C’est , en effet, un problème sérieux à long terme.
Il impose de piéger les émissions atmosphériques de CO2 sous forme de carbonates.
Un petit reproche sans grande importance : le titre ne me semble pas exact.
Le pH des océans est proche de 7,8 donc basique et devrait atteindre la valeur de 7,3 vers l’an 2050 en cas d’émissions constantes de CO2 atmosphérique.
Ce n’est donc pas tout à fait une acidification pour un chimiste.
La conséquence principale est que les mers perdrent un peu de la capacité d’absorption chimique du CO2 selon le pH et la température (loi de Henry).
Comme vous l’avez mentionné, il n’y a pas de source d’hydrogène sur terre.
Il faut donc le fabriquer à partir d’autres énergies.
Si c’est à partir de pétrole, gaz naturel, charbon (86 % des énergies actuelles du monde) cela augmentera les émissions de gaz à effet de serre dont, en particulier le CO2.
Si c’est à partir d’énergies émettant pas ou peu de CO2, les candidats sont dans l’ordre d’importante décroissante : le nucléaire, l’hydraulique, l’éolien, la géothermie profonde, le solaire photovoltaîque, la bio masse...
Seules les 2 premières ont une importance au niveau mondial, les autres ne représentent que moins d’1 % de l’énergie mondiale et leurs perspectives à moyen terme sont encore faibles du fait de leur grande dilution, aléas climatiques, coût élevé ...
Mais le principal inconvénient du vecteur hydrogène et le faible rendement du cycle complet : électrolyse de l’eau (ou autres substances hydrogénées : CH4, H2SO4), production d’hydrogène, mise sous haute pression (très énergivore), transport et distribution.
Le meilleur rendement espéré n’est que de 40 %.
En autres terme, vous ne récupérez que moins de la moitié de l’énergie que vous avez dépensé pour produire et stocker l’hydrogène.
Quelques progrès techniques sont envisageables mais les lois de la physique sont intangibles quel que soit l’argent et l’effet de masse mis en oeuvre.
Donc, à mon avis, le vecteur énergétique hydrogène restera marginal à moyen et long terme.
Désolé c’est comme cela la physique, il n’y a rien à faire.
Je pense qu’au contraire, pour le risque climatique, il s’est écoulé peu de temps entre la certitude scientifique (bien qu’encore incomplètement démontrée mais fort plausible) de l’origine principal de ce risque (fortes émissions des gaz à effet de serre : H2O, CO2, CH4, N2O, CFC, HCFC, O3, SF6 ...) et la prise en compte par les décideurs et politiques.
Des actions sont déjà enclenchées mais la recherche et la mise en oeuvre à généraliser au monde entier demandent des décennies (subtitution du trio charbon, pétrole et gaz naturel)
Je ne comprend pas votre titre : pourquoi 3 ans ? plutôt que 2, 4 ou 10 ?