Pour en venir au fond de votre article, LSD, je crois que les maîtres du monde ont tout simplement réussit à détruire le sentiment d’appartenance. Avant, on appartenait à une famille, à un village, à une communauté religieuse....à une classe sociale, etc. Avec comme corollaire la capacité d’agir en groupe au nom d’une communauté, avec tout le poids de celle-ci. Aujourd’hui notre société est atomisée et le poids de chacun, individuellement, parfaitement négligeable. Si je décide tout seul, comme un grand, de boycotter Carrefour, Lidl ou Sytem U, je les fais bien rigoler. Le gros problème du moment me semble là : comment recréer le sentiment d’appartenance à un collectif doté d’une efficacité réelle sur le plan social et politique. l’individualisme nous tue. J’ai en tête les images d’attaques des troupeaux de gnous par des groupes de lionnes dans la savane africaine. La technique est toujours la même : isoler un individu pour lui faire sa fête. Et nous, nous sommes les gnous du système capitaliste.
J’ai récemment lu chez Jorion un texte qui, entre autre, préconisait de faire de l’accaparement - c’est à dire l’accumulation excessive de richesse, sous toutes ses formes, par certains au détriment de la collectivité - un délit ou même un crime. Je suis convaincu qu’il y a quelque chose à creuser dans cette direction pour rééquilibrer notre société.
Dites-donc, Dame Gouroute, j’abuserais du Martini-vodka ? Moi ?
Alors que je vous imagine en train de tapoter sur votre clavier à 1h16 du matin (!), assise seule à la table que vos convives ont quittée il y a un quart d’heure à peine, sous le vieux tilleul et dans le chant des grillons. Vous avez repoussé deux ou trois assiettes pour pouvoir installer votre ordinateur, et là, une main sur le clavier et un verre de rosé dans l’autre (oui, il reste toujours un peu de rosé dans les bouteilles après les repas d’été sous les tilleuls, c’est comme ça !) vous vous penchez (attention, pas trop !) sur dieu et les chieurs ! Et vous m’interpellez sur la cohérence de mon discours sur ce sujet ???
Oupps...attention, votre coude a failli dérapé ! Bacchus est un salaud !
« il doute autant que l’agnostique, mais contrairement à ce dernier qui ne se prononce pas, l’athée a fait le choix de ne pas croire »
Donc l’athée choisi de ne pas croire. OK Mais que fait donc l’agnostique, contrairement à l’athée ? De croire ??
Parce qu’entre nous, il n’y a pas d’autres alternatives. Soit on croit, soit on ne croit pas. Celui qui dit « je ne sais pas », « je ne me prononce pas », affirme par là même qu’il ne croit pas. C’est de la logique de base. Sinon, il dirait « je crois », point.
Si Comte-Sponville consacre des pages à la distinction entre athéisme et agnosticisme, c’est que tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.
De plus, son passé de croyant ayant perdu la foi, joue, à mon avis, beaucoup sur sa conception de ces choses.