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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 18:41

    @ wrisya qui parle pour ne rien dire

    Citation : « La promotion de la culture c’est une préoccupation de riches. Quand les peuples en guerre, les crèves la faim vivront aussi également et équitablement que les autres et n’auront d’autres préoccupations que de monter une bibliothèque du patrimoine de l’humanité... »

    Donc, vu la culture qu’ils promeuvent, les Saoudiens, les Koweitis, les Qataris, sont de pauvres hères loqueteux. Quant aux Algériens, aux Turcs, aux Egyptiens, aux Tunisiens ou aux Marocains, se sont tous des « crève la faim ». Rien à dire, vous avez une réelle largesse d’esprit.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 18:33

    @ Ibraluz

    Je vous croyais plus large d’esprit que vous ne le montrez sur ce coup-là.

    Si vous voulez jouer au jeu de je-t’envoie-à-la-gueule-toutes-tes-saloperies, je vous en livre une de gratuite. Elle a été rapportée par un historien arabe, Ibn-el Athir. L’auteur illustre par un récit haut en couleur quelques-uns des faits d’armes du despote-usurpateur El Mansour, pilier de la dynastie omeyade de Cordoue (et grand tolérant devant l’Eternel puisque c’est la chanson à la mode aujourd’hui).

    Les évènements rapportés se passent au début du XIème siècle, soit à peu près à l’époque où la chrétienté tentait d’instituer la Trêve de Dieu, au concile de Toulouges : « Après chaque campagne, on dénombre les têtes coupées et, pour éblouir et terroriser les populations, on fait saler les têtes et on les envoie dans des couffins aux principales villes de l’Empire, où elles sont exposées en belle place. Après certaines batailles, elles formaient des tas tellement hauts que des cavaliers sur leurs montures pouvaient passer entre ces tas sans être vus. El Mansour, ayant battu les chrétiens de Léon, fit trente mille captifs et, par son ordre, les cadavres furent amoncelés et, du haut de ce tas sanglant, comme du haut d’un minaret, l’appel à la prière fut lancé par le muezzin... »

    Je pensais que vous auriez la subtilité de nous éviter ce genre de débat. Mais comme vous le voyez, si vous êtes intéressé, j’ai quelques munitions.

    Autre détail, savez-vous pourquoi Aigebelle ainsi que la plupart des monastères de l’arc méditerranéen et de la vallée du Rhône sont cachés au fond d’un vallon, quand ce n’est pas au flanc d’une montagne escarpée, c’est parce que les Arabes qu’on appelait alors les Maures venaient régulièrement les piller... Et pardi... Même chose avec les Turcs du côté du Mont Athos et des côtes dalmates.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 18:18

    @ Ceux qui auront envie de le lire

    Merci Cambronne. Tes interventions me sont allées droit au cœur. Tu ne peux pas savoir à quel point j’apprécie d’en savoir un peu plus sur ton parcours, car il me permet de relativiser bien des choses. Pendant longtemps, j’ai été un antimilitariste farouche. Il y a quelques années, un tournant dans ma vie m’a fait m’intéresser à l’histoire du Sahara, puis, par ricochets, à celle du Maghreb et de la Méditerranée, ce qui m’a fait en glaner au passage quelques bribes à propos de l’Afrique et du Proche Orient. J’ai alors découvert la richesse que l’on devait à l’armée française dans la connaissance de ces pays. J’ai planché sur les travaux du Cpt Augérias ou du Gal Gouraud et j’y ai appris des tas de choses que l’on ne m’avait jamais enseignées. Je me suis intéressé à Coppolani, à Faidherbe... Il m’est aussi arrivé plusieurs fois de consulter des documents aux Archives militaires de Vincennes et j’avoue que de voir un soldat me confier pour quelques heures de vieux dossiers poussiéreux qui portaient le poids de vies oubliées m’a souvent ému.

    J’ai aussi connu de vieux militaires remarquables parmi les membres de l’Amicale des Sahariens « La Rahla » ainsi que de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer. Je pense particulièrement à Jacques Augarde, ancien ministre de la IVème République qui a accompagné un groupe de goumiers de la Sicile à Berlin et qui a raconté cette histoire dans un livre lui aussi oublié : « Tabor ».

    Ces gens ne sont plus respectés aujourd’hui. On les conspue ou bien on les méprise. Et si, comme c’était le cas cette année, on fait un film sur les troupes d’Afrique du Nord qui ont délivré l’Europe de l’horreur nazie, on évite de leur rendre hommage comme si on avait peur de se salir...

    Je pense que ce sont toutes ces découvertes qui m’ont fait prendre conscience du terrible poison que les bien-pensants n’arrêtent pas de vouloir déverser dans nos consciences et ce sont elles qui m’ont donné envie d’essayer d’en réveiller quelques-unes.

    Merci à Bulgroz, Papy, Kelsatan, Jako et les autres. C’est sympa de voir que vous avez lu mon texte tel qu’il a été écrit.

    Je livre à votre sagacité un extrait d’une des lettres qu’un ex-méhariste, François Garbit, écrivait à sa mère, depuis la ville de Soueïda, le 10 août 1941 : « Depuis mon arrivée en Syrie, je me suis beaucoup documenté sur le drame qui divise en ce moment les Français. J’ai discuté avec des Vichystes intransigeants, avec des Vychistes aux idées larges, avec des ralliés. J’ai lu des journaux et des brochures Vychistes. Travail douloureux mais nécessaire. Je vous ai expliqué comment et pourquoi j’ai suivi le mouvement de la France Libre. Mais dans la décision que j’ai prise entre juin et août 1940 entrait, à côté du raisonnement, une large part d’instinct. Et il ne pouvait en être autrement étant donné le peu de renseignements sûrs et précis que nous avions sur les évènements. Il est des moments où il en est ainsi dans la vie. Si le Bien et le Mal étaient aussi différents d’aspect que le blanc et le noir, le choix serait plus facile. »

    François Garbit est mort en Syrie, à 31 ans, de la fièvre typhoïde.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 17:21

    @ l’auteur

    Je trouve votre article intéressant et juste sur bien des points. Sauf en ce qui concerne le terme de « terre des juifs ». Israël existe en tant que nation depuis 1948. C’est un fait que je ne conteste nullement. Mais Israël n’est pas plus une « terre de juifs » qu’une terre de Romains, de Grecs ou de Gentils. Hérode était Arabe. Bon. Et alors ? Aujourd’hui, ça n’a plus aucune importance, sinon on n’en sort plus.

    Israël a tout autant de justification à exister que la Côte d’Ivoire ou le Zimbabwe. Ni plus, ni moins. C’est à dire que ce pays est une invention politique du XXème siècle, créé dans des conditions qui lui sont spécifiques et dont il faut tenir compte. Mais la Palestine n’est ni la « Terre Promise » d’Israël ni la « Terre sacrée » des Arabes.

    C’est une reconnaissance internationale qui a permis l’apparition de cet état au coeur du monde arabe. Seul un règlement parrainé internationalement peut venir à bout des problèmes qui n’ont pas été pris en compte à cette époque et qui resurgissent sans cesse..

    Laisser Juifs et Arabes seuls, face à face, peut durer encore longtemps.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 8 août 2006 16:54

    @ Florian

    Ainsi sous votre plume les Français sont devenus subitement tolérants. Diable, ce n’est pourtant pas ce qu’on voit tous les jours dans ce forum. Dire que les hommes montreraient le chemin à la religion, est absurde. C’est méconnaître l’histoire de toutes les religions.

    Les religions ont façonné le monde notamment par le biais de l’enseignement qu’elles ont toujours cherché à contrôler dès l’enfance. Allez donc voir comment on apprend le Coran dans les villages berbères : par cœur et phonétiquement, sans que, bien souvent, l’enfant comprennent le sens des paroles, surtout dans un pays où l’on compte 48% d’analphabètes. Vous allez dire qu’on faisait pareil autrefois avec le « Credo » ou le « Confiteor » dans nos campagnes. Oui, mais ces courtes prières n’avaient pas grand-chose à voir avec des chapitres entiers de la Bible. D’autre part, il me semble qu’aucun ecclésiastique ne s’est jamais mis en tête d’apprendre à un enfant la totalité d’un Evangile en grec ou en araméen, ni même en latin.

    L’Europe, et en particulier la France, se sont peu à peu détachées de la religion telle qu’elle avait fonctionné pendant des siècles. Mais n’est-ce pas précisément parce que, dans cette religion qui avait su réaliser, plus ou moins, l’unité culturelle de ce continent, il y avait un puissant ferment philosophique qui lui a permis de se détacher peu à peu des contraintes qui lui étaient imposées par le pouvoir religieux ? Sans parler de l’absence de règles contraignantes concernant ses rites, absence qui a permis un glissement progressif vers d’autres modes d’expression.

    On pourrait étendre le principe (et ceci a été fait bien avant moi) à propos de la colonisation. L’administration coloniale apportant dans les pays contrôlés, à la fois les outils de leur domination, mais aussi la plupart de ceux qui, plus tard, ont été utilisés pour leur libération.

    Voyez les difficultés à réformer la société indienne. Ainsi, au début du XXIème siècle, l’acceptation par la quasi-totalité de la communauté hindoue (et par certains d’entre nous) d’une caste d’intouchables reste une monstruosité à l’échelle de la planète, un crime idéologique contre l’humanité. Même si on met en avant le fait qu’aujourd’hui certains de ses membres accèdent à la richesse et, par la députation, jusqu’aux antichambres du pouvoir. Y aurait-il un tel système chez nous que vous seriez le premier à hurler (avec raison) pour nous faire passer pour les pires salopards de la terre. Mais ce principe « humaniste » fonctionne pour vous dans un « ailleurs » bien commode à gérer.

    L’intolérance des extrémistes n’est pas, comme vous le dites, uniquement le fait d’« événements historiques qui ont petit à petit opposés certaines populations : colonisation, création d’Israël, guerre froide, déséquilibre du partage des richesses, guerres séculaires... » Toujours cette obsession de faire reposer le poids de ses fautes sur les autres (peut-être l’absence de l’apprentissage de « l’examen de conscience » et la contrition... à voir).

    Il n’a jamais existé de coexistence entre les religions, sauf quand elles se font fait doubler sur le plan de l’humanisme dont elles croyaient avoir le monopole. Cessez donc de brandir ce mythe qu’aucun fait historique sérieux ne peut venir étayer. Et si vous me parlez de l’Andalousie, je vous raconterai quelques bonnes histoires à propos de ce « paradis de la tolérance ».

    Les religions dites du Livre se sont toutes montrées coupables de mensonges, de manipulations, et d’exactions plus ou moins violentes en fonction du rapport de force dans lequel elles ont évolué.

    Et pour ce qui est de votre dernier conseil d’être « tolérant avec les intolérants » j’espère simplement que vous êtes capable, chaque jour, de l’appliquer à vous-mêmes, notamment quand on vient hurler pendant des heures, la nuit, sous vos fenêtres, quand vous retrouvez votre voiture brûlée au moment d’aller travailler, quand vous voyez des individus jeter leurs détritus dans la rue en criant « qu’ils en ont rien à foutre puisqu’il y a des services pour ça », où quand ils font du patin à roulettes au pied d’un monument aux Morts. Et puis, une fois cet apprentissage de la tolérance minutieusement peaufiné, vous en viendrez sans doute à tolérer ces gentils plaisantins qui font leur apprentissage dans les caves avec des filles un peu trop récalcitrantes, et les futurs metteurs en scène qui filment leurs attaques sauvages sur leurs portables et les mettent sur Internet.

    Mais jusqu’à quand serez-vous en mesure de le faire ?

    PS - Dites à M. Red, si vous le rencontrez au détour de ce fil, qu’il est inutile qu’il perde son temps à m’adresser la parole. Ses propos ne m’intéressent pas. Qu’il déblatère comme il veut sur mon compte, ça ne me dérange pas le moins du monde, mais qu’il ne compte pas sur moi pour entretenir son délire.

    Patrick Adam

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