En fait mon intervention n’était pas centrée sur l’idéologie (car on peut en parler infiniment) de l’UPR mais sur sa stratégie.
Imaginons un instant que vous ne consideriez pas l’Europe comme la raison centrale, mais comme l’outil d’un néoliberalisme, d’intérets hyper-particuliers qui polluent tout (les discours de Mr Asselineau tiennent toujours) Imaginons que vous traciez un ébauche aboutie de la France d’après Imaginons que comme le propose fifi vous allez remplacer l’Europe par des accords de gré à gré (régit par l’état et non des intérets privés)
Dans ce cas vous aller tacler le FN (dont l’omniprésence des thèmes dans leur programme : punition, étrangers, patriotisme sonne pour le moins bizzarement) et tacler toutes les gauches dans leurs hésitations ou leurs envies de compromis hasardeuses.
Là vous en prendrez des membres à gogo, et vous serez invités sur les plateaux télés. Mais bon c’est juste de la stratégie, c’est mon expérience avec mes fréquentations passées qui ressortent...
Attention : si vous regardez les sondages et études préliminaires à cet accord, vous y trouverez beaucoup d’avis positifs de la plupart des acteurs économiques français, c’est pas de la contorsion verbale !
C’est bien l’Europe qui nous tire dans un piège de merde donc il sera impossible de sortir une fois ratifié !
Non, c’est des entreprises françaises (agricoles, alchols, cosmétiques, aéraunotiques...) d’autres allemandes.... qui utilisent le carcan légal européen et acceptent des contreparties d’autres intérets particuliers transatlantiques. L’Europe n’est qu’un carcan légal, les vrais intérets font juste que s’en servir. Je ne me contredis pas et je ne conteste pas la nature plus que douteuse de ce genre d’accord.
Par contre vous prêchez aussi une personne qui a deux attributs :
Le doute : l’accord transatlantique n’est pas un accord UE-USA, c’est un accord de certains intérets particuliers des USA avec certains intérets particuliers dans l’UE, nuance mais nuance fondamentale. Donc je ne peux, malgré tous les abus et les tords de l’Europe, la rejetter en bloc. Ce n’est qu’un factilitateur pour les intérets particuliers, vous supprimez l’Europe vous les retrouverez en France.
L’experience : j’ai eu la « chance » de connaître de manière tout à fait intime ou de cotoyer à titre professionel les énèrgumènes suivants : - Oligarque - Directeur de banque - Fraudeur ultra-sophistiqué aux impôts de toute sortes - Experts de la magouille comptable Et je vous dis : si votre programme prend plus d’une page (de grands principes mécaniquement complémentaires) ces individus trouveront une aspérité et la transformeront en grand canyon.
Raisonner dans la perspective des failles de l’Europe est une bonne chose, mais ce n’est qu’n début.
Oui je suis d’accord avec vous : on constate à un certain sursaut, une certaine prise de conscience sur les ambiguités et les contradiction du système. Mais je vais raisonner stratégiquement.
1) D’accord sur le principe de base : Le nationalisme ou la souvraineté, permetterait en quelque sorte de réduire l’échelle du problème à une taille doublement mieux gérable : - On cible les problème, on reconcentre le pouvoir politique pour les résoudre. - La cohérence de l’histoire qui entrainne une responsabilisation des citoyens
Cependant vous avez le FN sur vos plates bandes. Et c’est là que les détails pour le suite comptent. Dans le programme du FN qui aura droit au mot final dans les oppositions que l’idéologie anti-européenne ne résoud pas ? L’ouvrier patriote ou le patron patriote ? C’est pour celà que je pense qu’il faut aussi dessiner la future France dans le cadre de la sortie de l’UE, et ce n’est pas facile je vous l’accorde. Des thèmes comme le controle des prix, le controle de l’importation... sont fondamentaux ! (C’est aussi sous cet angle, avec des détails, que vous pouvez aisément attaquer le FN et réduire tous ses arguements en cendre)
2) Le second choix stratégique c’est : avec le choix de la sortie de l’UE, êtes vous pour l’effondrement du système financier ou êtes vous pour sa guérison ?
Nous sommes toujours avec une épée de Damocès sur la tête, la moindre fuite quant à l’état de santé d’une seule banque nommée va engendrer des décisions des investisseurs qui feront tomber mécaniquement tout le système.
Sauver le système bancaire c’est devoir réaffirmer le role premier des banques (qui est de faire fonctionner l’économie réelle) et c’est l’assainir (purge diplomatique des produits dérivés) Faire s’éffondrer le système bancaire aujourd’hui est simplissime, si la sortie de la France de l’Euro ne le déclanche pas, l’audit de la dette Française (qui entrainnera des audits partout ailleurs) le fera. Pour encaisser le coup il faudra soit un état légitime et fort. Et c’est là qu’à mon avis, avec un soupçon d’auto-critique, que les communistes ont plus de chance que les nationalistes (du point de vue de la qualité de vie des citoyens)
Conclusion : Il faut penser à celà dès maintenant. L’énoncer c’est un critère de confiance, c’est un critère de responsabilité, c’est un argument contre le FN...
Mon ressenti : Si l’on pense aux problèmes que connaissent les autres pays, Etats-Unis inclus, la solution communiste idéale serait de créer une « franchise » nationale-néocommuniste à une échelle internationale.
Une mondialisation du bon sens ? faut commencer par écrire de grandes lignes simples, qui donne de la visibilité pratique à vos futurs clients.
Quelques remarques qui j’espère seront constructives :
1) L’origine du mal c’est la perte généralisée de la déresponsabilisation de tous les acteurs de la société
2) Déresponsabilisation qui a fait dériver des problèmes de fond tels les retraites ou les dettes depuis les années 1970.
3) Déresponsabilisation des banques dès les années 80 qui : - Ont abandonné leur coeur de métier qu’était la gestion des risques - Ont autorisé des prêts uniquement sur des perspectives concurrentielles et non plus macroéconomiques - Ont crée des produits dérivés, des effets de leviers complètement fous - Ont presque cessé leur role en tant que faciliteur de l’économie réelle
4) Déresponsabilisation des politiques qui n’ont fait que se refiler les patates chaudes
5) Déresponsabilisation des citoyens qui s’abstiennent ou s’accrochent à leurs vieux rêves (lorqu’ils refusent de considerer que les nouveaux pays émergés vont changer la donne des richesses tout en achetant leurs produits)
En fait j’ai même pas besoin d’utiliser le mot « Europe » pour expliquer l’appauvrissement, je pourrai même rajouter à vos exemples de catastrophe sociale celui des Etats-Unis...
L’Europe n’est qu’un facilitateur historique pour touts problèmes que j’ai évoqué, et aujourd’hui elle est devenue qu’un obstacle pour créer de la monnaie, qui pourrait certes assouplir la descente, mais en aucun cas effacer tous les problèmes originels. Europe ou pas, nous serions confrontés à ces problème tôt ou tard.
J’ai cru lire quelqu’un qui citait en exemple la « souvraineté » de l’Islande. Je tiens à vous rappeler que certains acteurs islandais ont été ajoutés à la liste d’organisations terroristes par le Royaume Uni pour obtenir des remboursement... Et qu’une bonne partie des fonds ont étés remboursés par le gouvernement islandais souverain en dépit d’un référundum souverain qui était à 98% contre. La souvraineté n’a pas fait un pli face à des menaces dont on ignore tout.
La France n’est pas une victime d’un système hostile : elle y a toujours participé, avec une plus faible intensité certes, et avec exactement les mêmes méthodes que les Etats-Unis. Les scandales de la Franceafrique Le Rainbow Warrior et j’en passe tellement...
Vous ne citez que 3 fois le mot « banque » (« banque alimentaire » ne compte pas), vous donnez l’impression que la sortie de l’Europe est LA solution. Donc vous comprenez que, moi, je n’accepte pas qu’on puisse me dire que l’origine du mal c’est un problème Franco-Européen, ou un problème de souvraineté. Faudrait que vous zoomiez sur l’Individu, faudrait que vous deveniez beaucoup plus communiste pour me convaincre.