Bonjour Paul, Que ce domaine est délicat. Voilà comment je vois les choses : La quête du sens est un dérapage sans fin sur une paroi de glace. Répondre « dieu », c’est un peu comme chausser les crampons. Le dérapage est freiné ou bloqué, mais pour autant, la paroi est toujours là, la question demeure irrésolue. A mes amis croyants qui considèrent que leur dieu est à l’origine de tout, je demande bêtement qui a créé dieu. Là, je n’ai jamais très bien compris la réponse, mais il semble que dieu n’a pas « besoin » d’être créé. Il « est ». Point final. Ce à quoi je réponds donc que l’univers dans lequel je vis n’a pas besoin non plus d’un créateur. Il est. Point final. Pourquoi s’encombrer de l’étape intermédiaire, « dieu », pour en arriver au même point ? La célèbre question de Leibnitz à laquelle toutes les autres se résument, « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? », n’est à mon avis pas destinée à recevoir une réponse. Fût-ce par la science. Et le jour où j’ai arrêté de me la poser, j’ai trouvé une immense sérénité. Voilà pourquoi je dis que l’absurde, au sens philosophique d’absence de sens, est pour moi parfaitement acceptable et n’a rien de désespérant.
Sauf à revenir au moyen-âge, nul n’endiguera le phénomène du téléchargement. Et heureusement. Aux acteurs du secteur de s’adapter...ou de disparaître. Cette loi est valable de tout temps. S’il disparaissent, d’autres qui sauront faire prendront leur place. Et leur disparition ne signiifera nullement la fin de la création. Il m’arrive même de plus en plus souvent de penser le contraire !