Merci pour votre article, même si je ne partage pas la même admiration que vous pour cette artiste.
Il me semble en effet que la postérité n’aura pas beaucoup de bienveillance pour la fascination opérée par Louise Bourgeois sur ses contemporains.A mon avis l’importance de son oeuvre est largement surestimée et pour moi correspond plus à la coincidence d’une production pathologique avec le désir de la critique qui a trouvé là l’objet idéal, le terreau riche de significations exemplaires : l’enfance, le trauma du père, la sexualité, l’émancipation des femmes ect... Dés lors, on donnera à cette artiste les moyens de sa démesure, sans recul, la laissant fabriquer les monstres lambdas d’une imagination somme toute banale.
Il reste donc son oeuvre, pour moi pas très intèressante, bric à brac cauchemardesque, encombrant bazar bien moins stimulant que l’oeuvre d’un Odilon Redon par exemple. Il est vrai que lui ne souffrait pas de notre maladie moderne : le goût pour un gigantisme exemplaire.
Bon voilà, la postérité fera le tri. ( et me donnera peu être tort )
Si le défunt musée Guimet avait recu les 85 millions d’euros déjà dépensés pour ce projet nous aurions un des plus beaux musée d’Histoire Naturelle de France. Je vous remercie d’avoir fait ce salutaire devoir d’information sur cette folie.
Bon, je crois que la meilleure solution c’est de vous laisser entre vous, faites un club, regroupez vous, je ne sais pas moi, un syndicat par exemple...
« De la monnaie disponible pour travailler et du travail pour gagner l’argent nécessaire pour mener une vie digne et inventive, à hauteur d’homme et non pas d’esclave du système pour rentiers égoïstes. »
Tout est dit, et parfaitement. Il manque des hommes pour incarner ces idées justes, j’espère que la mutation se fera sans trop de violences.
Article très intéressant, qui montre à quel point la paranoia est un élément constitutif de la pensée qui prone le libéralisme économique.
A partir du moment où le monde se divise selon eux en deux groupes, ceux qui sont propriètaires et ceux qui ne le sont pas ( ou en passe de le devenir) tous ce qui pourrait appartenir à la collectivité est un gateau à partager rapidement, au nom de ce dogme : la collectivité est mauvaise gestionnaire, la propriété suppose la vertu du proprietaire. ( les eaux de la Louisiane en sont convaincues)
Du coup lorsrque des personnes telles que S. Georges osent argumenter du contraire, la pensée binaire du libéral se met en marche : si on ne pense pas comme moi c’est qu’on veut ma place, pire, c’est que l’on veut prendre ma propriété ( que j’ai acquise avec de l’argent que je n’ai pas, en cas de banqueroute, le reste du monde paiera, la collectivité c’est fait pour cela)
Croire que S. Georges et les alter ont des veilléités de domination du monde...