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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 7 septembre 2006 09:27

    @ Silent Bob

    D’accord avec vous, les « sans-papiers » sont des clandestins et doivent être considérés comme tels.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 7 septembre 2006 09:25

    M. Reboul.

    Quel professeur de philosophie avez-vous été ? Je vous cite : "Je considère qu vous faites de votre lieu de résidence, non pas une affaire privée mais un élément essentiel de votre présentation publique en tant qu’auteur des textes que vous publiez. Il s’agit donc d’une invite, adressée à vos lecteurs, à interpréter ces derniers, voire à les qualifier, en tenant compte de cette information. C’est tout à fait votre droit, mais cela vous interdit logiquement de refuser que j’utilise cette invite manifestement publique pour commenter d’une manière d’ailleurs doucement ironique vos propos. Bien sûr, j’ai fait mention de ma situation pour présenter mes textes au lecteur et ce pour donner une référence des plus sérieuses à ce que j’écris. Je ne vous ai pas reproché de l’avoir relevé. Je vous ai reproché d’avoir comparé cette situation avec celle que connaitrait un immigré en France en parlant de « réciprocité ». Ridicule et manipulateur. Je vis dans un rayon de désert de 225 km dans lequel je suis le seul Européen civil. Alors cherchez la réciprocité où vous voudrez, mais à moins d’aller au Kalahari, je ne crois pas que vous puissiez la trouver quelque part en Europe. Alors si vous voulez parlez de ce que je vis, tant que je ne vous ai pas communiqué de renseignents sur ce sujet, (ce que je ne suis pas prêt de faire) abstenez-vous.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 7 septembre 2006 09:15

    M. Reboul.

    I - Vous n’avez pas le droit de faire une comparaison avec la situation des immigrés en France et la mienne au Sahara. Ca s’appelle de la manipulation. Ce que je vis ici ne ressemble en rien à ce que peuvent vivre la plupart des immigrés en France. Sachez que chaque jour, je me sens PRIVILEGIE, par rapport à ce que je vis. Ce qui est loin d’être le cas de nombreux immigrés africains que je vois risquer leur vie sur la côte africaine et au coeur du désert. Je vous le redis donc, tant que vous ne saurez rien de ma vie, vous n’avez pas le droit d’y faire allusion. C’est un procédé indigne d’un formateur.

    II - Pour ce qui est de l’Espagne. Là aussi vous mélangez des situations qui ne sont pas comparables. L’Espagne vient de régulariser 800 000 immigrés. Pourquoi ? Premièrement parce que le décollage économique de ce pays, qui doit énormément à des fonds européens, a occasionné un transfert de compétence dans la population. Notre décollage économique étant bien plus ancien, nous n’avons pas connu un tel transfert ces dernières années, donc nous n’avons pas libéré ou créé suffisamment de postes pour ouvrir les vannes à tous les laissés pour compte (et aux autres...)Deuxièmement, avant cette régularisation massive, l’Espagne comptait moins d’un million d’immigrés sur son sol, alors que la France en compte cinq fois plus, et dix fois plus si on comptabilisait les nouveaux « Français » de la carte de séjour. Pensez-vous que la France puisse accueilir elle aussi 800 000 nouveaux migrants ? Si vous avez des principes, c’est pour appliquer une telle solution « libérale » que vous devriez vous battre.

    Mr zapatero a des morts sur la conscience. Tous les Africains qui, depuis la « bonne nouvelle » des régularisations a créé un puissant appel d’air. Résultat, des dizaines de cadavres dans la mer. Bientôt plus que durant la dernière guerre du Liban... Ca ne vous indigne pas ? Moi oui !

    III - Vous parlez d’immigrés qui assurent les « métiers hospitaliers et pas seulement »subalternes« . Allez-vous prétendre qu’on engage des sans papiers dans les hôpitaux ? Une fois de plus, vous mélangez tout. Les immigrés »façon Sarko" donc choisis, et les clandestins qui font de la garderie ou des petits boulots pendant que les bobos vont au théâtre.

    IV - Vous dites que « Le problème économique réside donc dans le travail noir et la clandestinité et non dans la présence d’immigrés qui occupent des postes que refuseraient des »français de souche". Vous parlez de façon irresponsable. Nous sommes avec l’immigration devant le même problème qu’avec la drogue. La droque, on n’arrivera jamais à l’éradiquer. L’humain est ainsi fait. Il fabrique des tas de produits pour améliorer son sort. Et la faiblesse humaine fait le reste.

    L’immigration, c’est pareil. Le flot en gonflera toujours plus devant la poussée démographique que connaît l’Afrique totalement irresponsable devant ce problème crucial pour l’avenir de la planète. Lutter contre la drogue, c’est casser des circuits, établir des contrôles, faire la chasse aux passeurs et aux dealeurs. Faut-il baisser les bras sous prétexte que le flot ne s’arrêtera pas ?

    A ce sujet, je vous signale que l’Espagne est depuis longtemps le plus grand pourvoyeur de drogue de l’Europe. Et que tous les trafics qu’elle autorise sur son sol n’est pas sans lui donner quelques points de croissance devant lesquels nos « économistes de salon » s’extasient chaque jour.

    V - Vous parlez de « soi-disant clandestins » alors c’est quoi pour vous des « vrais clandestins » ? Il n’y aurait donc pas de différence pour ceux qui se situent de chaque côté de la frontière de la loi ? C’est donc la loi de la jungle qui devrait prévaloir ? Heureusement que vous êtes à la retraite, car si vous deviez enseigner de tels pricipes à vos élèves, je doute que vous développeriez leur sens civique.

    VI - Pour ce qui est du racisme, la meilleure façon de lutter contre est de dire la vérité à tout le mponde, Français et immigrés, et non de manipuler un discours à sens unique. Les immigrés ne sont ni des crimiels ni des parasites. Vous êtes insultant et stupide de parler ainsi. Rien dans mes propos ne justife votre assertion infondée.

    L’immigration est un phénomène qui remonte à la plus haute antiquité. Vous ne m’apprenez rien. D’autant que je vis dans un pays où j’ai étudié la puissance de ce phénomène jusqu’à des époques récentes. Autrefois ce sont des tribus qui se déplaçaient en bloc, parfois des peuples entiers. Cette immigration n’a plus court, alors pas la peine de la ressortir pour parler de celle que nous connaissons aujourd’hui.

    Si un individu prend le risque d’affronter l’illégalité (pourquoi pas - je ne lui consteste pas ce droit) il doit savoir qu’il prend un risque et qu’il peut en subir les conséquences s’il se fait prendre, sous respect de sa dignité. S’il sait qu’une fois sur place, il lui suffira de manipuler les « bonnes âmes » et les médias complaisants pour pouvoir profiter de tous les avantages des citoyens de « souche », votre moralité sera toujours des plus douteuses. Les Français en ont assez d’entendre de tels discours irresponsables.

    Vous vous dites libéral. Je ne le suis pas. Je suis pour que toute société se dote de principes politiques, philosophiques et économiques avec pour objectif d’assurer le maximum de mobilité à ceux qui décident de vivre dans et avec ces principes. Que vous le vouliez ou non, un immigré n’est pas un citoyen comme un autre. Il est donc normal que la société s’assure de son désir d’intégration et lui demande de subir quelques contraintes s’il veut le devenir. Vous cultivez la facilité morale. Moi j’aimerais cultiver l’exigence morale.

    VII - L’immigré peut être un plus pour la société qui l’accueille dans des conditions décentes et avec un véritable projet d’installation. Or, la plupart des immigrés clandestins n’ont aucun projet d’installation ni même un projet de vie. Il cherchent de l’argent rapide, facile, dont ils envoient la plus grande part au bled. Pour ce faire, ils sont obligés de s’entasser dans des chambres sordisdes, pour pouvoir se construire une ou plusieurs villas au bled. Je pourrai vous donner des milliers d’exemples de ce phénomène qui, de plus, détruit sauvagement les qualités intrinsèques de l’habitat local.

    Là aussi, vous ne connaissez rien sur ce que rapporte le transfert des immigrés dans leur pays : des sommes colossales qui ne servent à rien, simplement au prestige de celui qui peut montrer aux autres qu’il a réussi. Ce qui créé de nouvelles tensions. Allez voir comment un fils d’immigré est reçu au bled. O s’il vient avec une voiture qui brille un peu trop, on lui crache dessus, et il se fait racketter sur les routes par les gendarmes, les policiers et les petits caïds du coin. Renseignez-vous M. Reboul, et sortez de vos généralités et de vos « rapports officiels » qui ne représentent rien de la réalité.

    VIII - Dernier point : « Les flux migratoires constituent probablement la seule loi naturelle dans l’histoire humaine. Toute l’humanité vient d’Afrique ! » Et alors, il faut assurer des pensions aux decendants de Lucie ou de Toumaï ? De tels arguments sont ridicules. Et vous ajoutez : « Les flux migratoires constituent probablement la seule loi naturelle dans l’histoire humaine. » Faux. Archi faux. La première loi naturelle de l’espèce humaine prise collectivement, est celle (ou celles) qui ont régi pendant des millions d’années la formation de clans ou de tribus. Le phénomène d’émigration n’a pu apparaître qu’une fois constitué d’importants groupes de population, à moins que vous ne confondiez l’émigration avec un déplacement de famille de cueilleurs-chasseurs quand un territoire conquis de haute lutte n’assure plus sa subsistance.

    A noter que si le déplacement de population est un fait historique, l’honnêteté devrait vous faire remarquer qu’il s’est toujours accompagné d’un mouvement sousjacent de résistance de la part des populations qui avaient à en subir des conséquences. Mais je le répète, ces mouvements n’ont plus rien à voir avec l’immigration telle que nous la connaissons aujourd’hui. Alors cessons de faire parler l’histoire pour la détourner inutilement.

    IX - Je pense que la meilleure façon de mettre un frein à l’immigration clandestine est d’interdire tout regroupement familial et de n’accepter que des familles ayant un vrai projet d’intégration avec possibilité de naturalisation rapide. Chirac porte une lourde responsabilité sur ce sujet mais il n’est pas le seul. Je pense notamment aux propos irresponsables de Tahar ben Jelloun, à l’époque. Difficile de faire plus démago.

    D’après votre discours libéral, un immigré est un travailleur qui vient se mettre au service d’un employeur et qui, en échange, en reçoit normalement un salaire. Alors restons-en là. Installons dignement cet immigré, contrôlons les patrons indélicats et les marchands de sommeil (on n’en parle jamais de ces gens-là), traquons les passeurs mafieux. Qu’un immigré consacre deux ou trois ans (ou plus s’il le souhaite) de sa vie à une expérience d’intégration véritable et non pas à une tentative de reconstituer chez nous du bled ou de la brousse qu’il a quittés. Croyez-vous sérieusement que les images qui nous viennent aujourd’hui de Cachan montrent un véritable désir d’intégration ? Le bon sens des Français n’est pas prêt à l’admettre. Vous trouvez sans doute ces images émouvantes, moi je les trouve dégradandes, d’une auto-dégradation volontaire. Il est monstreux de mêler des enfants à un tel phénomène de récupération.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 7 septembre 2006 00:28

    @ M. Reboul

    A vous relire, je vais en rajouter une couche car vous le méritez. Vous êtes un professeur moralisateur que je n’aurais pas aimé rencontrer sur ma route, car avec vous je n’aurais jamais eu le goût d’appendre qui m’a guidé tout au long de ma vie, sans diplome, sans certification d’aucune sorte mais fort aujourd’hui d’une expérience à laquelle, je suis sûr, vous ne pourriez prétendre..

    Vous écrivez sans même vous rendre compte de la stupidité des « idées » que vous agitez comme des grelots au cou d’un âne sicilien (et encore, les ânes siciliens sont parmi les meilleurs du monde) : « Nous tolèrons bien les loups et les ours. Pourquoi pas des hommes et des femmes qui ne nous veulent aucun mal, sinon travailler pour nous à des conditions que nous n’accepterions pas. Luttons plutôt contre l’exploitation qu’ils subissent et obligeons les employeurs à les traiter dignement en leur donnant un statut de droit » Ca signifie quoi exactement ce statut ? Ce sont les employeurs qui vont désormais octroyer des papiers aux clandestins ? Exactement comme autrefois les esclavagistes que vous dénoncez quand ils signaient des « contrats de propriété ». Alors, c’est quoi cette lutte contre l’exploitation ? Vous allez organiser des tours de garde pour voir si ces patrons « indélicats » remplissent bien leurs « obligations » ?

    Des mots, des mots, des mots. Vous êtes sinistre M. Reboul. Et vous tournez en rond comme ça depuis des lustres, en nous renvoyant sans cesse 42 à la figure. Mais qu’auriez-vous fait en 42 ? Des leçons de morale à la Gestapo ?

    Vous enfilez des clichés pris à la télévision de réalités que vous ne connaissez pas. Avez-vous traversé les zones de productions des fruits et légumes en Espagne. Savez-vous comment y vit la population immigrée et les problèmes de réel racisme qu’elle y rencontre. Avez-vous une idée de l’impact sur l’environnement des mers de serres couvertes de plastique qui ont été déployées dans la région de Valence, d’Alméria, de Malaga, de Cordoue ? Savez-vous comment l’Europe a financé une mer d’oliviers qui s’étend de Grenade à Madrid, et qui permet aux Espagnols de vendre leurs olives aux huileries marocaines en ruinant tous les petits producteurs de ce pays. Savez-vous comment les Espagnols raclent tous les fonds marins de la Méditerranée et des côtes africaines ?

    Pitié M. Reboul, cessez de parler de choses que vous ne connaissez pas. Le BTP... Qu’est ce que vous connaissez du BTP ? Faites des cours de morale abstraits si ça vous chante, mais ne donnez aucun exemple. Et pour ce qui est de ma « recette humaine pour éviter les expulsions d’enfants hard » elle est simple : la loi, dans la dignité des personnes. Vous leur enseignez quoi à vos élèves ? A devenir des hors-la-loi et à cracher sur ceux qui veulent la faire respecter ?

    Quant à ma vie dans le désert marocain, je ne vous donne aucun droit d’y faire allusion. Vous ne savez pas dans quelles conditions j’y vis. Alors fermez-la !

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 6 septembre 2006 21:58

    @ Sylvain Reboul

    Ne parlez pas inconsidéremment d’un secteur que vous n’avez pas l’air de connaître et que je connais particlièrement bien, celui du bâtiment. Tout ce que j’ai décrit dans cette profession est parfaitement exact. Pour vous, en tant que professeur, le bâtiment c’est le BTP... Un concept qui regroupe des réalités très différentes les unes des autres.

    De même que l’agriculture des exploitations de 800 ha et celle des petites fermes de campagne n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Le bâtiment ce sont quelques grands groupes qui se partagent le gâteau des infrastructures et des grands chantiers (il y a une raison à ça : le matériel très coûteux et la main d’oeuvre hyperspécialisée), mais le secteur qui emploie plus de main d’oeuvre et dans lequel on trouve beaucoup de travail au noir est celui de la rénovation. Et c’est celui-là dont parlait Josiane Balasko. On trouve très peu de clandestins sur les grands chantiers, sauf à la fin des travaux, quand il est fait appel à des entreprises spécialisées dans les petites finitions.

    Vous confondez le discours que l’on entend dans les médias à propos des chantiers navals et du BTP dans son ensemble Rien à voir avec la réalité. Patrick Adam

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