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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 24 août 2007 19:57

    L’absurde reste que les objectifs ne suivent pas et qu’on ne fera jamais de miracle photographique avec des qualités optiques pareilles.



  • Philippakos Philippakos 24 août 2007 19:55

    Je travaille en numérique du matin au soir et parfois même du soir au matin. Le numérique est incontournable et exclusif aujourd’hui dans le monde professionnel. Je ne regrette pas l’argentique le moins du monde mais regrette, en revanche, que l’on cherche, en vendant des appareils numériques, à faire prendre des vessies pour des lanternes.



  • Philippakos Philippakos 24 août 2007 06:21

    Pour reprendre le commentaire de Christoff, je suis également photographe (pas de presse toutefois) et le débat sur le bourrelet de Sarko me paraît d’une naïveté étonnante. Aujourd’hui une image passe forcément par un logiciel de traitement et est donc transformée. Avec Photoshop la transformation devient aisée quand elle ne l’était pas avec l’argentique, mais elle existait déjà. Toutes les photos de mode sont retouchées depuis belle lurette alors que dire des journaux people qui vendent du rêve. Certains parmi vous pensaient-ils, sérieusement, que les couvertures de Paris Match étaient des images brutes de décoffrage ? Ces journaux vendent du rêve, des images de stars pour que le public puisse s’y identifier. Il est clair qu’il faut faire disparaître toute anomalie, tout ce qui peut sembler disgracieux. Créer des mythes de familles royales et de « puissants de ce monde » ne va pas de pair avec une verrue, une varice, un bourrelet. Le titre « Paris Match rend service à Sarko » est à la limite de la fausse information, tout simplement parce qu’à ce compte-là, Paris Match (et les autres) rend service à tous ceux qu’il expose dans ses colonnes, et depuis fort longtemps. Une remarque pour finir. Il faut se méfier de la diabolisation qui peut facilement faire passer de l’image du bourreau à celle de victime. La campagne, parfois ridicule, menée contre W. Bush a eu le contraire de l’effet escompté. Gare à ne pas trop en faire. Le film de Michael Moore, Fahrenheit 911, prenait parfois des allures peu crédibles en voulant caricaturer de façon systématique et obstinée. La lutte contre les tendances politiques (et ceux qui les représentent) ne doit pas passer par le physique ou par des jugements à l’emporte pièces mais par d’autres idées. Cela garantit une certaine tenue dans les débats, sinon on risque vite le dérapage incontrôlé avec des relents de racisme et des conversations de comptoirs en fin de soirée.



  • Philippakos Philippakos 22 août 2007 20:49

    Loin de moi l’idée de diaboliser qui que ce soit. La publicité fait son travail, comment lui reprocher. Sortir du système ce serait que les adolescents n’adhèrent plus aux images qu’on leur proposent. Et là on ne se situe plus dans la politique mais dans la psychologie. Un adolescent se construit grâce à une série d’identifications et met tout en oeuvre pour coller à des archétypes qu’il pense être « la » référence. Que les publicitaires en profitent, c’est de bonne guerre, mais l’idée de modifier le comportement des adolescents ne me paraît pas chose aisée, ni même peut-être souhaitable.



  • Philippakos Philippakos 22 août 2007 17:55

    Article qui m’a fort intéressé sur un phénomène récurrent : la révolte de la jeunesse et son exploitation commerciale. Je ferai quelques remarques pour alimenter le débat : le phénomène drogue rend certes la jeunesse dépendante d’une consommation sans pour autant qu’il stimule la rebellion. Il reste toutefois dans l’interdit, pour la raison qu’il est inhibiteur du travail et qu’une société ne peut se le permettre à grande échelle. La « récupération » de la rebellion des jeunes ne date pas d’hier. Il est vrai que le marketing ayant fait des progrès considérables en quelques décennies, elle prend des proportions plus importantes, en tout cas plus visibles. Mais rappelons-nous que les publicitaires ont surfé sur la vague hippie, pour la délaisser fin années 70 après avoir épuisé le filon... pour se reporter sur le disco, un nouveau genre de rock qui s’est avéré très porteur. Je crains que le publicitaire, souvent plus rusé qu’on ne le croit, sache saisir toutes les opportunités, en faisant fi de toute idéologie pour se concentrer sur les chiffres et prendre l’argent là où il est. L’écologie, ces derniers temps, qui peut être assimilée à une révolte (assez soft cependant), est une source inépuisable pour le monde publicitaire et donc celui de la consommation. C’est là le côté pervers de nos sociétés libérales : réussir à transformer n’importe quelle idée, pourvu qu’elle ait du succés, en une source de revenus. Pour finir, je crois que l’adolescence est un curieux mélange de rebellion (par rapport aux autres classes d’âge) et de conformisme (par rapport à sa propre classe d’âge). Les publicitaires ont compris qu’ils réussiraient à moduler ce conformisme jeune, ou du moins à l’exploiter, et ceci depuis les débuts de l’essor publicitaire, disons dans les années soixante, et pas simplement de nos jours. Voilà, c’est tout pour moi.

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