Je suis client d’une banque privée et je constate que le nombre d’employés chargés de m’accueillir n’a cessé de diminuer en 10 ans m’obligeant ainsi à effectuer de nombreuses tâches qu’ils effectuaient auparavant.
Les frais de gestion de mon compte ont été multiplié par 7 pendant la même période et les horaires d’ouverture sont toujours aussi restreints.
Et comble de l’injustice, personne ne m’a proposé de friandises !
Les bons apôtres du tout libéral, conspueurs pavloviens des services publics qui veulent des postes ouvertes 24 heures sur 24 avec deux fois moins de fonctionnaires sont décidement ... timbrés.
L’idée de bivalence n’est pas en elle-même hérétique,le problème est qu’elle s’inscrit dans un contexte généralisé de suppressions de postes.
En rendant les enseignants polyvalents et en multipliant les heures supplémentaires on espère ainsi compenser le manque de postes.
La spécialisation est une contrainte en matière de gestion des personnels mais c’est aussi la garantie que celui qui enseigne sait généralement de quoi il parle.En Grande-Bretagne les professeurs sont polyvalents et très bien payés mais j’ai vu des cours que je ne souhaite à personne de subir.
La bivalence doit être une démarche pédagogique pas une méthode comptable c’est pourquoi il est peu probable aujourd’hui qu’elle rencontre un écho favorable auprès des enseignants.
Vous qui travaillez tant mais pourtant passez votre vie sur agoravox à vitupérer contre tout et n’importe quoi je vous donne un conseil : affirmez moins et fermez la plus...cela nous fera des vacances.
Les autoportaits de Dürer n’ont jamais fait scandale contrairement à ce que vous affirmez.Ils ont surpris car la pratique vient semble-t-il d’Italie et Dürer est un des premiers à l’importer dans le nord mais n’ont choqué personne(cf : Karel Van Mander son premier biographe).
La pose christique du portrait illustrant votre article est très courante dans les années 1500, c’est un signe de dévotion ,elle n’est en rien provocatrice.L’autoportrait de 1493 (Louvre) montre l’auteur à 23 ans tenant un chardon qui rappelle la Passion du Christ.
La seconde partie de votre article sombre dans un charabia verbeux bien peu pertinent (de,il a montré...convenait.)
Vous multipliez les anachronismes en faisant de Dürer un romantique 3 siècles avant le romantisme, un « dandy baudelairien » alors que les sources dont on dispose tracent le portrait d’un pieux artisan certes très respecté et admiré mais pas du tout à la tête d’une quelconque multinationale des médias que vous inventez.
Car c’est bien là le problème,vous négligez les faits historiques au profit d’un récit subjectif et impressionniste .C’est votre droit mais ce n’est pas de l’histoire de l’Art.
Finalement il y a beaucoup de poncifs dans votre article,l’artiste est forcément « génial »(le mot est utilisé 11 fois),il annonce les plus grandes choses à venir,tout ce qu’il fait relève de l’incroyable...
Historiquement, Dürer appartient à une génération d’artisans qui font la synthèse entre les traditions picturales du nord de l’Europe (sens de l’observation, paysages,technique à l’huile) et les modes venues d’Italie(nu antiquisant,perspective mathématique,thèmes mythologiques).
Il vit une période charnière où le peintre, graveur, sculpteur passe peu à peu du statut d’artisan à celui d’artiste.On passe de la corporation à l’Académie.
Dürer participe à cette longue marche vers les Arts Libéraux , ses autoportraits ses écrits sur la perspective mathématique ont une fonction militante comme ceux de De Vinci ou de piero de la Francesca.
Dürer est un homme de son temps et pour apprécier la qualité de ses dessins, gravures et huiles point besoin d’en faire un « génie pré-romantique baudelairien ! à la tête d’une entreprise médiatique ».
A quoi sert sébastien Ticavet ? Voilà une question à laquelle il est devenu bien difficile de répondre tant les écrits sans intêret se multiplient sur ce fil...