Ce long article esr fort intéressant, bravo à l’auteur.
Concernant la circoncision, je tiens à vous signaler qu’elle n’est pas uniquement religieuse. Elle a été une mode hygiéniste venue des USA depuis les années 60 ( aux USA, près de la moitié des hommes sont circoncis).Cette pratique est aujourd’hui en perte de vitesse et s’effectue encore pour des raisons médicales ( phymosis par exemple).
On ne peut pas mettre sur le même plan l’excision et la circoncision. La première est une amputation grave, la seconde une ablation mineure qui ne supprime pas un organe.
Je ne connais pas grand chose au rap français mais j’ai écouté, il y a peu la compilation qu’un ado avait fait de ses morceaux favoris et j’ai trouvé cela intéressant.
Les rapeurs sont loins d’être tous des millionnaires « bling bling », la plupart vivotent et les plus talentueux racontent un quotidien édifiant qui en dit plus sur notre société que bien des discours.
Cela dit, je préfère le rap américain qui est musicalement plus fouillé et novateur ( je pense à quelques bons albums de Missy Elliott par exemple). Les anglais font aussi de bonnes choses (The Streets, Just Jack).
Pensez-vous sincèrement qu’il existe des gens susceptibles d’en payer d’autres à seules fins d’embêter P Villach ?
Si c’est le cas, un exorcisme ne suffira sans doute pas à extirper la mégalomanie galopante que cela implique chez vous.
En réalité, j’ai longtemps parcouru d’un oeil distrait vos articles sans les apprécier ni beaucoup les commenter, mais cette indifférence s’est transformée en exaspération ces derniers mois.
Il y a eu ces articles incultes et démagogues à propos d’art contemporain ( Buren, Boltanski), ce flirt malsain et complaisant avec l’extrème-droite à propos notamment de la burqa, mais l’article qui m’a définitivement éclairé sur votre compte, « comme une façade gothique en plein soleil » est l’un de novembre où vous avez foncé tête baissée dans cette histoire de lettre d’insultes de lycéens en ressassant votre haine des jeunes, sans vérifier l’information ni admettre vous être trompé,(cela n’a pourtant rien de déshonorant)
Cela dit, il est vain de s’exaspérer pour des choses anodines et je ne voudrais pas que ces joutes picrocholines, que vous feignez déplorer mais adorez en réalité vous fassent subir le sort de la grenouille qui se prenait pour un boeuf.
C’est pourquoi, j’ai décidé de retourner à la douce indifférence qui jusqu’ici me préservait de votre logorrhée.
Avant de quitter les folkloriques contrées villachiennes, je jette un dernier coup d’oeil sur la mémorable couverture de « Béa » et constate que j’avais oublié de signaler la typographie directement empruntée à la collection Arlequin, le fond beigeasse et l’encart violet destiné à attirer le chaland, avec érotisme et éternité inscrits en caractères gras, accroché comme une prédelle en perdition.
Cette impayable et très parlante couverture qu’on dirait faite par un enfant daltonien mal latéralisé, m’aura au moins bien amusé.