres qui ont le même dessins, ce qui rendrait sa lecture difficile
    • Or là encore Gerd-Rüdiger se joue de l’ignorance du lectorat occidental, car le Coran d’Uthman lui non plus ne contient pas de signes diacritiques, ni de points. Les points avaient été rajoutés aux copies existantes du Coran d’Uthman plus tard, du temps de Al Hajjaj (un gouverneur abbaside). Si vous avez jetté un coup d’oeil sur les photos du Coran d’Uthman, vous remarquerais lesdits point rajouté et marqués ultérieurement dessus par une encre rouge.

      Quelqu’un qui maîtrise avec excellence la langue arabe, avec un peu d’effort peut lire ledit Coran d’Uthman ou les Manuscrit de Sanaa qu’ils portent des points ou non.

      Quant aux signes diacritiques, sachez que dans les cycles d’enseignement en langue arabe lesdits signes sont enlevés dès que l’on dépasse le primaire (càd dès que l’on a maîtrisé les premières règles élémentaires de l’arabe). Prenez un journal arabe, vous n’y retrouverez pas de signes diacritique. Un hébraisant saurait lire la Torah sans signes diacritique, il en est de même pour la lecture du Coran.

    • la différence de l’écriture calligraphique n’est pas un argument non plus sérieux pour arguer qu’il y est des versions différentes du Coran. Il y a des dizaines de styles de dessin calligraphique du Coran. Le plus célèbre parmi eux est le style dit l’Othoman ou Othmani (non pas en référence aux turcs, mais à Uthman, le Kalife qui instigua la rédaction du Codex Officiel). Les manuscrits de Sanaa sont écrits dans le style dit Hijazi (expression allusive au Héjaz). Dès que l’on maîtrise la lecture de l’arabe, on peut lire le Coran dans toutes les formes d’écritures (certaines restent assez spéciales et complexes) ;
    • Bref, Gerd-Rüdiger se joue de l’ignorance de son audience occidentale, en leur ramenant un peu d’exotisme et de sensationnel.


    Lectionnaire Araméen !

    Enfin, pour terminer, voilà une autre pirouette effectuée par un certain Theodor Nöldeke : il tenta de lire le Coran en araméen, pour soit-disant prouver qu’il n’était qu’un lectionnaire d’origine araméenne, en s’amusant à altérer les sens de certains mots.

    Répondre à une tentative aussi puérile est facile.

    Theodor Nöldeke est très ridicule lorsqu’il tente de lire le Coran en araméen. C’est comme il s’agirait de lire l’original espagnol de Don Quichotte en italien, parce que les deux langues espagnole et italienne sont apparentées (ayant des racines latines) et ayant presque les mêmes consonnances phonétiques. Pfff. Plus académique que c’est pirouettes serait encore plus ridicule.

    Comme le dirait Karl Zéro : ne vous fiez pas aux fausses polémiques (surtout celles pleine d’exotisme, dont vous ne pourrez vérifier l’inanité).




  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 01:46

    La toute dernière image pointait vers un ancien lien qui n’existe plus.

    Là voilà une fois le lien corrigé.

    Les textes qui suivront en bas (dans la file principale) seront des réponses aux différentes polémiques soulevées autour de l’histoire de la concaténation du Coran. Ce sont des reprises d’anciennes conversations.



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 01:27

    Quand on parle de mémoire orale collective, j’aimerai préciser que si j’ai tardé à réagir à cet article c’est que durant la soirée j’ai dû assister à une sorte de veillée coranique.

    Sinon, pour donner plus de précisions quant à l’importance de la mémoire orale collective, il faudra rappeller pas mal d’autres détails.

    Le Coran en effet ne s’est pas transmis que par le texte : même les aveugles pouvaient l’apprendre par coeur alors que le braille n’était pas encore inventé.

    Et de tout temps oh qu’elle a été importante ladite fameuse mémoire orale collective : il faut assister à l’imam se trompant durant la prière durant sa récitation, pour constater que son erreur est systématiquement corrigée par les fidèles.

    Ladite mémoire orale collective (du Coran) ne naquit pas après la mort du prophète, mais était déjà étendue de son vivant (s’enrichissant souvent durant les ramadans).

    La lecture psalmodiée se fait systématiquement par un seul récitateur devant un parterre d’auditeurs (voir exemple des deux vidéos, celle des deux enfants l’un pakistanais et l’autre du golf), dans toutes sortes d’occasions et de lieux ; elle prête beaucoup à la méditation, et affecte beaucoup le coeur et les sens, au point de faire pleurer des fois.

    En voilà une autre faite par un jeune indonésien, très très apaisante.

    Et en voilà une autre bellement illustrée, dont le montage est relié avec le contenu des versets, faite par un récitateur iranien. Lecture très très touchante pour le coeur là également.

    La lecture en groupe se fait pour créer une sorte de résonnance spirituelle collective : chaque jour dans les mosquées très tôt après la prière du lever de soleil, ou celle suivant le coucher, voire celle hebdomadaire avant la prière du vendredi, parfois dans des fêtes religieuses, dans les confrèries religieuses, dans certaines célébrations comme celles funéraires, les baptèmes... ; sinon à des fins d’apprentissage : les illétrés apprenant des léttrés, (dans les anciennes écoles coraniques) les jeunes enfants apprenant des moins jeunes, et les plus paresseux apprenant des plus avancés....

    La lecture personnelle peut être silencieuse ou à voix basse : en y recourt quand on veut méditer profondement le texte.

    La récitation durant la prière est assez sobre, on n’y psalmodie pas le Coran, mais on peut le lire d’une façon artistiquement modeste : elle aussi prête à méditation, et on y pleure aussi quand on est face à des versets qui font vibrer le coeur.

    Certains peuvent apprendre le Coran via une lecture silencieuse, d’autres par une lecture audible.

    ....



  • Paradisial Paradisial 23 janvier 2009 01:13

    .
    Histoire de la Concaténation du Coran

    Il existe trois exemplaire du premier Codex du Coran écrit au premier siècle de l’avénnement de l’Islam, non longtemps après le dècès du Prophète (que le Salut de Dieu soit sur lui), et ce par des gens qui lui furent contemporains.

    Ledit Coran s’appelle le Coran d’Uthman. Il en existe trois exemplaires conservés dans :

    • le Musée de Topkapi à Istambul ;
    • le Musée de Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan ;
    • La Mosquée Al-Hussein, au Caire.

    Etapes de la Concaténation du Coran :

    Du vivant du prophète le Coran était écrit sur différents supports.

    Le prophète avait 42 scribes dont les noms sont très bien connus (hé oui).

    Dès que le Prophète décéda (11ième année de l’Hégire), il devint impératif pour les premiers musulmans qui lui furent contemporains de conserver le Coran dans un seul codex.

    Du temps du Premier Kalif Abu Bakr As-Siddiq*, Omar Ibn Al Khattab (qui alla être le deuxième Kalif et qui fut l’un des meilleurs compagnons du Prophète) chargea un autre jeune compagnon, Zayd ibn thâbit qui était - à la fois - l’un des 42 scribes et l’un de ceux qui avaient mémorisé le Coran en entier, à présider une commision chargée de la concaténation du Coran sur la base des manuscrits composés du vivant du Prophète ainsi que grâce aux témoignages des différentes personnes contemporaines du Prophète qui avaient mémorisé le Coran par coeur.

    [* : les quatre premiers kalifs de l’Islam furent tous des contemporains et compagnons du prophète]

    Ce premier Coran s’appelle le Coran d’Omar.

    Un an plus tard, environ, Zayd ibn thâbit remis le fruit de son travail au Calife. Cette copie assemblée sur des feuillets va être gardée par les califes successifs (Abou Bakr, puis Omar).

    En l’an 643 (23ième année de l’Hégire, càd 12 ans après la mort du Prophète), Omar Ibn Al Khattab - agonisant - demanda que ladite copie soit remise à la fille d’Abou Bakr et veuve du Prophète : Hafça, le temps que soit désigné le Troisième Kalife.

    Uthman Ibn Al Affane (Troisième Kalife, et aussi l’un des proches amis du Prophète), confronté - dès sa première année au pouvoir - à l’expansion de l’empire musulman vers des terres initialement non arabophones (qui s’arabisèrent), chargea de nouveau le même ancien scribe du Prophète, Zayd ibn thâbit, de reconstituer derechef une nouvelle commission pour établir un Codex Officiel (pour tous le Kalifa) (car certaines contrées s’étaient mises à colporter oralement le Coran exprimé avec leurs accents locaux).

    Devant ladite expansion de l’Empire, Uthmâne décida disais-je de charger une seconde commission présidée par Zayd ibn Thâbit, de reproduire plusieurs exemplaires de la copie gardée jusque là par Hafsa (après l’avoir réétudiée une fois de plus). Chaque exemplaire fût envoyé à une province, accompagné d’un enseignant, parmi lesquels il y avait les plus jeunes et émérites compagnons (contemporains du Prophète), connaissant le Coran par coeur.

    Ceci fait, et afin d’éviter toute éventualité de divergence ou de confusion ultérieure, il ordonna à tout les détenteurs de copies personnelles (complètes ou partielles) du Coran de les détruire.

    Voilà quelques photos des trois copies du Coran d’Uthman encore conservés :

    Par contre, sachez que ce qui compte le plus ce n’est pas seulement le Coran dans sa forme écrite, mais surtout sa forme orale.

    La Mémoire Orale :

    La transmission du Coran s’est faite aussi grâce à la mémoire orale : le Coran est lu quotidiennement durant les 5 prières obligatoires, 7/7 et 365/365 jours, dans toute la planète, avec la même langue, et ce depuis voilà 1400 ans. Les musulmans effectuent aussi des prières dites surrogatoires (facultatives), au-delà des 5 prières obligatoires.

    Durant le ramadan les musulmans effectuent dans les mosquées des veillées religieuses durant lesquelles ils accomplissent des prières surrogatoires : certains y parviennent à retenir le Coran plus par rapport aux autres jours ordinaires, car durant le ramadan, il est récité de façon enchaînée (et non par bribes ou petites sourates), jusqu’à ce que sa lecture soit cloturée.

    L’attachement aux prières quotidiennes, ainsi qu’à celles surrogatoires (dont celles) du ramadan permit de préserver le Coran dans le coeur des fidèles (même chez ceux analphabètes parmi eux) (la mémoire orale des générations passées était plus forte que celle de nos jours). N’oublions pas non plus les générations qui apprirent (et qui apprennent encore) par coeur le Coran dès leur tendre enfance dans des écoles coraniques et/ou parallèlement dans les écoles publiques. De ces temps, en dehors même du cadre scolaire il y a des Instituts du Coran très modernes, acceuillant toutes sortes de gens, de tout âge, tous horizons confondus, allant du cordonier jusqu’au chirurgien et au professeur universitaire, femmes au foyer ou femmes salariées.

    Voilà les vidéos Youtube de deux enfants psalmodiant le Coran en public :

    Ce phénomène de mémoire orale collective est très important : dans la mosquée, durant la prière, quand il arrive à l’imam de se tromper ou à commettre une omission dans la récitation du Coran, on constate qu’il est systématiquement rectifié par plusieurs prieurs (de tous âges) qui connaissent par coeur le passage lu (même s’ils ne connaîtraient pas par coeur tout le Coran) (en dehors de l’imam il y a aussi ceux qui connaissent par coeur tout le Coran : des fidèles assez âgés, mais aussi des jeunes).

    Voudriez-vous écouter voire regarder des musulmans écoutant l’imam durant la prière (extraits tirés des longues prières surrogatoires du Ramadan) ?!!

    Voilà cet extrait sonore, les gens éclatent en sanglots, certes ce n’est pas sobre, moi-même je m’en étonne beaucoup (d’habitude les gens pleurent discrètement, mais là, certains se sont plus que lâchés), mais ne parviens pas à retenir mes larmes moi aussi : le passage récité par l’imam est bouleversant, aucune traduction du Coran ne saurait avoir un tel effet.

    Attendons, vous ne l’aurez pas tout de suite.

    Voilà le témoignage d’un occidental qui appris la langue arabe pour traduire le Coran :

      « Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chef-d’œuvres littéraires de l’humanité... Cette caractéristique particulière, cette « symphonie inimitable » - ainsi que le Croyant Pickthall décrit dans son Holy Book « dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes » - a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents ; ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit paraît terne et plat par rapport à l’original, somptueusement orné »

      The Koran Interpreted, London. Oxford University Press. 1964 p. X.

    Voilà enfin le morceau mp3, soyez curieux, écoutez ceci :

    Et notament vers la fin (certains se sont trop relâchés). smiley

    Extraits Video de prières surrogatoires durant le Ramadan :

    Enfin, Regardez cette photo qui vous étonnera pas mal (elle n’est pas truquée, je l’avais trouvée sur un site occidental). smiley


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