Olivier Duhamel déclare le 9 octobre 2013 à la suite d’un sondage réalisé par IFOP :
« cela fait un certain temps qu’il y a un vote important des ouvriers vers le FN, mais au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen n’avait fait que 23%, soit quatre points de plus que sa moyenne nationale. Là, ce n’est pas quatre points de plus, mais 20 ! C’est une domination absolue du FN chez les ouvriers. Ce résultat là est au moins aussi important que le résultat global. »
Pas vraiment d’extrême droite, vous en conviendrez. Vous pouvez toujours jouer avec les mots, on ne gagne pas une élection en comptant les abstentionistes. Je parlais bien évidement des votants, et j’employait le mot majoritaire dans son sens général et pas électoral.
« abstention qui est bien plus forte chez les ouvriers de gauche. »
Bravo. Et chez qui votaient les ouviers après la seconde guerre : à 70% pour le partie communiste. Vous faite un argument, ce vous devriez taire. Vous faite combien aujourd’hui ? Pourquoi sont-ils parties ? Pourquoi ne reviennent t-ils pas ?
Regarder la contre-manifestation de Quimper et les déclarations JL.Mélenchon. Relisez, sur Agoravox, les commentaires affligeant d’agressivité, de mépris, d’insulte gratuite à l’endroit des bonnets rouges. Je ne dis pas que c’est vous. Je suis à Vannes actuellement, et je peux vous dire que ce genre de commentaires politiques, ils s’en foutent. Ils sont en train de creuver économiquement et socialement. Ils pensent à leurs famille, et à avoir un toit sur la tête. Lors du front populaire, cassé un portique pour survivre c’était pour la gauche une lutte juste. Aujourd’hui on est limite à les traiter de terroriste, et la nouvelle tendance serait de comparer cela aux émeutes de banlieu.Mot à la mode, à gauche, àdroite, et chez les journalistes : « Violent ». Braquer des commerces et agresser des gents, c’est de la petite délinquance.
« Non les ouvriers (ce qu’il en reste plutôt) et de manière générale, les travailleurs s’abstiennent et massivement. Et vote très majoritairement pour les partis de gauche ou se proclamant de gauche (PS et EELV sont des partis de droites dans les faits). »
Si, lors de la campagne de 2012, les candidats de gauche ont souhaité reconquérir le vote des ouvriers, ceux-ci ont pourtant voté majoritairement Marine Le Pen.
« Le CNR était de fait largement dominé par les communistes et les
progressistes ».
Est-ce que pour autant la droite bourgeoise nationaliste et catholique de l’époque
était exclue du C.N.R ? Bien au contraire. Le CNR était pluriel et tel était
mon propos. Et ne vous en déplaise les communistes et les nationalistes
catholiques bourgeois de l’époque ont transcendé leurs différences pour
l’avenir du pays. Rappel, la Fédération républicaine (droite conservatrice et
catholique) faisait partie du C.N.R. Je crois que vous vous meprenez.
Dans l’entre-deux-guerres, la Fédération républicaine va adopter une
position de plus en plus à droite, quittant son image de républicains modérés
pour adopter - sous l’influence des ligues et des nationalistes ainsi que par
une modification de ses élites dirigeantes - pour celle de républicains de plus
en plus « nationaux ».
Pourquoi
nier cette réalité ?
« Rappelons
que l’oligarchie capitaliste et ses parties - en particulier la droite,
l’extrème droite et le centre - étaient largement compromis dans la
collaboration. ».
Plongez idéologiquement
dans le formol et incapable d’avoir prise sur le présent, vous me parlé de
personne qui ont collaboré il y a 70 ans. Ça tombe bien, parce que la gauche a
aussi massivement collaboré pendant la guerre. Voici les résultats des travaux de
l’historien Simon Epstein :
Il montre, au rebours de croyances
largement répandues, comment une partie de la gauche antiraciste des années
1920 et 1930, mobilisée autour de la LICA[1], s’est massivement ralliée au
pacifisme en 1938, avant de rejoindre le régime de Vichy ou les mouvements
ultra collaborationnistes. A l’inverse, il souligne que la droite républicaine
mais aussi les partis « nationaux » – Camelots du roi ou Jeunesse patriotes –
ont joué un rôle décisif dans l’essor de la Résistance française à ses débuts.
Qui
collabore avec le système aujourd’hui ? C’est ça la question que vous devriez
vous posez. L’histoire n’est jamais toute entière rangé d’un côté.
« Le
discours du FN est communautariste, mettant en avant les racines blanches et
chrétienne de l’europe, dénonçant les syndicats et les forces progressistes. »
Qui est à l’origine
de SOS Racisme, la LDJ, la Licra, le CRIF, du conseil Français du culte
Musulman… Et qu’est-ce que vous appelé « forces
progressistes » ? Parce que depuis 68, j’ai du mal à voir le progrès
pour la masse laborieuse : chômage, précarité, éclatement familiale,
augmentation de la pauvreté, sur-taxation des classes moyennes… Le progrès
selon la gauche : fin des frontières, vassalisation de l’armée française
avec l’OTAN, fin du droit régalien de battre monnaie, 80% des lois françaises
sont imposées par l’Europe, perte du budget nationale, liquidation des services publics, néo colonialisme, épidémie
de corruption …
Si vous
voulez retrouver un semblant de crédibilité électorale, faite le ménage dans
vos rangs et décrypté les arnaques. Mélenchon auquel j’ai cru un bref moment,
en est un bon exemple. Si vous reveniez au discours de Georges Marchais sur l’immigration
comme variable d’ajustement du capitalisme, je vous assure que vous n’auriez
pas du tout le même score aux élections et vous seriez le seul parti pouvant réellement
combattre le F.N. Il faut juste dénoncé l’amalguame « maitrise des frontières »=raciste=facisme. En attendant vous leurs laissés le champ est libre.
« organiser DE GAUCHE, sur des bases à la fois ouvrières, patriotiques et antifascistes, l’OPPOSITION POPULAIRE au pouvoir, à l’UE ET à la droite. »
Alors là un grand moment !
« DE GAUCHE, sur des bases à la fois ouvrières ». J’ai une très mauvaise nouvelle TIKetTAK, les ouvriers votent majoritairement FN. Pas trop par adhésion (pour le moment) au vu de la volatilité des scores de ce partie, mais ils en ont marre des trahisons politiques de « la gauche ».
« patriotiques et antifascistes ».Patriotique dans le sens des Antifa ? C’est a dire en siflant ou brulant le drapeau français ? Le seul moment ou ces groupuscules tolèrent le premier symbole de notre patrie, c’est pour suporté l’équipe nationale de foot. L’équipe plus détesté encore que le CDD Hollande. Patriotique, oui, mais seulement pour soutenir des millionaires en short, qui se foutent comme de leur premier bédo du maillot qu’ils portent.
« Le triomphe du FN multiplierait dans notre pays les heurts communautaires, le retour ouvert ou larvé des guerres de religion, la répression brutale contre les communistes, la gauche populaire et les syndicats. Ce serait la honte et le déshonneur national pour le pays qui a donné au monde 1789, la Commune, 1936, le CNR et mai 68. »
On pourrait rajouté la réouverture des Goulag, la « Terreur de masse », les quatres cavaliers de l’apocalypse, ou une pluie de crois gammées.
Elle a l’air d’être bien votre boule de cristal. On peut en trouver sur Leboncoin ? Car pour l’essentiel de vos craintes, elles sont déjà en application, et n’ont pas attendu vos divinations.
Le C.N.R (Conseil National de la Résistance) s’était une unification toutes tendances politiques ou confessionnelles confondues. Honoré le C.N.R, tout en refoulant un autre bord politique me semble un poils contradictoire.
Le mouvement de mai 1968, a surtout permis l’arrivée en force des politiques libérales, et la mise en marche de la machine à fabriquer de bons petits soldats du capital avec « l’Education Nationale ». Reprenez les actes politiques de ces anciens représentants et dites mois si Mai 68 est un bonne exemple.