Si on considère que le Big Bang est le début de notre espace-temps, on peut affirmer (par définition, pour ainsi dire) qu’avant il n’y avait ni espace ni temps. Il est donc « insensé » de parler d’avant le Big Bang puisque justement il n’y a pas de temps avant lui. J’ai bon là ?
J’ai l’impression que le vocabulaire entre pour une bonne part dans la
difficulté de compréhension de la position des uns et des autres. On
devrait toujours faire précéder ce genre de discussion d’un glossaire
aussi complet que possible. Et peut-être qu’il faudrait le compléter en cours de route.
Encore une fois, l’athéisme n’est pas une croyance parmi les autres.
Celui qui croit affirme que dieu (le sien, en plus) existe. Bien. Qu’il le démontre. A ce jour, on attend toujours une démonstration qui tienne la route.
L’athée n’affirme rien. Il n’a donc rien à démontrer. Pour lui dieu est une hypothèse dont il n’a pas besoin (comme l’a dit je ne sais plus qui). Il n’a pas à se positionner par rapport à quelque chose qui pour lui n’a aucun sens.
Etre athée ce n’est pas croire que dieu n’existe pas. Etre athée c’est considérer que le concept de dieu est inutile.
Tout comme l’idée d’un revenu maximum, celle d’un héritage maximum me semble intéressante à creuser. La remise au pot commun d’une bonne part du résultat d’une vie d’accumulation ne me paraît pas être une idée insensée. Bill Gates lui-même la partage puisqu’il a annoncé en 2008, je crois, que ses héritiers ne recevraient que 5% de sa fortune (ne vous en faites pas pour eux, ils auront encore de quoi voir venir !). 95 % partant donc dans les caisses de ses fondations caritatives. Comme toujours la question serait : où met-on le curseur ? que prend-on ? que laisse-t-on ? Selon qu’on considère l’héritage comme un bien intouchable, ou comme la matrice de l’inégalité sociale la réponse sera très différente. On devrait pouvoir mettre cette question au vote, ce serait intéressant.
Nous ne choisissons pas nos gènes. Nous ne choisissons donc rien de ce que nous sommes physiquement et intellectuellement. Nous ne choisissons pas le lieu et la date de notre naissance. Nous ne choisissons pas la socio-culture dans laquelle nous allons nous développer.
Ces deux/trois petites contraintes étant posées, nous sommes parfaitement libres. Libres de quoi ? Préférer le Martini au Ricard ? Peut-être, et encore...ça se discute.