Merci pour votre pénétrante analyse de la détresse du goéland.
J’y vois pour ma part un hommage subtil à l’Albatros de Baudelaire.
"Exilé sur le sol au milieu des huées
ses ailes de géant l’empèchent de marcher".
Comme Baudelaire, ils ont conscience d’être étrangers au monde qui les entoure.
Nouveaux poètes maudits, David et Jonathan resteront ceux qui ont fait entrer un goéland ( peu sentimental) et un crocodile ( de 5 mètres de long) dans la conscience collective mondiale.
Plus généralement, leur oeuvre est un trésor d’allusions érudites. La pochette de leur tube l’atteste.
Le fond végétal renvoit aux tableaux luxuriants du Douanier Rousseau, les sourires sont ceux de la Joconde et du Saint-Jean de DE Vinci, les chemises Vasareliennes citent la modernité de la démarche.
Aujourd’hui, nos « indolents compagnons de voyage » sont tombés dans « les gouffres amers » de l’oubli , votre bel article les sauvera peut-être de l’exil.
La constitution de la cinquième République n’a prévu aucune place pour la femme du président.
La femme de De Gaulle portait les bouquets, celle de Pompidou redécorait l’Elysée, Anémone ne faisait rien, Danièle militait dans une association et Bernadette comptait les pièces jaunes.
En donnant un rôle politique à sa femme, Sarkosy poursuit avec logique sa stratégie d’omniprésence médiatique mais méprise la constitution.
Comment peut-on laisser une personne négocier au nom de la France sans qu’elle ait de comptes à rendre au parlement ?
Il faut avoir une conception monarchique du pouvoir pour trouver cela normal.
Le président enverra-t-il le petit Louis négocier lors du prochain conflit salarial à Disney-land-Paris ?
Chargera-t-il ses filles d’aller parler aux syndicats étudiants quand la grêve menacera ?
La seule chose réjouissante dans cette triste dérive, est qu’il n’est pas certain que Cécilia soit une alliée très sûre pour le président....wait and see.
L’idée même de débat vous est inconnue. Vous auriez pu faire valoir vos arguments, défendre une approche subjective et volontairement non historienne ou, au contraire, citer vos sources afin de justifier des prises de position souvent hasardeuses.
Aux critiques vous n’opposez que de l’ironie facile et cherchez le bon mot plutôt que la phrase juste.
Relisez vos maigres analyses. A ce propos, votre dernière définition du génie, terme auquel vous vous accrochez comme une moule à son rocher, vaut son pesant d’or : « une force dont nul ne sait d’où elle vient, hormis du génie soi-même ».
Passons sur le « soi-même » à la place du « lui-même » qui ferait les délices d’un psychanalyste et tentons l’application de votre surprenante dialectique à d’autres domaines:l’intelligence est une force dont nul ne sait d’où elle vient, hormis de l’intelligence elle-même...etc....Panovsky et Arasse peuvent reposer en paix, la concurrence ne viendra pas de chez vous.
Relisez vos réactions qui en disent long sur ce désir éperdu de reconnaissance qui vous tient lieu de pensée.
Et puisque me faire « une réputation sur le Net » est le cadet de mes soucis, mais est, à l’évidence , votre obsession, je vous laisse à vos rêves.