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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:24

    Cher JPS,

    Encore un bouc-émissaire, le citoyen grec qui fraude l’Etat. Comme en France et en Allemagne par exemple où les sommes échappant ainsi à l’impôt sont largement supérieures en pourcentage du PIB que les quelques milliards d’euros de fraude fiscale en Grèce.

    Il est très connu qu’en France, pays vertueux s’il en est, personne n’a de comptes en Suisse ou off-shore, que des milliards d’euros de l’argent de l’Etat ne partent pas en commissions occultes et rétro-commissions tout aussi obscures, et que tous paient l’impôt à égalité de leurs revenus (cf : bouclier fiscal pour les plus hauts revenus).

    Plus sérieusement, le fait que la Grèce aurait pu avoir un contrôle fiscal plus sérieux et efficace nécessitait des moyens humains et matériels à proportion. Et cela n’aurait eu aucune incidence sur les processus de fond, sauf sur le délai de survenance de la crise.

    Au passage, notons que les Grecs, même supposés par d’autres fraudeurs fiscaux naturels ( solidarité et unité européenne obligent), dépensent cet argent et se garantissent ainsi un niveau de vie minimum (en baisse dramatique maintenant), mais ce ne sont jamais des citoyens grecs que l’on retrouve en plus grand pourcentage dans les listes de fraudeurs fiscaux découverts....

    Comme quoi, entre la fable et la vérité, il existe souvent une grande distorsion.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:11

    Cher Robin,

    J’ai lu et relu votre commentaire sans en comprendre le sens.

    Au moment même où le lien de confiance (fort relative, il est vrai) entre dirigeants politiques et citoyens se brise, vous vous interrogez sur ce que peuvent penser ou non des dirigeants qui ne contrôlent plus rien.

    C’est plutôt paradoxal.

    J’aurais plutôt compris que vous vous félicitiez de cet état de fait nouveau et l’auriez encouragé, comme un processus qui semblait coller à vos souhaits.

    En ce sens, je ne parviens pas à comprendre le sens de votre « sans blagues ».

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:03

    Cher RL,

    Nous nous sommes mal compris ou je me suis mal exprimé.

    Je partage dans leurs grandes lignes les 4 points que vous avez cités, mais je marquais un net désaccord, essentiel pour la compréhension des évènements, avec votre phrase sur les agences de notation.

    Je suis donc désolé de cette incompréhension qui ne change rien à la sincère cordialité des échanges entre citoyens libres,

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:58

    Cher Jimmy,

    Et si on réfléchissait un peu plus profondément, plus finement, au pourquoi des notes des agences de notation, à leur rôle dans le système actuel.....

    Même à un être simple, la différence entre les capacités de remboursement de la Grèce et des Etats-Unis, voire du Brésil, ou de la Russie, ou de la Chine, ou même de Taïwan, saute aux yeux.

    Dans le cas de la Grèce, voici un petit pays, isolé dans une région plutôt pauvre (les Balkans), avec une monnaie qui coule, une économie en ruines et peu de ressources internes.

    Dans le cas des Etats-Unis -et en moins puissant pour les autres pays cités ci-dessus- vous avez un marché de 300 millions de personnes, les grandes banques mondiales, le détenteur de la monnaie d’échange internationale, une économie puissante, des ressources immenses et le FMI qui est adossé à cet Etat.

    Question : à qui iriez-vous plus tranquillement prêter de l’argent ? 0 un petit pays qui coule ou à une puissance économique mondiale première économie du monde ?

    La réponse, dans le cadre du système actuel, est apportée par les agences de notation.

    Le thermomètre du système n’est pas le responsable de la crise de l’euro.

    Le mythe du bouc-émissaire, agité devant les yeux tel une cape rouge dans une corrida devant un taureau, est ici dangereux et bien inutile.

    Il empêche de voir les réalités existantes, de les comprendre et donc d’agir.

    Et l’impuissance n’a jamais servi de rien à personne, surtout en temps de crise.

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:46

    Cher Razzara,

    Il est vrai qu’il existe encore quelques rares négateurs de la crise de l’euro, certes bien moins nombreux que voici quelques semaines.

    Plus inquiétants sont les petits Sherlock Holmes au garde à vous le l’obéissance sans pensée libre qui répètent en choeur que tout le mal vient, non du système lui-même, mais des agences de notation.

    En 1925, en Allemagne, la crise de 1923 était, comme la guerre perdue en 1918, avaient trouvé des bouc-émissaires : les Juifs, voire un complot mondial des Juifs.

    Aujourd’hui, cela a changé : le thermomètre du système est accusé des défauts et dérives naturels, consubstantiels au système, à savoir les agences de notation.

    Le refus de regarder les faits en face prend décidément d’étranges voies....

    Merci en tout cas pour votre commentaire qui voit la réalité comme elle est.

    Bien cordialement,

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