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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 19 décembre 2012 11:52
    @ JL,

    Je comprends votre réticence d’une définition de l’empathie qualifiée comme « neutre ». Là encore, ce seul mot peut prendre plusieurs sens et il ne signifie pas ici la même chose pour vous que pour moi. Il faut prendre ici le mot « neutre » dans le sens du Tao (la voie du milieu).

    On comprend justement que l’empathie n’est pas qu’une simple faculté parmi d’autre lorsque l’on intègre sa dimension « multipolaire ». Elle fait entrer en jeu l’ensemble de nos processus de pensée, qui se décompose il est vrai en deux pôles (le cognitif et l’affectif) et en quatre facteurs qui sont l’attention, l’évaluation ou la représentation, la mémoire et l’humeur (grosso-modo ce que Jean DECETY désigne plus scientifiquement par : perceptifs, cognitifs, mnésiques et motivationnels). Vous noterez que dans ces descriptions, il y a un mot (cognitif) qui désigne tout à la fois l’ensemble et le sous-ensemble : c’est le problème de certains termes polysémiques en psychologie qui créent quelques confusions. Le contexte est à prendre ici en compte. Opposé à l’affectif, le cognitif les processus d’acquisition de la connaissance par le raisonnement. En tant que « facteur » comme dans l’exemple ci-dessus, il désigne nos facultés d’évaluation d’une information donnée.

    Je suis parfaitement d’accord avec votre exemple de l’empathie du nazi qui dans le cas que vous citez à pu trouver ce que j’appelle « l’interrupteur » à empathie. Cela a parfaitement bien été décrit et étudié par Françoise SIRONI qui en parle dans son article rédigé pour l’ouvrage collectif « L’empathie » paru en 2004. Françoise SIRONI est mondialement reconnu pour ses travaux de recherche et de prise en charge des victimes de tortures et d’atrocités de guerre (khmers rouges, Ex-URSS, ex-ROUMANIE, etc.). Elle prend aussi en charge les auteurs de ses tortures qui sous ces dictatures ont commis des actes d’une cruauté indéfinissable sur autrui. Son éclairage est extrêmement important pour comprendre le processus de désempathie.

    "Pour moi, qu’il y ait deux ou plusieurs formes d’empathie (je lirai votre lien plus tard), je crois qu’il faut les mesurer comme on mesure l’acuité visuelle, ou auditive, et toutes les grandeurs physiques : sur une échelle de valeurs positives (les entiers naturels).« 

    Si j’ai bien compris votre position vous mesurez les choses sur une échelles de 0 à 100 %, par exemple ?

    Si tel est le cas, c’est un cadre de référence bien élaboré, mais je n’ai pas le même. Plutôt devrais-je dire que j’ai abandonné ce cadre-là pour un autre que je trouve plus pertinent. Pour reprendre l’exemple des pourcentages, mon évaluation se situe désormais entre - 100 % et + 100 % en passant pas le zéro qui ici ne signifie pas »nul« , mais être en équilibre sur deux versants opposés. Par ailleurs, »mesurer l’empathie comme on mesure l’acuité visuelle, ou auditive« est une erreur, car l’empathie utilise tous les canaux par lesquels nous communiquons, qu’ils soient verbaux ou non-verbaux (voire même écrit si c’est le seul moyen d’entrer en contact avec autrui). Elle est ainsi bien plus complexe qu’un simple sens.

    Partant de là et par rapport au transfert (ou au contre-transfert) qu’utilisent les psychanalystes, il me semble évident que l’empathie y interfère bien plus que ce qu’ils voudraient bien l’admettre, mais bon... certains courants psychanalytiques ont une bien piètre opinion de cette faculté humaine.

     »Je crois qu’on ne peut pas parler d’empathie sans parler des projections.« 

    Oui ! Et vous avez entièrement raison, mais selon mon concept cela va même plus loin : si vous êtes sur le versant - 100 % - 0 ou sur celui 0 + 100 %, vous projetez plus ou moins négativement ou positivement selon où vous vous situez. Mais si vous êtes sur le juste équilibre (le »zéro« , à prendre ici selon le concept bouddhiste très difficile à »symboliser« de »vacuité« ), vous n’êtes plus dans la projection et votre vision s’en trouve décuplée. Exactement comme l’enseigne la philosophie bouddhiste (considéré comme la plus veille psychologie du monde, cf. les entretiens du »Mind and Life Institute« organisés régulièrement entre les plus grands scientifiques au monde et le Dalaï Lama, leurs échanges sont passionnants et ont donné lieu à de nombreuses recherches ouvrant des perspectives inimaginable il y a peu de temps encore).

    Ce que vous traduisait là est un problème de prise d’information, nous vivons dans une société où les prémisses aristotéliciens d’identité, de non contradictoire et de tiers exclues, dominent notre étude du monde. Tous les précurseurs pointent les erreurs de cette approche qui ne permet plus de rendre compte de la complexité du monde dans lequel nous vivons. Pour changer ce monde, nous devons d’abord changer notre grille de lecture et adopter celle qu’à proposé Alfred KORZYBSKI : »la carte n’est pas le territoire« , »le mot n’est pas la chose qu’il représente« , le mot »chien" ne mort pas, etc.



  • Philippe VERGNES 19 décembre 2012 10:24

    @ Morpheus,

    Bon sang ! smiley

    C’est la première fois que j’entends parler du « Rötschreck », mais je connais parfaitement cet « état de fureur » et le nom scientifique qu’on lui donne. Je n’en ai jamais parlé en public, car ce phénomène est totalement ignoré des psys qui n’en ont pas fait le rapprochement avec la perversion narcissique, mais bien connu en médecine pourtant.

    Il m’arrive plus souvent que je ne le voudrais de susciter cet « état de fureur ». Quand on connait la « technique » c’est en fait assez simple, mais je la déconseille fortement, car il est faux de dire que le pervers narcissique est non-violent. Dans cet « état de fureur », il peut en arriver à des actes extrêmes et létal. Il n’entre dans cet état que lorsqu’il sent que tout est perdu pour lui : c’est hyper dangereux et si je me le permets, ce n’est uniquement parce que j’ai la corpulence (et les antécédents) pour « stopper » une agression physique. Je ne conseille jamais cette solution : aïe, aïe, aïe !

    Dans le cas d’un couple pervers-pervers (configuration rare), tel que succinctement décrit par subliminette (je reconnais parfaitement son histoire et cela s’est terminé par une tentative de meurtre heureusement avortée ; comme pour un individu pervers narcissique, c’est du copié/collé dans les comportements du couple)

    Je suis la trace de ce « Rötschreck » dans la littérature scientifique depuis plus de dix ans et je n’ai vraiment pas trouvé grand chose. Vous m’apportez là une nouvelle piste de recherche, mais qui n’a cependant pas la « validité » d’une approche « scientifique ».

    Concrètement, ce que j’ai pu trouvé (et dont personne n’a entendu parlé ou n’ose parler même si j’ai réussi par avoir la confirmation au travers de quelques témoignages) : sous l’effet d’une « mise en lumière » (la technique est très simple quoiqu’il faut avoir un peu d’entrainement pour l’appliquer et pour l’heure, je la garde pour « ma pomme », je la trouve dangereuse), le pervers narcissique va entrer dans un « état de fureur » (on retrouve dans le langage populaire des expressions qui peuvent y être apparentée telles que : « rouge de colère » ou « colère noire »), cet état se « matérialise » de la façon suivante : sous l’effet d’une mise en lumière de ses comportements le visage du pervers narcissique va devenir « rouge de colère », si rouge que l’on a du « mal » à y croire, et si l’on poursuit ce qu’il ressent comme des agressions il va alors se produire un phénomène connu en médecine sous le nom de « mydriase » (phénomène qui intervient dans le diagnostic de plusieurs états pathologiques), c’est-à-dire que la pupille des yeux du pervers narcissiques va tellement se dilater qu’elle va faire disparaître l’iris des yeux du « vampire » qui portera sur vous un « regard noir » si chargé de haine qu’il est propre à vous « glacer le sang dans les veines ». C’est extrêmement spectaculaire !

    Si vous récapituler la description vous vous retrouvez face à quelqu’un dont le regard est totalement noir (l’iris a disparu) et le visage si rouge de colère que cela vous glace le sang dans les veines. Cela ne vous rappelle-t-il rien ??? :->

    Le phénomène de mydriase se produit également lors d’une peur intense. C’est assez curieux d’en retrouver la description sous le terme « Rôtschreck » (j’ai fait la traduction sur google cela signifie : « la frayeur rouge » en allemand) et selon la légende du vampire (dont je viens à l’instant de prendre connaissance à la suite de cette traduction), lorsqu’il est en proie à cette frayeur rouge, il peut tout détruire sur son passage (c’est ce que j’avais constaté depuis longtemps, mais ce n’est pas scientifiquement démontré comme je le recherchais et c’est une nouvelle fois la réalité qui dépasse la « fiction », LOL !).

    Morpheus, si vous avez des les lectures à me conseiller qui parlent de ce phénomène de « Rôtschreck », je suis preneur, même si elle n’émane pas d’une source scientifique (ce qui aurait été préférable, mais faute de mieux... !)

    Cordialement !



  • Philippe VERGNES 19 décembre 2012 09:09

    @ JL,

    Ce que j’admets concernant certaines réactions suite à mon premier article, c’est l’utilité et la nécessité de mieux expliquer les phénomènes d’auto-manipulation sur lesquels jouent actuellement tous ceux qui cherchent à nous manipuler. Que nous soyons tous manipulés, et la façon dont nous le sommes, je pense que même si je continue à en découvrir tous les jours, je suis assez bien sensibilisé au problème. J’en ai fait un livre (un autre) qui ne parle que de çà et qui est une synthèse des dix meilleurs ouvrages parus sur le sujet. J’ai fais parvenir cet essais à deux responsables culturels de grands quotidiens (avant de le proposer à des maisons d’édition afin d’éviter les déconvenues précédentes) et je me suis arrêté là, car leur verdict a été unanime : lisant plus d’une centaine de bouquins par an, ils m’ont confirmé ce que toutes les personnes qui m’aident à corriger mes écrits (surtout les fautes, je n’aime pas me relire, du coup j’en laisse passer pas mal) m’avaient déjà signifié, à savoir que c’était le meilleur essais qu’il avait lu de l’année (du point de vue de son utilité). Ils m’ont même donné des solutions pour le faire éditer et me recommander auprès d’éditeur qu’ils connaissaient personnellement, ce que j’ai refusé, car j’ai d’autres projets en cours de réalisation pour ces ouvrages (il est cependant disponible sur TheBookEdition).

    Je ne cesse de le répéter : nous nous manipulons « bien plus » que l’on nous manipule (en fait tout autant, mais cette dimension de l’auto-manipulation est quasi totalement éludée par le grand public bien qu’étudié depuis longtemps). Cela tient en fait à nos processus perceptuels et la manière dont ils peuvent être déjoués. J’y ai fait quelques allusions dans certains de mes commentaires. L’ultime piège étant nos interprétations.

    Sur la phrase que vous souhaitiez commenter et le bémol que vous y apportez : oui !

    C’est en fait beaucoup plus compliqué que le schéma (très réducteur) d’après lequel j’ai condensé le problème. Mais de ce point de vue, il reste de nombreuse zone d’ombre à éclairer. Par contre, je ne suis pas persuadé que Serge TISSERON réduise l’empathie aux seules dimensions du cognitif et de l’affectif. Cette vision est assez ancienne et nous en sommes maintenant à un point de vue en quatre dimension. Je vous mets en lien, si cela vous intéresse, un article de Jean DECETY (c’est pour moi l’une des plus grandes références sur la compréhension de l’empathie) qui consacre sa vie à l’étude de cette capacité et ce sont ses travaux qui m’ont inspiré le concept d’empathie positive « pathologique » et d’empathie négative « pathologique » (cela serait à vérifier en relisant le livre de Serge TISSERON, mais il me semble qu’il emploie aussi ces termes-là dans ses écrits, à moins que je ne confonde avec un autre auteur) : L’empathie et la mentalisation à la lumière des neurosciences sociales.

    En conclusion de cet article l’auteur y déclare : "Cette fragmentation de l’empathie en composants élémentaires permettra sans doute de mieux appréhender les altérations de cette capacité qui peuvent survenir soit à la suite de désordres neuro-développementaux (comme dans l’autisme), ou dans des troubles de la personnalité.« 

    En fait, l’empathie est neutre. C’est justement le déséquilibre de cette neutralité que je souligne en parlant d’empathie positive »pathologique« et d’empathie négative »pathologique« . Cette neutralité est une condition pour que cette capacité s’exprime pleinement et c’est bien sûr ce que nous en faisons qui fait, selon moi, qu’elle bascule sur un pôle »négatif« ou »positif« (j’avais pris cette image dans mes écrits en faisant référence aux aimants et à l’attraction quasi »magnétique« que la majorité des victimes ressentent envers leur futur »bourreau« ).

    En fait, dans ma vision des choses, quelque chose (qui reste à découvrir) a perturbé les quatre dimensions de l’empathie pour en faire soit »quelque chose« de »négatif« , soit son pôle inverse. C’est de plus en plus évident pour moi, mais pour en avoir confirmation il faut partir à la pêche aux informations, ce qui n’est pas une mince affaire sur un sujet qui commence à peine à intéresser les scientifiques.

    Ce qui revient à dire que pour moi, il est faut de dire que le pervers narcissique où le psychopathe n’éprouve pas d’empathie comme indiqué dans toutes les descriptions nosographiques de ce trouble de la personnalité. Il éprouve une forme d’empathie à qui il a attribuée d’autres fonctions que celles que la majorité des gens »normaux« lui ont attribuée, d’où mon paragraphe sur le handicap de l’empathie dans mon article.

    Et ce, même si cette hypothèse n’est pas vérifiée scientifiquement, de nombreux indices (pluridisciplinaires, d’où la difficulté à les mettre en évidence) permettent de la corroborer. Mais cela, c’est vraiment un long, long débat. Encore une fois ici, nous réagissons comme si ce qui ne se voyait pas n’existait pas et nous nous piégeons nous même en interprétant trop vite les situations. Ce qui revient à vouloir donner un sens à ce que nous observons et ce coûte que coûte (c’est une particularité du fonctionnement de notre cerveau, une »faille" pourrait-on dire, sur laquelle jouent tous les manipulateurs).



  • Philippe VERGNES 18 décembre 2012 19:23

    @ JL,

    « Soit, oublions ce que j’avais perçu comme une manipulation assumée venant de vous. »

    Je ne suis nullement rancunier, d’autant plus que, si ce n’est les sophismes ad hominen que vous avez proférez à mon encontre, vos commentaires ne manquent pas d’intérêt. Votre réaction m’a même fait prendre conscience de l’intérêt d’expliquer comment nous sommes actuellement tous manipulés. C’est devenu si évident pour moi que j’en oublie d’en parler. J’avais mis le lien vers un reportage de Cash investigation sur le neuromarketing justement pour celles et ceux que ça intéresse. Les explications à fournir sont un peu plus « techniques » que celles qui sont présentées dans ce reportage, mais le principe reste cependant le même et il serait intéressant de l’expliquer dans un autre article.

    Sur l’empathie et sa conceptualisation, je vais vous faire une confidence. Vous la prenez pour ce qu’elle est, ce n’est pas un secret de polichinelle et de nombreuses personnes avec je travaille au sein d’associations en sont informées pour en avoir connaissance.

    Serge TISSERON a publier son livre sur l’empathie en octobre 2010 (intitulé « L’empathie au cœur du jeu social »), de mon côté, octobre 2008 et non 2010, je faisais parvenir un ouvrage de 500 pages à 9 grandes maison d’édition qui toutes l’ont refusé. Ce qui n’a pas d’importance pour moi, dans la mesure ou, sur la base de cet ouvrage, j’échange depuis avec quelques spécialistes de cette problématique qui connaissent mes théories. Cet essais que j’avais intitulé « La violence psychologique décryptée » était principalement basée sur l’empathie et il se trouve que deux ans avant Serge TISSERON, j’avais conceptualisé EXACTEMENT le même principe que lui concernant « l’empathie positive » et « l’empathie négative ». Mais ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dis, je n’imagine pas un seul instant qu’il y ait pu avoir « plagiat ». Il se trouve en fait que nous avons fait les mêmes recherches avec les mêmes sources d’inspiration ce qui, selon moi, explique que nous en ayons tiré les mêmes conclusions. Par ailleurs, d’un point de vue psychologique, je serais plutôt à « raccrocher » à l’école Jungienne et je suis bien trop sensible au phénomène de synchronicité pour ignorer que lorsqu’une idée « doit sortir », elle « sort » peu importe le chemin qu’elle emprunte.

    J’adhère donc totalement à la suite de votre propos eet je vais même beaucoup plus loin que la plupart des analystes qui se penchent sur le lien de relation entre un pervers narcissique et sa « proie ». Ce lien est empathique. Car, métaphoriquement parlant et selon ma conception : « l’empathie est l’expression de la vie de l’âme » et toujours métaphoriquement, de quoi à besoin un pervers narcissique pour se sentir vivant ? D’une âme.

    De là les « imagos » que vous pouvez entendre lorsque vous prêtez l’oreille à la souffrance des victimes de cette prédation morale. Elles parles souvent sans s’être concertées ni même avoir connaissance de cette problématique de : « viol de l’âme », « il m’a volé mon âme » (en parlant de « leur » p.n.), « j’ai signé un pacte avec le diable », etc., etc., etc.

    En effet, si l’on reconsidère la relation pervers/proie sur la base d’un rapport empathique, tout ce tient : nous avons d’une part une personne en « déséquilibre empathique » (souffrant de ce que j’appelle une « empathie pathologique négative », absence d’empathie affective, mais forte empathie cognitive) qui se lie avec une personne hyper-empathique (souffrant de ce que j’appelle une « empathie pathologique positive », faible empathie cognitive mais forte empathie affective). Ainsi se crée les équilibres et c’est le schémas le plus courant que je rencontre dans ce type de relation. Il existe aussi le cas sado-maso, beaucoup plus rare, mais pourtant généralisé dans le milieu psy.

    Le problème consiste à rétablir ce genre de déséquilibre : la « proie » y parviendra beaucoup plus surement et efficacement que le « prédateur ». Après, développer le pourquoi, je ne peux pas résumer en quelques lignes un ouvrage de plus de 500 pages. En tout état de cause, de nombreuses personnes m’ont, depuis 2008, toujours conseillé d’attendre que je puisse trouver un éditeur avant d’étaler mes théories sur la place publique. Mais compte tenu de la politique éditoriale des maisons d’édition, je risque d’attendre longtemps, je m’y prends tout autrement. En réalité, je préfère faire mon « bonhomme » de chemin à mon rythme et j’avoue ne pas trop aimer dépendre du bon vouloir de « firmes » pour qui le profit compte plus que les idées.

     smiley !



  • Philippe VERGNES 18 décembre 2012 15:51

    @ JL,

    "Ce que je ne comprends pas dans votre discours, c’est le manque de distinction que vous semblez faire entre pervers narcissiques et pervers sexuel (sans parler des autres perversions).« 

    Je suis heureux de constater que vous adoptez une position à mon égard moins intransigeante.

    Non ! Toutes ces distinctions, je suis l’un des premiers à le faire et c’est bien là l’objet de toutes mes interventions dans divers articles ou autres. Mais vous relèverez que, même si j’ai choisi comme titre : »Les pervers narcissiques manipulateurs« , je ne parle pas du pervers narcissique dans mes écrits. Je n’ai pour le moment parlé que du »mouvement perversif« , de »la pensée perverse« et »des noyaux pervers« . Ce n’est qu’au fil des discussions que les commentaires »glissent« vers la »personnification« de ces processus que j’ai tenté de décrire (je dis bien »tenté« , il ne m’appartient pas de juger de la cohérence de mes »tentatives« , tout au plus puis-je m’y adapter en fonction, justement des commentaires, lorsque ceux-ci sont pertinents).

     »Est-ce que je serais en droit de supposer que les problématiques sociale posées par ces différentes formes de déviations ne sont pas du même ordre ? Pour préciser ma pensée : les pervers narcissiques « ont pignon sur rue » et c’est là que le bât blesse, alors que les "pervers ordinaires"’ peuvent bien aller se faire pendre ailleurs, avec les délinquants ordinaires ?« 

    Si j’ai bien saisi votre pensée, c’est effectivement ça : les »pervers ordinaires« peuvent bien aller se faire pendre ailleurs, avec les délinquants ordinaires ». Même entre eux les pervers ne se font pas de cadeaux. Pour le psychopathe « successful », le psychopathe « unsuccessful » est un « con » puisqu’il n’a pas eu l’intelligence de commettre ses exactions sans se faire prendre. Mais il me semble que je précise cela dans un de mes posts à l’attention de M. Christian LABRUNE dans mon précédent article (l’un des derniers en fin de discussion, si ma mémoire ne me joue pas des tours, avec toutes les réponses postées, j’ai déjà de quoi écrire un livre smiley !)

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