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pigripi

pigripi

Electrone très libre garantie sans colorants ni conservateurs.
Détricoteuse des faits et des opinions.
Féministe éclairée et fière de l’être.
Ardente partisane du libre arbitre.
Citoyenne du monde.
Trop grave pour ne pas privilégier l’humour.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/08/2008
  • Modérateur depuis le 23/09/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • pigripi pigripi 19 novembre 2008 11:39

    Merci pour cet excellent article qui souligne très justement tout ce qu’il y a d’indigne dans cette affaire.
    Hé oui, de même que dans certaines religions les principes du dieu sont au dessus des lois de la République, dans notre société, le corporatisme est au-dessus de l’éthique, de la morale et de la justice.

    J’insisterai sur ce qui est déjà dit dans l’article mais qui est pour moi fondamental : alors qu’on commence juste à combattre socialement et juridiquement les violences conjugales, le fait que notre parlement passe l’éponge sur les coups et l’assassinat de cette femme montre à quel point nos mentalités restent rétrogrades en ce qui concerne le respect des femmes.

    Les hommes pensent encore qu’ils ont droit de vie et de mort sur nous et que les crimes passionnels sont d’une grande beauté virile.

    Notre société reste profondément patriarcale et machiste, preuve en est le peu de cas fait des femmes, de leur vie professionnelle, du plafond de verre, des salaires inférieurs de 30% par rapport à ceux ces hommes, de leur maigre présence dans le parlement et dans toutes les instances de direction. Et je rappelle qu’en France, dans notre douce France, une femme est violée chaque heure et que 30% des détenus mâles sont emprisonnés pour délit sexuel.

    En rendant hommage à ce tcogneur et ueur de femme, la France, à travers ses députés, entérine les discriminations sexistes pour lesquelles ils ont refusé de voter une loi anti sexiste à l’égal de la loi anti raciste. Qu’on ne se demande pas pourquoi !



  • pigripi pigripi 26 octobre 2008 13:12

    Je n’ai pas vu l’émission de Pujadas mais j’avais vu celle du 5 octobre sur Fr3 et j’avais déploré qu’elle fut diffusé si tard dans la nuit car elle était remarquable. Elle révélait au public ce que toutes les personnes qui ont rendu visite à des proches hébergés en maison de retraite ont pu constater : la désinvolture, la négligence, l’absence de respect, les maltraitances physiques et psychologiques.

    J’ai pu le constater moi-même dans deux maisons de retraite : l’une haut de gamme, l’autre standard. Tout ce qui a été montré dans ces reportages est rigoureusement exact. Malheureusement !

    Les conclusions de l’enquête de la 3 soulignaient que la cause des diverses maltraitances des vieux était avant tout une question de mentalité. La France ne respecte pas ses "vieux". Et ça commence bien avant la maison de retraite.

    Dans les entreprises, à partir de 45 ans, on est souvent écarté parce qu’on coûte trop cher et qu’on n’est pas sexy.
    Retrouver du travail à partir de 45 ans est une gageure. Nos compétences, notre savoir-faire , nos expériences ne semblent rien valoir face aux jeunes qui sont inexpérimentés mais plus maléables, coûtent moins cher en salaire et donnent une image -seulement une image- de dynamisme à l’entreprise.

    Dans les écoles où le prof est par contraste un vieux, l’irrespect règne au point qu’il débouche parfois mais trop souvent sur des violences verbales ou physiques.

    Dans les commerces quotidiens, la ménagère de plus de 50 ans est victime d’ostracisme. Ainsi, il m’est arrivé parfois d’être écartée de la file d’attente au profit d’une jeunesse, fille ou garçon, plus d’raguable.

    Dans le métro bondé, j’ai vu un monsieur proposer sa place à une jeunesse étincelante de 20 ans alors que près de lui je m’accrochais désespérément au poteau pour garder mon équilibre.

    Alors imaginez comment la société nous perçoit quand on avance en âge, qu’on devient dépendant et qu’on ne peut plus vivre chez soi.
    On nous perçoit comme une source de revenus. Et c’est pourquoi les maisons de retraite fleurissent, c’est un bon investissement.
    L’Etat considère les maisons de retraite comme une charge obligatoire qu’il est obligé de supporter à contre-coeur et à laquelle il accorde le minimum d’intérêt et de moyens. Il fait son devoir un point c’est tout.

    Les investisseurs considèrent les maisons de retraite comme une bonne source de revenus au même titre qu’un terrain de golf ou de la production pornographique. Pour eux, le contenu humain des maisons de retraites n’a d’intérêt que pour leurs brochures publicitaires.

    D’accord, les vieux vieux sont sales, puent, sont souvent chiants voire tyranniques, ils ne savent pas se débrouiller tout seul,s ils ne respectent pas les horaires du personnel quand ils mettent des heures à avaler leur panade et qu’il est temps de débarasser, ils chient et pissent au lit, ils sont moches quand ils enlèvent leur dentier pour le poser sur la table en évidence, ils racontent n’importe quoi dans leur délire sénile, ils ne sont pas obéissants et risquent s’échapper dès qu’on tourne le dos, ils crient et se disputent pour un oui ou un non, ils ressassent, ils dérangent car ils ont toujours besoin de quelque chose, ils vont sous la douche tout habillés et salopent le couloir quand ils en sortent dégoulinants d’eau, ils trouvent que la bouffe est dégueulasse, ils ne sont jamais contents, ils sont méchants, etc. etc.

    D’abord, tous les vieux ne sont pas conforme à ce tableau, ensuite qui sait ce que chacun de nous subira comme transfrormation avec l’âge ? Hé oui, la vieillesse est souvnet "un naufrage" et au lieu de se voiler la face, il serait nécessaire de comprendre et respecter une évolution inéluctable qui concerne chacune et chacun d’entre nous.



  • pigripi pigripi 21 octobre 2008 19:39

    Drôle de coïncidence cette affaire avec la diffusion ces jours-ci dune interview de John le Carré, célèbre pour ses romans d’espionnage sur fond de guerre froide !

    Il paraît que cette affaire aurait été révélée par les Russes avec le soutien des Amerloques.

    Et la partenaire était hongroise. C’est son mari qui a dénoncé l’idylle.

    De là à imaginer que la Hongroise était une espionne payée par les Russes qui, avec la complicité de son époux dévoué à la cause des enfants du KGB ait renoué avec les pratiques de la guerre froide, il n’y a qu’un pas.

    En effet, les Russes ont vu d’un très mauvais oeil la nomination de DSK à la tête du FMI et comme ce monsieur a une réputation de queutard qui dépasse les frontières, il n’était pas difficile de le coincer par son point faible (ou fort selon là où on se place ...)

    Quant à Anne Sinclair, elle ne pouvait pas non plus ignorer la réputation de son chéri. Elle l’a épousé en connaissance de cause, quitte à sacrifier sa carrière pour le suivre comme un petit chien afin de limiter les dégâts.
    Je ne la plains pas, au contraire je lui en veux de donner une si piètre image de la femme qui préfère la servitude volontaire à sa carrière.

    Pour ce qui est des commentaires sur la judéité de DSK, Levaï et Sinclair, je les trouve fort déplacés et nauséabonds.

    L’essentiel dans cette affaire est de comprendre qu’il s’agit d’un coup monté (c’est le cas de le dire ...) pour faire sauter DSK.



  • pigripi pigripi 17 octobre 2008 22:35

    Dalyna,

    Votre réaction est lamentable et obère de la sincérité de votre article.

    Vous témoignez d’un mépris irresponsables pour les internautes qui ont pris la peine de lire votre article et de le commenter.
    Balayer de votre dédain l’ensemble de commentaires qui sont très différents et expriment des opinions variées est irresponsable quand on lance un débat.

    Quand on s’exprime sur Agoravox ou ailleurs, on prend le risque d’être critiquée, mal comprise, incomprise ou bafouée. C’est la règle du jeu.

    Vous ne rendez pas service aux vôtres en nous donnant une si piètre idée de votre sens du dialogue.



  • pigripi pigripi 17 octobre 2008 22:27

    Je réponds à Bernard Dugué

    par Bernard Dugué
    (IP:xxx.x0.101.192) le 17 octobre 2008 à 11H37 							
    							

     
    								"Les Français sont dans un état de confusion mentale comme leurs dirigeants

    Phénomène incroyable, un footballeur dit des choses plus censées (Platini, à lire dans le Monde l’entretien complet)

    Il y a trente ans, quand je jouais avec l’équipe de France, La Marseillaise était sifflée sur tous les terrains. Mais à l’époque, les politiques ne s’intéressaient pas au football et ça ne choquait personne. Aujourd’hui, c’est devenu une obligation pour un homme politique, en fonction de son étiquette, de se positionner. Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n’a rien à voir avec le sport.

    Je ne vois pas dans les sifflets qu’on a entendus au Stade de France un manque de respect ou une insulte à la France mais simplement des manifestations contre un adversaire d’un soir, en l’occurrence l’équipe de France, que l’on veut battre. Dans d’autres occasions, je suis certain que les mêmes jeunes qui ont sifflé La Marseillaise, mardi soir, chantent l’hymne national quand l’équipe de France dispute un match de l’Euro ou de la Coupe du monde."

    Effectivement, tous les médias reprennent ce jour les propos de Platini qui arrangent bien tout le monde : sifflés, siffleurs et charmeurs de serpents.

    Sauf que Platini commence son discours par "Il y a 30 ans ..."
    Soit en 1978. Dix ans après mai 68 à une époque où la composition et les problèmes de la société française étaient bien différents.
    Je pense qu’il y a 30 ans, moi aussi j’aurais sifflé la Marseillaise et que même enfant, je refusais de chanter ce chant haineux, morbide et que la patrie, j’en avais rien à faire. Au contraire, être patriote était plutôt une tare, un comportement ridicule, aux relents de guerre, de l’occupation allemande. Le patriotisme, c’était l’affaire de l’extrême droite. C’était le super Dupont de Gotlib avec son béret, ses charentaises et sa miche de pain sous le bras. C’était le beauf qui était patriote.

    En 1978, on s’ouvrait au monde, à l’Europe, on commençait à voyager partout grâce aux charters -de tourisme smiley- on prisait l’esperanto, les citoyens du monde, la mode ethnique.
    On pouvait transgresser l’identité nationale parce qu’elle était forte. Nos coutumes, notre culture, notre pays, nos traditions n’étaient pas menacées.

    Le français était encore le langage diplomatique, la francophonie battait son plein, la France avait du prestige et les Français étaient bien accueillis dans la plupart des pays du monde.

    Les choses ont bien changé depuis 30 ans. La francophonie s’est affaiblie au profit de l’anglais ou de l’espagnol ; le français n’est plus langue diplomatique : dans les institutions internationales, tout le monde parle anglais ; la culture française a perdu de son prestige et nos produits culturels s’exportent mal pour la plupart ; l’Aquitaine est redevenue britannique ; la côte d’Azur une enclave russe ; nos banlieues sont maghrébines et africaines ; les religions chrétiennes sont de moins en moins pratiquées alors que les pratiquants musulmans sont de plus en plus nombreux et imposent leur appartenance par des signes et des comportements très visibles ; le communautarisme s’est installé dans de nombreuses villes et quartiers ; les lois de la République sont contestées, remises en question, en particulier la laïcité ; etc.

    Dans ce contexte où l’identité nationale française est ébranlée, le drapeau français est apparu dans des lieux où on n’avait pas coutume de le voir, comme les meetings ou les manifestations de gauche. Et la Marseillaise, malgré ses paroles abominables, est redevenue le symbole de l’unité nationale.

    C’est pour toutes ces raisons que siffler la Marseillaise en 2008 n’a pas le même sens que la siffler en 1978.


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