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perlseb

Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.

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  • perlseb 26 novembre 2010 18:15

    @tmd

    Il faut être de très mauvaise foi pour dire que cela génère de l’inflation. Voici les chiffres de l’inflation, et à partir de 1973, l’inflation commence à monter et à battre des records alors que la fameuse mesure Giscard-Pompidou a été prise en janvier 1973.

    La raison ? Assez simple. Comme des voyous au service des banquiers, Giscard a initié le dette en dépensant sans compter. Rendez-vous compte qu’à l’époque il n’y avait pas de chômage, le régime de retraite était excédentaire et il n’y avait pas 17% du budget de l’état à consacrer aux intérêts de la dette comme aujourd’hui (dette nulle). Et bien Giscard, en excellent gestionnaire, réussissait à être en déficit. C’était pour être certain que la dette fasse boule de neige et ne soit plus rattrapable, pour le plus grand bonheur de ses amis banquiers.

    L’arithmétique est simple : si aujourd’hui, nous n’avions pas à payer d’intérêts à des privés, le budget de l’état serait excédentaire cette année (de relative mauvaise gestion) de 10%. Donc le fait de payer des intérêts consiste, pour les banques qui en profitent, à saigner un pays sans redonner la moindre contrepartie. Comment a-t-on pu accepter ça ? En fait, Pompidou et Gistard n’ont pas fait un référendum, ils ne nous ont pas demandé notre avis.



  • perlseb 25 novembre 2010 17:46

    Oui, sauf que ce décalage dans les plannings de mise en faillite des pays suivi par la cure d’austérité est diaboliquement génial : une fois que notre tour arrivera, les Irlandais ou Grecs n’auront qu’une envie, c’est que ça dure pour nous au moins autant qu’ils ont subi. DIVISER POUR REGNER.



  • perlseb 25 novembre 2010 11:20

    @ Vianney

    Pour la démocratie ; il suffit de partir de la définition : c’est le peuple (dêmos) qui a le pouvoir. Du temps des grecs, à qui l’on doit ce mot, les esclaves, femmes, métèques n’étaient pas considérés comme citoyens. Depuis, toutes les soit-disant démocraties sont représentatives : ce n’est pas le peuple qui a le pouvoir mais des représentants, ça change absolument tout : les oligarques n’ont plus qu’à acheter les représentants du peuple (corruption) et ils dirigent le peuple. Autrement dit, la démocratie représentative est une oligarchie : les hommes sont trop cupides et la concentration du pouvoir dans les mains de quelques représentants est une imbécilité flagrante connaissant l’homme (les décisions prises le sont contre notre intérêt : loi Giscard-Pompidou de 1973...).

    Maintenant, en supposant que certains prétendants à être représentants puissent être intègres et incorruptibles, je ne crois pas que le changement sera possible par des élections : il est trop facile de formater l’opinion majoritaire quand l’oligarchie dirige aussi les médias.

    Sinon je suis globalement d’accord avec vous. Vous expliquez qu’il faut sortir de l’Europe pour pouvoir prendre des décisions. Moi, je pencherais plutôt pour un mouvement populaire qui rapprocherait les peuples européens contre l’Europe-Argentine telle qu’on nous l’impose. Maintenant, si on regarde dans le détail, le peuple ne vaut pas bien plus que l’oligarchie dont il rêve de faire partie. Alors avant de penser à changer le système, le plus important serait que les gens comprennent que c’est l’individualisme qui nous a mené là où nous en sommes : mais là, je suis très pessimiste. Je vois plus loin que la période actuelle (dégonflage forcé des bulles de dettes) : si le travail utile disparait presque complètement, seule l’égalité instituée (à cause de l’absence de travail rémunérateur) permettra aux gens de vivre. Le capitalisme ne sera jamais adapté à la disparition du travail. Mais je crois que les gens préfèrent avoir un métier bidon qui leur donne le sentiment d’être utile (dans ces conditions, le futur, c’est Brazil) : à ce jeu-là, le travail inutile sera distribué uniquement aux esclaves les plus complaisants. On peut déjà observer cette évolution dans la dégradation rapide des relations professionnelles.



  • perlseb 24 novembre 2010 19:37

    L’avenir, tel que Giscard et Pompidou nous l’ont promis en 1973, c’est un monde entièrement privatisé où l’on paye beaucoup d’impôts sans aucune contrepartie (impots payés = paiement d’intérêts sans remboursement de capital).

    Bref, l’eau de la grenouille commence à monter doucement, mais elle ne saute toujours pas : et tout le monde sait par expérience qu’elle va se laisser mourrir.



  • perlseb 24 novembre 2010 19:19

    Quand le système se sera effondré et que la monnaie papier ne vaudra plus rien, les plus abrutis (et il y en a) seront très fiers de posséder de l’or et de l’argent. D’autres abrutis, mais méchants, iront alors leur voler leur or et leur argent : donc, dans le système effondré, il vaudra mieux avoir des armes et être méchant qu’avoir de l’or ou de l’argent.

    Cependant, je ne suis pas sûr, dans un système effondré, que les agriculteurs échangeront leurs productions contre de l’or ou de l’argent vu que leurs avoirs en or ou en argent seraient dérobés par les abrutis méchants. Si plus rien ne fonctionne, les heureux possésseurs d’or se retrouveront peut-être affamés comme le bon vieux roi Midas.

    Si le système s’effondre, le seul vrai conseil si vous voulez survivre, soyez méchant et armé. Perso, je préfère mourir de faim que voir des abrutis s’entretuer pour survivre dans un monde de merde.

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