Ah ! Que voilà un sujet polémique et difficile ! La classe prépa, c’est la quintessence du système de la SELECTION ! Qu’elle soit française ou pas, la sélection, c’est l’ELIMINATION des nuls, puis des médiocres, puis des moyens, et même des vaguement bons pour ne garder (hélas ?!!) que les « très bons », c’est à dire dans le système concours, un nombre défini et forcément limité de sujets, que l’on qualifiera de « les meilleurs » ! On peut s’en offusquer, mais s’il faut faire un tri, ben je vois pas quelle autre façon de procéder ! Alors, bien sûr, on peut s’interroger sur le bien fondé ou la pertinence des critères employés pour y arriver, l’apparente « injustice » qui consisterait à donner autant de poids à la maitrise de sa langue maternelle qu’à la capacité d’assimiler les principes de la thermodynamique ou de la physique quantique, et ergoter à l’infini sur le fait que les matières servant à la sélection n’auront vraisemblablement que peu d’intérêt dans la carrière du futur diplômé de Grande Ecole...
Il n’empêche ! Etre passé sous les fourches caudines du système m’a permis, sortant assez moyen de mon petit lycée de province, de constater que l’estime acquise à la maison ne faisait pas le poids quand on se retrouve dans le bain des « bons ». Et pan ! un bon coup à l’ego pour commencer ! Ensuite, en prépa, on vous annonce tout de suite la couleur : fini les classes de bisounours et les caresses de profs bienveillants ! Si t’as pas de facilités particulières, tu peux encore un petit peu espérer t’en sortir, mais va falloir cravacher sérieux et oublier tout le reste pour deux ans de vie de moine ! Ou bien t’apprends fissa quelles sont les priorités, ou bien tu gicles ! Certains appellent ça « formattage », moi, j’y vois plutôt réalisme et efficacité... Quoi qu’il en soit, personne ne va t’enchainer à ton bureau contre ton gré La classe prépa : tu l’aimes ou tu la quittes ! Mais si tu restes, tu auras des profs souvent hors pair qui t’apprendront, dans le cadre des critères de sélection, comment il faut faire pour s’en sortir et qui sont prêts à te délivrer toutes les clés du succès ! Sincèrement, je reconnais que c’est en classe préparatoire où j’ai eu les professeurs alliant à la fois les meilleurs talents dans leur matière, les plus grandes qualités pédagogiques et une disponibilité quasi permanente à notre égard... C’était dans les années 70, j’espère qu’il en est encore de même aujourd’hui.
S@lut P@py ! Pas médecin mais pas loin, je ne puis m’empêcher de jeter mon grain de sel dans la bagarre ! Je confirme le coup du diagnostic : sans analyse le toubib il est superfort pour affirmer qu’il s’agit du H1N1 ! Nous autres vétos, on sort à peine d’une vache d’épidémie de Fièvre Catarrhale Ovine (un virus aussi avec pas moins de 24 sérotypes). Avant de balancer un : « ta vache, c’est la FCO qu’elle a ! » on sortait le tube à prise de sang qui va bien et hop, un coup de labo à Moulins, PCR et résultat sous 72 heures nous disant si oui ou non c’en était, avec le choix du sérotype à la mode dans le coin : 1 ou 8... Pourtant, à priori, la FCO des vaches ça ressemblait vachement à un coup de soleil au départ ou à une banale allergie... jamais on ne se serait laissés aller à baptiser ça FCO sans la confirmation du laboratoire... En humaine, j’suis pas spécialiste, mais des virus à tropisme pulmonaire, y en a des chiées, plus des bactéries, plus des mycoplasmes, tous plus contagieux les uns que les autres.. En gros, ça tousse, ça fout la fièvre et ça fout à plat ! Bien malin pour diagnostiquer la bébête au premier coup d’oeil sans recours au laboratoire !! Sachant que le traitement sera quasi le même en cas d’aggravation, à savoir antibiotiques costauds pour lutter contre bactéries et mycoplasmes si ils sont responsables en première intention, ou même si c’est un virus car celui-ci fait souvent le lit de surinfections ultérieures. Pas simple la médecine pasque c’est pas écrit dessus le patient... Donc, prudence dans l’annonce du diagnostic....
PS : juste pour le fun, une virologie par PCR sur la FCO, ça coûte 34 Euros pour un éleveur... Mais p’têt que pour un homme c’est beaucoup plus cher ?
J’ai vu débarquer chez moi une tortue de Floride de belle taille (3Kg !) qui avait mordu à l’appat d’un brave pêcheur de Loire ! Eh oui ! Quand la bête devient trop encombrante, hop, à la rue ! Je ne sais si cette espèce arrive à se reproduire dans nos eaux, mais ce dont je suis sûr, c’est qu’elle s’est parfaitement adaptée à nos climats et que son agressivité notoire en fait une concurrente redoutable pour certaines espèces locales ! L’importation des espèces animales et de leurs sous-produits est, je le rappelle strictement règlementée, et pour toutes espèces potentiellement dangereuses, interdite ! (Article L-236-4 & Suivants du Code Rural) Je n’aurai pas l’outrecuidance de tancer les importateurs volontaires d’animaux divers autant qu’exotiques, que je classerai plutôt au rang des malades mentaux au vu du risque qu’ils font courir aux populations animales et humaines de métropole... Néanmoins, monsieur mmarvin la joue bien bonne quand il fustige les services des douanes « qui ne font pas leur boulot », car à moins d’avoir 60 milions de douaniers en france, le risque zéro d’introduction n’existera pas.. . Quand au reproche d’inaction des pouvoirs publics, c’est malheureusement quand l’espèce a envahi que l’on constate qu’elle est invasive !! Déjà bien tard pour prendre des mesures anti-tout !
Et n’oublions pas les végétaux : la Jussie et la Renouée du Japon, par exemple, sont depuis longtemps par chez nous classées « Pestes végétales »