Lorsque « je » éructe un « nouveau » son pour désigner un « nouvel » objet, par exemple ce chien « kylorephazumif », étendant ainsi la langue d’un nouveau « nom », est-il nécessaire d’étendre aussi le nom de la langue de français à « francokylorephazumifais » et d’en demander la reconnaissance à tous les légiférants-à-la-place-du-sans-nom ?
Chaque corps n’a-t-il pas sa propre (ou sale) langue ?
Le mot « langue » prononcé par Jean produit-il la « même » vibration que lorsqu’il est prononcé par Paul ?
La vibration produite par la prononciation du mot « langue » tout à l’heure est-elle la « même » vibration que celle produite par la prononciation de ce « même » mot maintenant par le « même » Jacques ?
Jacques et sa langue sont-ils les « mêmes » maintenant que tout à l’heure ?
Et donc si le quinquennat a bien ajouté à l’enterrement de la séparation des pouvoirs, il a au contraire préservé la parodie de démocratie qu’est la cinquième république, laquelle ne pouvait plus tenir avec la « cohabitation » : la mise en scène majorité contre opposition ne pouvant plus s’y jouer