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Patrick Adam

Patrick Adam

55 ans - Résident dans l’ex Rio de Oro, aujourd’hui Sahara marocain. Chercheur autodidacte intéressé à l’histoire de l’Ouest saharien et du Maghreb. Spécialiste du raid de Michel Vieuchange, jeune Français mort en 1930 à son retour de Smara, cité interdite du désert, et dont les Carnets de route, préfacés par P. Claudel, ont connu leur heure de gloire avant de sombrer dans l’oubli. Auteur de différents articles sur le sujet et d’un ouvrage paru en février 2006, aux éditions L’Harmattan, intitulé : "De Smara à Smara".
 [décédé début décembre 2006]
 

Tableau de bord

  • Premier article le 07/02/2006
  • Modérateur depuis le 27/02/2006
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Derniers commentaires



  • Patrick Adam Patrick Adam 2 septembre 2006 18:09

    @ Cambronne

    Salut l’ami. Bon, je vois que t’as pas trop tapé sur le Vercors. Le tremblement de terre a eu lieu du côté de San Remo (force 4,2). Ca me rassure.

    Oui Bayrou est un type bien mais ça ne suffit pas en politique, sinon ça se saurait. Pour ce qui est de Mitterand candidat et de Mitterrand président, je pense là aussi qu’il a eu, dans l’opposition, une stratégie digne d’un homme d’état : 25 ans d’opposition alors qu’il aurait pu se rallier à tous les faiseurs de rois, peu d’hommes politiques conscients de leur capacité auraient tenu le coup. Mettre De Gaulle en balotage en 64, c’était déjà pas mal. S’effacer derrière Defferre et Mendès, aussi. C’était lever une hypothèque pour plus tard et c’était surtout s’offrir la possibilité de férrer une jour le PC. Et pendant tout ce temps, avoir raison contre ses amis, je trouve que ça démontre une lucidité hors pair, une véritable intelligence de la France, une mécanique du cerveau particulièrement bien rôdée. S’il devait y avoir un musée de l’intelligence, je pense qu’il devrait y figurer parmi les grandes personnalités de la seconde moitié du XX ème siècle. L’entendre parler était un pur plaisir qui valait largement une soirée à la Comédie Française.

    Sarko est inquiétant. A Neuilly, il a montré qu’il ne voulait prendre aucun risque et au Conseil Général du coin il a fait pareil dans le fauteuil à Pasqua, quitte à laisser tomber tout le monde quand ça sentait le roussis. C’est un bernard l’hermite. C’est en ça que c’est le digne héritier de Chirac. Les cadavres tombent comme des mouches derrière eux, et ils ont la rancune plutôt tenace. Et je te dis, un homme capable de s’allier avec le diable (l’UOIF) est franchement dangereux.

    Vois l’erreur que commet chirac en ce moment avec la Syrie. Oui, les Syriens ont sans doute fait assassiner son vieux copain (et pourvoyeur de fonds) Hariri. Mais la logique et l’intérêt de la France (et du Liban en ce moment) serait qu’il prenne langue (et pas Jack Lang) avec ce pays par des voies détournées pour tenter de le désolidariser un tant soit peu de lran. En l’isolant, il l’envoie pieds et poings liés du côté de Téhéran et ce n’est pas très bon pour nos soldats ni pour la suite des opérations. Et tout ça par rancune personnelle. En politique, la rancune n’est jamais bonne. Surtout quand, en face, on connaît ton ressort psychologique et qu’on sait qu’il n’y a qu’à appuyer sur un bouton pour obtenir la réaction recherchée.

    Vois Mitterrand avec Thatcher. La haine était patente. La rancune non. Et ils ont fait le tunnel sous la Manche et pour les Malouines Mitterrand a su trouver les mots qu’il fallait, alors que tous les tiers-mondistes patentés attendaient de lui qu’il soutienne la « malheureuse » argentine des généraux aux mains couvertes de sang, sous prétexte que c’étaient les « faibles » du conflit.

    L’erreur de Mitterrand a été de croire que la Vème ne marcherait pas, que les Français, toujours râleurs, s’en débarrasseraient après l’avoir essayée pendant quelques années. Quand il a compris qu’il s’était planté, il s’est mis à reconquérir le chemin perdu en forgeant les alliances nécessaires pour parvenir au pouvoir, et en les éliminant dès qu’il l’a jugé possible. Vois le chemin de Rocard. Aujourd’hui rabougri aigri qui voudrait continuer à faire la danse du ventre alors qu’il semble atteint de parkinson. Qui donc pourrait avoir envie de lui donner le pouvoir ? En 88, Mitterrand faisait se lever la jeunesse et quand il mort, à la Bastille, c’étaient aussi les jeunes qui était là à écouter du Goreski qous la pluie, pas les caciques du parti qui sont passés froids comme des généraux en haut des murs du Kremlin. Je le sais. J’y étais. Et certains des jeunes qui étaient là, ce sont ceux que Sarko veut kärchériser aujourd’hui. Les mots... Cambronne. Les mots... Words... Words... Words... C’est la matière première des hommes politiques. J’attends d’eux qu’ils s’en servent bien. Et le réalisme me fait ajouter : à d’autres pour ce qui est de faire le sale boulot.

    Bien à toi. Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 2 septembre 2006 17:26

    @ musulman « présumé » libre

    Une chose que la vie m’a apprise, c’est de savoir m’adapter à mon environnement. Quand je parle avec des gens cultivés et intelligents, dans la mesure de mes modestes moyens intellectuels, j’essaie de me mettre à leur hauteur. Quand je parle à des animaux familiers, j’arrive généralement, juste avec le regard, à me faire comprendre d’eux. Et quand je parle à des ignares qui veulent péter plus haut que leur c.. (désolé mais en français je ne connais pas d’autre expression) là aussi, commevous avez pu vous en rendre compte, je m’adapte.

    Le jour où vous serez capable d’aligner deux lignes dans lesquelles on pourra pêcher une idée originale, passez donc me voir...

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 2 septembre 2006 13:19

    @ zen

    Ravi d’avoir votre accord sur un sujet aussi important. Le seul énoncé qu’un pays devrait être géré comme une entreprise a le don de me faire frémir ou de ruer dans les brancards. Quel idéal à donner à la jeunesse ??? Celui de prendre des actions sur les secteurs qui marchent et de refiler les autres à ceux qui sont prêts à gober n’importe quoi....

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 2 septembre 2006 11:27

    @ l’auteur

    Vous vous interrogez : « pourquoi la démocratie et le droit de vote ne se sont-ils pas étendus à l’ensemble de la société ? Pour moi, il y a une réponse évidente : ça ne fonctionne pas. Et pourquoi ça ne fonctionne pas ? Parce que voter revient toujours à choisir entre deux possibilités... comme si le monde était blanc ou noir. »

    Et vous concluez : « Dans le business, ce n’est jamais comme cela. Dans la société ce n’est pas comme cela non plus. Les situations sont complexes, les questions ne sont jamais binaires, les solutions jamais évidentes. Il faut essayer des réponses, accepter de se tromper, faire marche arrière, repartir dans une autre direction. Il faut, en quelque sorte, imiter l’évolution biologique. Il n’y a jamais de question ni de réponse toute faite dans un monde complexe. »

    L’intention est louable, sauf que la médecine risque fort de ne pas apporter de solution meilleure que le mal. Car par quels mécanismes adaptés à des millions d’individualités contraintes par une notion du temps qui se raccourcit chaque jour un peu plus, peut-on imiter le biologique qui fonctionne sur des échantillons restreints et dans un temps illimité.

    Plus loin vous dites : « Dans une entreprise, quand un problème se pose, les gens compétents se réunissent et essaient de trouver une solution. En démocratie, on demande à tout le monde de donner un avis. C’est absurde. » C’est un hymne au fascime que vous entonnez là. Hymne à l’élite, et à ceux qui s’engagent (même si ce sont les pires crapules ?). Le peuple serait-il privé de bon sens ? De la notion de justice ? D’une conscience collective ? Fichtre. Vous me glacez le sang... Et votre propention à revenir sans cesse à ce qui se passe au sein des entreprises n’est pas faite pour me rassurer.

    Croyez-vous réellement qu’un pays se gère comme une entreprise, avec des experts à chaque étage et un cloisonnement étanche déterminé par les « compétences » ? Mais ces compétences, qui va les évaluer ? Et par quels mécanismes sinon le corporatisme et la cooptation sauvage des élites clonées les unes sur les autres.

    Vous nous réservez là un monde que Sturgeon a évoqué dans les années 70. Pourquoi croyez-vous qu’aujourd’hui la Science fiction n’intéresse plus personne, si ce n’est parce que les modèles qu’elle a prospectés se sont tous avérés nous mener à l’impasse. On ne fait pas du neuf pour le plaisir de faire du neuf.

    Que vous le vouliez ou non, le monde fonctionne aujourd’hui avec quasiment les mêmes comportements individuels avec lesquels il fonctionnait au IIè ou IIIè siècles de l’empire romain. C’est le paysage technologique qui a changé et une conscience collective qui s’est peu à peu forgée à de nouveaux concepts et à une nouvelle vision du cosmos et de la société.

    Patrick Adam



  • Patrick Adam Patrick Adam 2 septembre 2006 10:55

    @ Courouve

    « Repousser les murs » n’apportera jamais de solution viable, pas plus chez nous que dans la brousse. Regarder la réalité en face est la seule solution apte à permettre à canaliser au mieux un courant d’immigration qui ne fait que se développer. Le besoin de partir fait désormais partie de la culture africaine. Que faut-il leur greffer sur la peau pour les en dissuader ? Certains pays africains ont besoin d’un véritable plan Marshall qui leur assure un minimum de décollage et ce n’est pas un soupoudrage toujours plus chiche (car les besoins sont exponentiels) qui répondra à leurs besoins. Idem pour nos quartiers dits « difficiles ». La politique du soupoudrage est un fiasco. Plutôt que de vouloir panser 400 quartiers, il vaudrait mieux en prendre une quinzaine et mettre le paquet sur eux (c’est à dire tout raser - ou à peu près - et reconstruire en faisant participer la population), avant de passer à d’autres quartiers, une fois que les premières expériences auront été analysées.

    Patrick Adam

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