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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 22:51

    Cher Sylvain Reboul,

    Vous devenez comique avec la télévision allemande, laquelle indique que des discussions ont eu lieu entre le Président du FMI et la chancelière Angela Merkel autour d’un projet commun possible, comme il y a quelques semaines.

    Le problème est que je parle et lis très bien l’allemand, que j’ai aussi vécu en Basse Saxe et.... que je ne prends pas mes désirs pour des réalités.

    Enfin, la crise touchant les autres pays dèja cités de la zone euro, l’opinion allemande indique à 60% qu’elle ne veut aider personne !!! Cessez de prendre les autres citoyens pour des illettrés et Mme Merkel pour une suicidaire politique.

    Le sondage national, c’est aussi les journaux allemands qui le publient.

    Quant au gouvernement fédéral, il regarde et discute. C’est pour cette raison que le président du FMI ne cesse de répéter sa confiance dans le système au moment où il s’écroule...

    Sans argent, il reste les mots !

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 20:25

    Jimmy,

    Pour les dettes des pays de la zone euro, on voit ce qui se passe : même les pays de la zone euro ne peuvent ou ne veulent pas payer, et c’est le FMI qui remplace la zone euro, la BCE et la direction de l’UE.

    Quant aux dettes anglaises et américaines, j’oserais avancer deux éléments :

    1- ce sont les deux économies qui pèsent, de manière conjointe, le plus dans l’économie mondiale, ce qui incite les spéculateurs à ne pas les attaquer de manière frontale sous peine de déstabiliser tout le système. Le dollar américain est aussi le carburant du système mondial actuel, nul spéculateur ne l’ignore.

    2- Par ailleurs, les possibilités de défense, surtout aux Etats-Unis, contre les attaques spéculatives sont très puissantes, sans parler même du FMI. Quant au financement de la dette, pour les deux pays, pour l’instant, il est assuré pour des raisons variées, mais toutes reliées au rôle économique majeur des deux pays, à leurs ressources et à leur place dans la pérennité du système mondial.

    C’est pour ces raisons, ici vues rapidement, que comparer les risques des dettes des Etats-Unis et de la zone euro est sans objet.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 19:39

    Cher Sylvain Reboul,

    Vous avez pris du retard sur les évènements qui se précipitent, semble-t-il.

    Maintenant, votre thèse est déjà balayée ou alors, si on vous croit, l’Allemagne va donner de l’argent à tout le monde, en commençant par la Grèce, le Portugal, l’Espagne, bientôt l’Irlande, puis tous les autres avant de finir par se donner le restant, si il y en a, ....à elle-même !!!

    Vertigineux raisonnement marqué par un cadre de raison déraisonnable.

    Thèse de plus admirable de sérieux et de logique alors que l’UE appelle au secours le FMI, ce qui manifeste la force et l’unité de la zone euro !!!!!!!!!.....

    Votre raisonnement dogmatique, coupée des évènements, n’est pas très ouvert sur les réalités, « nationalistes (? ??° ) ou pas ».

    Votre phrase sur la spéculation à la baisse est une perle rare à préserver, mais je vous avoue que la baisse de l’euro, pour laquelle je ne porte aucune responsabilité, m’est effectivement favorable car la parité avec le dollar taiwanais s’améliore pour mes finances lorsque je voyage en France et en zone euro.

    De 1 euro pour 47 NT$ avant la crise, nous sommes à 1 euro pour 41 NT$.

    Avoir une monnaie indépendante est un grand avantage par les temps qui courent, et je reconnais volontiers que je préfère vivre pour l’heure à Taiwan que dans un Etat de la zone euro. Ici, personne ne parle d’austérité, de baisse du niveau de vie, de vagues de licenciements massifs et de reculs sociaux profonds et durables !

    Bravo pour vos phrases au simplisme admirable et votre brillant sens des réalités qui fait parfois douter de votre suivi de l’actualité. En temps de crise de cette ampleur, cela fait au moins un peu sourire.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 16:50

    Cher Gavroche,

    Merci pour votre commentaire.

    Vous avez compris, il me semble, que je me refuse à confondre vrais responsables et coupables avec la désignation par des groupes bien orientés agissant en défense du système, mais avec une apparente posture radicale, de bouc-émissaires bien choisis.

    Se tromper de cible, c’est aussi se tromper de problème, donc s’orienter vers des solutions fausses ou inadaptées.

    Dans les temps agités qui arrivent, il semble essentiel d’avoir les idées claires et surtout de ne pas mentir aux citoyens.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 16:45

    Philou 17,

    Les agences de notation est qu’elles font partie du système, pas du problème, et qu’elles ont comme tâche primordiale de permettre les profits les plus sûrs et les plus importants aux investisseurs.

    En ce sens, et dans le système actuel, reprocher à des thermomètres de la rentabilité de la spéculation ses fonctions sans rejeter tout le système est une posture qui vise à évacuer le débat de fond, et surtout à cacher la nature propre du système.

    C’est en ce sens que nul individu cohérent ne peut critiquer les agences de notation sans travailler au rejet du système dont elles ne sont que la prise de pouls, le thermomètre des profits spéculatifs.

    Cette incohérence, dans certains milieux français, à adopter une posture radicale de façade contre les agences de notation, accusées de tous les maux, est en réalité une manière habile, mais malsaine, de diriger la colère et l’attention publiques contre le thermomètre du système, et non contre le système lui-même dans sa nature actuelle : un système qui est totalement phagocytée par la sphère financière !

    D’où ce rejet des bouc-émissaires d’apparence, auxquels je préfère la clarté des vraies responsabilités.

    Bien cordialement,

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