Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Avant loi de 1973, l’état avait besoin d’emprunter 10 milliards, la banque de France lui faisait une avance de 10 milliards. L’état remboursait alors les 10 milliards l’année suivante.
Après loi de 1973, exemple de l’emprunt Giscard : l’état a fait un emprunt de 7,5 milliards, l’état avec intérêts aura remboursé en tout 90 milliards pour ces modestes 7,5 milliards initiaux (étalement du remboursement volontairement sur longue période de 15 ans pour laisser courir les intérêts). Les bénéficiaires ? Les banquiers et leurs riches clients. Les perdants ? Les contribuables modestes, c’est-à-dire la majorité des français.
Merci qui ? Merci Giscard. Ce que l’on peut dire, c’est qu’ayant participé à la mise en place de la loi de 1973, il a tout fait pour couler l’état et initier une dette colossable pour être bien certain qu’elle ne ferait que grossir par la suite grâce aux intérêts. Un traître, rien de plus.
l’euro lui a déjà apporté bien plus que
[...] notamment sur le taux d’intérêt de ses
dettes souveraines
Faut-il rappeler qu’avant 1973, on ne payait pas d’intérêts sur la dette et que donc, on doit notre dette à cause de Pompidou (ancien de la banque Rotshchild) et à cause de son ministre des finances (ce traître de Giscard d’Estaing que vous encensez) : ils ont imposé l’état français à s’adresser à des banques privées pour ses nouveaux découverts (avec intérêts) alors qu’il avait la possibilité de s’adresser à l’époque directement à la banque centrale (à l’époque, la banque de France). Il ne s’agit nullement de création monétaire (l’état remboursait la Banque de France) mais d’absence de soumission aux banques : les états n’ont pas à être soumis aux banques, ce ne sont pas des ménages et ils sont au-dessus des banques privées.
Pour faire simple, nous avons payé plus d’intérêts depuis 1973 que la somme totale de la dette, ce qui veut dire, que sans intérêts, notre dette serait actuellement nulle. Merci Pompidou et Giscard. Rien que cette année, au lieu d’être en déficit de 8%, en consacrant 10% du budget aux intérêts de la dette (taux d’intérêts actuellement très bas pour la France mais ça va pas durer), nous serions en bénéfice de 2% (et pourrions rembourser un peu de capital). Au lieu de cela, la dette va s’envoler encore un peu plus et on nous impose une cure d’austérité pour arroser les banquiers et leurs riches clients qui se nourrissent de notre dette (et que, par ailleurs, nous taxons de moins en moins).
Donc ce n’est pas un problème d’Europe ou de France, c’est un problème de démocratie et de décisions prises contre l’intérêt du peuple. Quant à ceux qui disent qu’il ne fallait pas voter pour eux, je rappelle que cela fait maintenant un moment que les futurs élus racontent, pendant leur campagne, le contraire de ce qu’ils font une fois élu (voir en France avec les retraites, aux Etats-Unis avec Bush, en Angletterre actuellement avec les frais de scolarité,...). C’est un problème de démocratie, point.
Toute concentration de pouvoir est anti-démocratique. Même au niveau des nations, la soit-disant démocratie représentative n’est qu’une oligarchie. Qu’elle soit privée ou publique comme c’était le cas dans les anciennes républiques de l’est, la concentration du pouvoir conduit toujours à l’oligarchie. Pourquoi en est-on là aujourd’hui, si ce n’est par la cupidité de représentants tel que Pompidou, qui ont préféré vendre la France aux banquiers pour leur intérêt personnel ?
Même à mon petit niveau, je constate que dans ma copropriété, cela ne fonctionne pas du tout. Ceux qui sont présidents du syndic et qui décident pour les autres des contrats privés d’entretien, se font bichonner leur chaudière pendant que la même entreprise privée ne vient pas chez moi, au rendez-vous convenu d’avance : pourtant je paye mes charges d’entretien de chaudière, comme tous ceux de la copropriété. C’est toujours comme cela que ça marche, on bichonne les élus et les représentants, ceux qui décident, les autres n’ont qu’à aller se faire enculer.
Le mode de fonctionnement des banques a été instauré par les états...
Le mode de fonctionnement des banques a été instauré par les REPRESENTANTS DE L’ETAT, eux-mêmes copieusement arrosés par les banquiers ou issus directement des milieux bancaires (comme Pompidou). Ce n’est pas parce que les représentants de l’état sont tous corrompus qu’il faut demander la suppression de l’état et de toute forme de civilisation. Simplement, il faut que ce soit le peuple qui gère les affaires directement et non des représentants forcément cupides car intéressés par le pouvoir.
Apparemment, vous n’avez pas vu qu’il y a des chômeurs ou des bénéficiaires du RSA qui font partie de SEL et qui s’en sortent plutôt pas mal (point besoin d’avoir un boulot pour être moteur du changement). En tous cas, ils s’en sortent bien mieux que s’ils faisaient confiance uniquement au système.
Le problème de fond, je crois, c’est que les gens font confiance en une seule chose, l’argent. Or cet argent, ils ne savent, pour la plupart, même pas comment il est créé (quasiment ex nihilo par les banques privées) : ils s’imaginent bêtement qu’il faut travailler pour en gagner, les naïfs (qu’il y a une forme de mérite ( ! ), là où actionnaires et banquiers bénéficient de rentes gigantesques de situation et sans travailler le moins du monde). Donc si vous voulez vraiment faire à nouveau confiance à la seule chose en quoi on devrait tous avoir confiance (c’est-à-dire le travail humain et le savoir-faire des gens de bonne volonté) alors apprenez à vous méfier de l’argent officiel et prenez part aux échanges avec des monnaies secondaires non asservies aux banques privées ou à l’état voyou. Point besoin de travail dans la société pour ça, juste avoir de la bonne volonté et, idéalement, savoir faire quelquechose qui intéresse les autres. Etre sociable quoi.
Vous pourrez d’ailleurs remarquer que dans notre société, ce sont ceux qui sont les plus asociaux qui ont le pouvoir et l’argent (traders qui parient sur la nourriture et affament des populations : l’argent est roi, hommes politiques qui se payent des rétrocommissions avec nos impôts : l’argent est roi, banquiers assistés par les traders, encore, qui spéculent contre les dettes des états et vont nous imposer l’austérité : l’argent est roi). Preuve que le système est décadent et touche à sa fin et qu’il nous incombe de créer le suivant. N’attendons pas le changement de ceux qui se gavent dans ce système corrompu.