Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Pourtant, ce sont bien les américains qui ont « inventés » et forcé la mondialisation (via leur vassal Européen construit de toute pièces par eux)
Il faut quand même nuancer. Je veux bien croire que les USA (CIA, Bilderberg etc...) ont favorisé la construction européenne. Mais il ne faut pas croire que ces imbéciles qui se croient maîtres du monde font exactement ce qu’ils veulent. Ils ne prédisent pas l’avenir et doivent parfois lutter contre des situations qu’ils ont favorisées sans le vouloir.
C’est exactement le cas de l’euro : oui la guerre en Iraq est une guerre euro-dollar. On peut supposer que, comme toute guerre, elle remplit les poches des décideurs US (fabriquants d’armes et entreprises pétrolières), et donc qu’elle fut souhaitée par les décideurs US avant que Saddam choisisse de vendre son pétrole en euro en 2000, mais je ne pense pas qu’ils avaient prévu cela.
Je pense plutôt que les décideurs US ont eu peur, en laissant l’Iraq libre de contester le dollar, de l’effet domino. Aujourd’hui, sans la guerre en Iraq, on aurait peut-être déjà la moité des pays exporteurs de pétrole qui demanderaient des euros et non des dollars. Cette guerre a quand même dissuadé l’Iran et le Vénézuéla de faire la même chose que Saddam.
Donc si les américains ont souhaité la construction européenne, l’euro les emmerde énormément et c’est pour ça qu’ils cherchent à le détruire grâce à leurs agences de notation (crises grecque, irlandaise, bientôt portugaise et espagnoles). Ils veulent bien d’une Europe incapable de prendre des décisions, mais pas d’une monnaie qui pourrait venir remplacer le dollar.
La seule véritable question est donc de savoir si la gouvernance
mondiale sera de type démocratique ou oligarchique, dans les mains de la
haute finance.
Tous les systèmes représentatifs sont oligarchiques (l’homme est bien trop cupide, particulièrement ceux qui veulent gérer les autres) : c’est le cas de nos soit-disant démocraties représentatives où les hommes politiques, experts en rétrocommissions, travaillent dans leur intérêt personnel et non dans l’intérêt du peuple.
Oui le système s’effondre. Petit à petit, les états n’assureront plus aucune mission. Déjà, on peut dire qu’il y a beaucoup de missions qu’ils n’assurent pas : par exemple l’assistance ou le droit à un travail (voir l’article 21 de la déclaration des droits de l’homme). Donc, par rapport aux devoirs de l’état, nous devrions nous poser des questions sur l’utilité des impôts que nous payons.
Les libéraux sont heureux. Le problème, c’est que c’est la barbarie qui nous attend si l’on ne fait rien, ou peut-être un nouveau Moyen-Age (les nouveaux seigneurs sont déjà en place).
Que faire ? Très simple. S’incrire dans un SEL, participer aux échanges en cherchant à vivre sur une monnaie décentralisée (créée par les intervenants lors de chaque transaction donc sans dépendance vis-à-vis des banques et sans prélèvement obligatoire de l’état voleur). Petit à petit, chercher à se passer de l’ancienne monnaie officielle. Pour ceux qui s’imaginent, que c’est une régression et que l’on ne peut faire que du troc, c’est faux. Il suffit de faire participer beaucoup de monde pour les grands projets. Le gros avantage, c’est que pour les gros projets, au lieu de concentrer les possessions et les gains sur un seul entrepreneur capitaliste (ce que le système bancaire actuel permet), la participation démocratique de tous les intervenants est obligatoire. Bref, une monnaie décentralisée, c’est le début d’une vraie démocratie, sans intermédiaires voyous et inutiles qui bénéficient d’une rente de situation (banquiers et actionnaires).
Encore une fois, L’ETAT N’EST PAS UN MENAGE, il n’a aucune raison de payer des intérêts à des privés sur ses avances : avoir changé lui-même les règles en 1973 n’avait aucun sens.
Actuellement, avant prise en compte des intérêts que nous payons sur la dette, le budget de l’état est excédentaire de 10%. En s’obligeant à payer des intérêts à tous les intervenants privés qui nous ont gracieusement prêté de l’argent créé ex nihilo pour la plupart, le budget de la France sera déficitaire de 8% (environ 18% d’intérêts).
alchimie, merci de m’expliquer vos notions financières, à propos des taux d’intérêt que l’on s’oblige à payer ou non, j’en serai ravi. Je crois avoir assez de notion en mathématiques pour les comprendre. Expliquez-moi surtout quel est le gain pour le peuple français d’engraisser des faux-monnayeurs et de s’y asservir.
J’ai malheureusement l’impression que c’est vous qui êtes bien trop limité pour comprendre l’enjeu de cette fameuse loi de 1973.
Vous n’avez pas dit d’où vient la dette : nulle en 1973, elle augmente régulièrement depuis la loi Pompidou-Giscard qui a obligé l’état à payer des intérêts pour toute avance (depuis nous avons payé plus d’intérêts cumulés que la dette totale). Donc il y a bien des responsables vraiment coupables, dont un (Giscard) est encore en vie.
Ensuite, si on compare la progression des dettes par mandat, il faut regarder le capital de l’état qui existe en face de cette dette : par exemple, les entreprises publiques. Mitterrant a nationalisé beaucoup d’entreprises (la dette augmentait mais pas forcément la richesse globale de l’état). Par contre, lorsque la droite est revenue, des fers de lance très rentables (comme Elf Aquitaine) ont été totalement bradées (Total qui a racheté Elf, est l’entreprise française qui a le plus gros bénéfice).
Maintenant, la situation est très très grave : la dette est encore plus grosse, mais le capital de l’état diminue à très forte vitesse (les groupes publics sont tous privatisés : vive l’Europe libérale). Très rapidement, ce capital va être nul et c’est à ce moment que les agences de notation spéculeront sur notre dette : les intérêts flamberont et les impôts avec puisqu’il n’y aura que ce moyen pour la rembourser.
Merci qui ? Merci Pompidou et Giscard. Sans eux, la dette, rappelons-le encore, serait nulle. Rappelons également que Giscard a été très influent sur la rédaction des traités européens qui imposent la même absurdité (payer des intérêts à des privés pour les avances des états européens).
Rappelons également que l’état, avant 1973, remboursait intégralement ses avances à la Banque de France : sans intérêts donc, mais sans création monétaire non plus (pas générateur d’inflation).