Ne croyez pas une seule seconde que nos chers politiques et MEDEFistes ne soient pas au courant du fait, maintes fois cité ici, que globalement, les salariés sont sortis du système par voie de « retraite » avant 60 ans. Tout ca a bien été pris en compte, et la seule conclusion logique à cet état de fait, c’est qu’on nous prépare un sous prolétariat misérable de vieux dont les revenus seront gravement amputés, et d’autant plus gravement qu’ils auront été mis hors circuit relativement plus tôt par allongement de la durée de leur vie de travail... En plus, les vieux, c’est mou, faible, ça a mal partout et ça tient même pas le coup à la chaleur ! Tout bénef pour les comptes sociaux...
Ah, cher Paul ! Un nouvel exercice de « pourfendage » des média dans lequel vous excellez ! Je suis un peu déçu car j’attendais de votre part encore plus d’acidité dans la plume et de causticité dans l’humour (encore que l’humour à 230 morts soit un exercice assez périlleux...) Mais, bon ! ne boudons pas le plaisir de vous lire...
Néanmoins, après la description savoureuse du déroulement de la fiesta médiatique, je trouve votre analyse un petit peu succincte et légèrement retorse ; Bien sûr que tout est bon en Sarkozye pour détourner l’attention des vrais sujets de société et pour mettre en scène l’omnipotence présidentielle, mais je proposerais une approche beaucoup plus simpliste du phénomène médiatique en question :
Primo : disparition pour l’instant inexplicable d’un appareil de la marque Airbus (Forte connotation nationale) portant en sus les trois couleurs de la République ! Gageons qu’un Tupolev de l’Aeroflot s’abîmant entre Hawaï et les Iles Kouriles n’eût pas retenu l’attention chantonnante de Mme Servajean plus de trois minutes !! Forcément, le sujet est d’importance nationale (Cocorico) Tout bon Français devra se sentir concerné à divers titre, mais indifférent : sûrement pas ! Secundo : Il faut donc parler, parler, parler... c’est très dur quand on a rien à dire objectivement : on va donc racler les fonds de tiroir, rameuter les sempiternels experts autoproclamés, ressortir des archives de bonnes vieilles images de foudre sur avion, de tongs flottant sur l’eau au milieu de divers débris innominés, filmer sur fond d’aéroport le stagiaire maison (le seul disponible de suite, de toutes façons il n’y avait pas le choix !) enfilant truismes sur évidences et lapalissades sur tautologies, tout ça parce que c’est URGENT ! il faut absolument ne rien dire plus longtemps et plus vite que la concurrence, parce que le scoupe est une marchandise plus périssable que la moule abandonnée sur un étal au soleil ! Excusez la vulgarité, mais il me semble que, simplement, les gens qui grenouillent dans ces média sont simplement...
« A force de jouer à ce petit jeu-là et de ne pas être fidèles à leurs convictions, à force de jouer la carte de l’opportunisme et de retourner sans cesse leur veste, nos élites sont en train d’attiser le sentiment de frustration et de trahison qui prédomine aujourd’hui au sein de la population française. » Mouais... Alors pourquoi Besson a-t-il été réélu dans sa circonscription ?? Faut vraiment être con pour reconduire une fiotte pareille après un tel retournement de veste ! Ou bien, lâchement, égoïstement, espérer que la position de « ministre » quelle que soit sa couleur sera plus avantageuse au vulgum pecus local qu’une position de député qui tient ses convictions...
Néanmoins, je partage totalement votre point de vue : vous votez pour quelqu’un en fonction de son programme, des convictions qu’il a affichées pendant sa campagne, d’une simple lettre dans laquelle il se présente parfois, et Hop !! quatre matins plus tart, il passe à l« ennemi » avec armes, bagage et la « légitimité » que votre voix lui a conférée... Etonnez-vous que la théorie du « tous pourris » fasse florès dans l’électorat après ! Sans compter que la trahison ne grandit pas plus celui qui l’a suscitée que celui qui l’a commise !
Chez les Perses (je crois), quand un transfuge changeait de camp, un émissaire renvoyait sa tête à son camp d’origine !
Macon, Taizé, Cluny, Salornay... Ca fleure bon sa campagne sud-bourguignonne tout ça !
Ben, oui ! On n’a pas inventé Internet, ni la vie qui va avec...
Et Alors ???
Que les chantres de la mondialisation heureuse m’expliquent comment internet pouvait ne pas participer à la méga-arnaque financière qui frappe la planète en ce moment, calculant des profits fictifs à la vitesse de l’éclair et les faisant passer d’officines en banques et de banques en assurances à la vitesse de la lumière...
Ceux que ça intéresse ou qui y voient quelque profit possible, je leur fais confiance : ils sauront tout de suite en tirer parti. Les autres s’en passeront et grand bien leur fera !
A quelques années de là, j’oyais certain critique parisien branchouillé déplorant : « Rendez vous compte : à Londres, on peut voir 10 à 12 comédies musicales par an dans les différents théatres de la ville ; Mon dieu, Quel retard avons nous accumulé en France sur ce plan !!! » C’est sûr ! notre culture en a pris un sacré coup !!
A propos, cher Saône-et-Loirien « Plugged » Que pense d’Internet notre Moderne et Pétulant président du Conseil Général ??
Sacré Paul ! J’aime bien votre rentre-dedans en matière de communication. Et cette façon un peu alambiquée, certes, mais parfaitement construite et réfléchie que vous avez de nous décortiquer l’iconicité publicitaire quand elle en appelle au cul ! (cf l’affiche tas de viande des « Actrices » !) Je souscris totalement à votre vision : deux femelles à poil enlacées sur un magazine, si c’est pas un porno, c’en est pas loin ! Si en plus on voit même pas un bout de téton, alors là : c’est la mouche artificielle qu’on pose sous le nez de la truite ! En plus, pas la peine d’escompter en voir davantage en feuilletant le-dit magazine. Appât, appeau, piège, duperie, illusion, imposture, tromperie... vous avez le choix des termes qualificatifs pour une telle couverture... Frustration et inconfort : la suite logique pour le quidam qui s’aperçoit qu’il vient de se faire avoir ! Inconfortable, c’est le mot pour une érection confinée dans un pantalon serré, et j’imagine la frustration qui s’en suit, débouchant logiquement sur une certaine forme de colère : contre soi-même parce qu’au fond ce sont nos bas instincts qui parlent, et contre l’image parce qu’elle ne tient pas ses promesses. D’ailleurs, elle ne fait aucune promesse... Quand aux deux modèles, j’aimerais bien savoir comment ça fonctionne dans leur tête (de linotte)...
Pour ma part, unseul qualificatif me vient à l’esprit :