Je navigue en Bretagne et les scooters des mers ne sont pas un problème : il y en a très peu. Par contre il y a beaucoup de planchistes.
Par contre, je ne saurai trop recommander aux méditerranéens qui s’aventurent en atlantique de prendre garde à de curieux phénomènes, qui certes nous sont familiers, mais paraissent totalement inconnus de la gent de la côte d’ azur : les courants et les marées !
Il y a quand même une différence entre les accidents de plaisanciers et les accidents de randonneurs en montagne, ces derniers sont beaucoup plus nombreux car les pratiquants inexpérimentés n’ont pas conscience de changer de milieux.
En mer c’est ce qui retient la majorité des imprudents potentiels, le changement de milieux est évident, d’ailleurs, actuellement, la majorité des accidents arrivent dans une bande côtière de 1 à deux milles et sont surtout le fait d’engins de plage (assimilé à tort à de la navigation de plaisance), les planches à voile tenant le haut du pavé.
Il m’est arrivé de récupérer un planchiste à dix milles de la côte, complètement transi : il avait passé la nuit sur sa planche en maillot de bain !
Ceci dit il y a aussi de sombre crétins en mer comme ce monsieur, croisé sur un ponton, qui me demandait comment amarrer le voilier qu’il venait de louer. Je l’ai questionné sur son expérience sur ce type de bateau : aucune ! Je lui ai conseillé de faire des ronds dans la baie au moteur et de s’inscrire dans une école de voile pour au moins acquérir les bases.
Cela ne date pas d’aujourd’hui ! Dans les années 80 j’avais acheté une voiture d’occasion à mon voisin et j’ai été très surpris de recevoir quelque temps plus tard un courrier de la société Peugeot me disant textuellement : « Vous venez d’acheter un véhicule Peugeot... ». Les seules personnes au courant de cette transaction étaient moi-même, le vendeur et.... la préfecture !