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Philippe D

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Parti ailleurs.

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  • Premier article le 18/03/2009
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Derniers commentaires



  • Philippe D Philippe D 27 février 2008 16:13

    Mr Morice.

    Je suis très inquièt.

    Vos articles sont tellement précis, techniques et bien argumentés qu’il parait que le gouvernement américain, les néo-cons, la CIA, la Navy, L’US AirForce, la Nasa, le Pentagone... tous viennent les lire pour savoir quoi faire, comment attaquer l’Iran, comment s’embourber en Iraq, comment se mettre le monde à dos.

    Je vous en prie arrêtez, ils sont presque perdus et vous, vous vous obstinez à leur donner des idées qu’ils n’auraient jamais eu.

    Je ne suis pas loin de penser que tout est de votre faute finalement.



  • Philippe D Philippe D 27 février 2008 15:51

    Hélas Philippe D, les quartiers anciens n’échappent pas aux émeutes. Cela a été le cas en mai 68, mais aussi durant la commune ou même sous Louis XIV (qui a fait construire son château à l’extérieur de Paris dans un lieu dont le nom m’échappe à l’instant )

    Si aujourd’hui les émeutes ne sont plus dans Paris intra-muros, c’est sans doute parce que les gens désargentés ne l’habitent plus. (ce qui n’était pas le cas autrefois)

    Vos exemples d’émeutes urbaines sont vraiment éloignés de nos problèmes actuels. 68 n’avait strictement rien à voir : émeutes étudiantes, quartier des Facs...

     

    La question me semble plutôt d’ordre sociologique (mais pas seulement). L’urbanisme en a sa part, tout le monde le voit.

    L’urbanisme (raté des années 50 à 90) a je pense une part très prépondérante dans les phénomènes actuels.

    Lorsque j’étais jeune, fin des années 50, début 60, il existait encore des bidonvilles aux périphéries urbaines. Les banlieues dortoirs, barres, tours etc.. ont été construites à cette période pour améliorer l’habitat de gens qui vivaient dans ces bidonvilles ou dans des taudis insalubres. Ce fut alors un énorme progrès, à l’époque où la France a du loger dans l’urgence pratiquement 2 Millions de personnes supplémentaires rapatriées d’Algérie à partir de 62. Mais ce fut un progrès avec un effet retard dévastateur dont nous n’avons pas fini de payer le prix. Je dédouane néanmoins un peu les urbanistes (et les politiques) de l’époque qui ont construit avec les moyens dont ils disposaient et sans le reul que nous avons maintenant. Il n’en reste pas moins qu’ils nous ont planté de véritables bombes à retardement.

     



  • Philippe D Philippe D 27 février 2008 15:07

    Excusez moi mais j’ai l’impression que l’on se se comprend pas.

    Je suis tout à fait favorable à ce type d’urbanisme.

    De plus, Il ne me semble pas qu’il ya ait eu dans les quartiers anciens de Paris des phénomènes comparables aux émeutes. Il reste encore ici une certaine mixité sociale, plus en tous cas que dans les banlieues modernes.



  • Philippe D Philippe D 27 février 2008 14:47

    Merci pour votre réponse, je me permets de développer un peu plus mes idées.

    Dévoreur d’espace :

    C’est effectivement la question que l’on se pose de prime abord. On imagine le contraire, à tord puisque vous confirmez que la densité d’habitants est "très importante même si cela ne se ressent pas". Donc il n’y a pas de ce côté de frein à ce type d’urbanisme. Vous ne répondez pas sur le coût final, donc le coût de la construction par elle même puisqu’il ne s’agit pas d’un coût foncier plus important. Je sais que le coût de la construction est complexe à définir et dépend de multiples critères, matériaux, équipement, finitions. J’en déduis que ce type d’urbanisme n’est pas forcément plus onéreux qu’un autre.

    J’en reviens à ma dernière idée concernant les révoltes des banlieues.

    Je suis malgré ce que vous dites, persuadé que l’arcitecture, l’environnement, le "cadre", ainsi que l’impression de surpopulation et l’absence de mixité sociale sont pour une bonne part dans l’émergence des évênements des banlieues. L’habitat type actuel des périphéries urbaines n’est pas gratifiant, il est impersonnel et décourage toute possibilité de mixité sociale. Je ne veux pas dire que le simple fait d’habiter un type d’habitat plutôt qu’un autre va changer les problèmes individuels du tout au tout, mais que le fait de vivre dans des quartiers "à taille humaine" qui pourrait éviter de trop importants rassemblements par catégories socialee et/ou ethniques, diluerait suffisament les "catégories à problème", pour minimiser les étincelles et les risques d’embrasement.

    Ici encore on peut poser la question que vous posez dans votre article : Les urbanistes habiteraient-ils plutôt Sarcelles (ou tant d’autres) ou Le Plessis Robinson ?

     



  • Philippe D Philippe D 27 février 2008 12:34

    Article très intéressant.

    Comment dépasser le pseudo modernisme, en restant contemporain tout en redevenant humain ?

    Quel est le coût de ce type d’urbanisme par rapport aux quartiers "modernes" ? Il est sûrement plus dévoreur d’espace pour une même quantité de population (immeubles moins grands, petits espaces verts plutôt que grands parcs artificiels) Les dérives de cet urbanisme sont tout de même génantes : La tour de l’horloge est à mourrir de rire.

    Je pense depuis logtemps que les révoltes des banlieues ne se seraient jamais produites dans un tel urbanisme.

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