À l’heure où l’on débat du contenu des programmes d’histoire à l’école, où l’on voit fixé par la loi ce qui doit être commémoré, Shlomo Sand s’interroge : tout récit historique n’est-il pas idéologiquement marqué ? Les sensibilités politiques et la puissance des États ne pèsent-elles pas démesurément sur la recherche en histoire et sur son enseignement ? Et, dans ces conditions, peut-il exister une vérité historique moralement neutre et « scientifique » ? Tout en brossant le tableau d’une vaste histoire de l’Histoire, de la Mésopotamie à nos jours, il dénonce les méthodes avec lesquelles les historiens européens ont construit les mythologies nationales modernes, ou encore la tendance actuelle à faire de l’historien le prêtre de la mémoire officielle ou le forgeron des identités nationales. Ce faisant, Shlomo Sand livre aussi un ouvrage personnel, où la polémique laisse place à la confession, au bilan désillusionné de ses rapports plus que quarantenaires avec la discipline, et à une question provocante : « Pourquoi encore étudier l’histoire aujourd’hui ? » Certainement pas par pure dévotion pour la mémoire collective, suggère-t-il, mais pour mieux se libérer d’un passé fabriqué, et se tourner résolument vers l’avenir.
Conférence de Shlomo Sand, historien israélien spécialisé dans l’histoire contemporaine, une conférence autour du mythe historique du sionisme et de la bible. Schlomo Sand fait partie des nouveaux historiens israéliens, il enseigne à l’université de Tel Aviv
@simazou Regardez ce documentaire d’une télévision canadienne décrypte les opérations de communication et de propagande pro-israélienne qui cherchent à défendre le point de vue et la politique de l’État d’Israël auprès de l’opinion publique internationale.
@simazou Mais bien sûr que Israël a le droit de se défendre, comme les Yankees ont le droit de se défendre contre les Amérindiens, en les génocidant et en les parquant dans les réserves. John Wayne avec son winchester à Hollywood a tué combien d’Amérindiens sans changer de cartouches ? Et surtout n’inversez pas les rôles : Israël est la force occupante en Palestine, les Palestiniens sont opprimés ! Israël est l’agresseur et la Palestine est la victime, point barre !
C’est comme par exemple le violeur qui tue sa victime parce qu’elle a donné des coups de pied ! ... La sidération recherchée par l’agresseur est donc à l’origine de tous les troubles psychotraumatiques, en particulier une dissociation et une mémoire traumatique qu’il sera essentiel de traiter. La dissociation qui anesthésie et déconnecte la victime, l’empêche d’avoir accès à ses émotions et permet à l’agresseur d’assurer encore plus son contrôle et son emprise et de lui imposer facilement son scénario culpabilisant (c’est de ta faute, tu m’as cherché, tu mérites ce que j’ai fait, tu aimes ça…) ou mystificateur (c’est parce que je t’aime, c’est normal, ce n’est pas grave…). ... Le fait de n’avoir pas pu réagir, le sentiment d’irréalité, les troubles de la mémoire aggravent les doutes qui submergent la victime et l’empêchent de dénoncer le crime, de revendiquer ses droits (c’est grave, il n’avait pas le droit de me faire ça) et de se reconnaître comme victime.