A mon avis il faut régler d’urgence le problème du vocabulaire. Le mot « prolétaire » a une connotation marxiste qui n’est plus trop d’actualité, me semble-t-il (même si on parle de prolétaire dès l’antiquité déjà). Il faudrait trouver un autre mot qui synthétiserait l’idée de « baisés du système », et qui pourrait s’appliquer globalement à toute la chair à canon de la finance mondialisée.
La réponse à cette question commence à être clairement établie.
L’Europe n’est une terre de prospérité révolue (comme vous dites) QUE parce que nos zélées zélites nous on mis à poil devant la concurrence déloyale de pays à niveau de vie 20 fois inférieur au nôtre. Ce faisant elles ont rempli les poches de leurs maîtres discrets de la haute finance mondiale (et les leurs aussi au passage, faut pas déconner !), et vidé les nôtres (de quelques milliards de plus, très récemment !).
Mettre en oeuvre une politique qui nous sorte de ce merdier supposerait, au minimum, de disposer d’une classe politique honnête et loyale à ceux qu’elle représente, ET sévèrement burnée. Il est clair que nous n’avons pas ce minimum.
Tant que nous n’aurons pas rétabli une représentation nationale digne de son appellation, rien ne pourra changer (conformément au célèbre adage « Commence par balayer devant ta porte ! »). Notre énorme problème actuel est à la base un problème de dysfonctionnement démocratique.
Tiens, c’est vrai, il est passé où le Paradisial ? ça nous reposerait un peu s’il arrivait avec ses gros sabots. Il est peut-être parti se faire sauté à l’autre bout du monde ? quand je dis « faire sauté », je me comprends !!