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Réago

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  • Réago 21 septembre 2019 18:38

    Il y a actuellement une action en justice aux USA concernant les évènements du 11 septembre 2001. Même si c’est très improbable espérons que la vérité finira finalement par « exploser » :


    https://www.youtube.com/watch?v=_A9X_8flGeM


    https://www.youtube.com/watch?v=9fNLz8zWwaM




  • Réago 28 mai 2019 09:22

    Le cas de l’Italie va être intéressant à suivre. Hier on a appris de Bloomberg que la Commission Européenne est prête à lancer une procédure disciplinaire contre l’Italie, réticente à réduire sa dette publique. Cela peut mener à une amende sous forme d’un dépôt de 3.5 milliards d’euros. L’État italien pourrait-il refuser de payer cette amende ? Cette nouvelle de Bloomberg a accru hier le spread sur la dette italienne déjà anormalement élevé. Comme je le dis souvent il faut avoir à l’esprit la situation particulière d’un pays qui a l’Euro comme monnaie. Ce pays peut avoir contre lui non seulement les marchés financiers mais aussi « sa » banque centrale, en l’occurrence la BCE. Ce n’est pas le cas d’un pays qui a sa propre monnaie. Il peut avoir des problèmes avec les marchés financiers mais sa banque centrale se porte en soutien si besoin est, comme lorsque les britanniques ont fait la « bêtise » de voter pour le Brexit, la banque centrale britannique s’est portée en soutien de l’État et de l’économie britanniques avec un plan en quatre points :

    https://www.theguardian.com/business/2016/aug/04/bank-of-england-cuts-uk-interest-rates

    Un pays qui a l’Euro est particulièrement vulnérable à la contrainte extérieure. Il est facile à soumettre si à la fois la commission européenne, les marchés financiers et la BCE agissent de concert pour le soumettre. Pour la BCE le simple fait de ne rien faire est déjà un problème. Si en plus elle restreint la liquidité aux banques italiennes, c’est un problème supplémentaire grave qu’ont déjà connu la Grèce en 2015 et Chypre en 2013. Si une agence de notation dégrade la note de la dette italienne en catégorie spéculative, l’accès aux liquidités de la BCE sera automatiquement coupé ou fortement réduit pour les banques italiennes, et l’Italie sera à genoux. Elle fera alors ce qu’il lui sera commandé de faire et paiera les amendes qu’il lui sera demandé éventuellement de payer si elle n’a pas de plan B de sortie de l’Euro.



  • Réago 21 mai 2019 13:28

    Excellent article que vient de publier l’économiste Eric Dor intitulé « Une nouvelle crise sur la dette de l’Italie menace la zone euro et les marchés actions ».

    Cet article évoque une possible sortie accidentelle de l’Italie de la zone euro, qui aurait pour point de départ une nouvelle dégradation de sa dette publique par une agence de notation et qui se terminerait par le choix obligatoire à faire par l’Italie entre la « troïka » que la Grèce a bien connue ou la sortie de l’Euro (peut-être aussi que l’actuel gouvernement italien pourrait démissionner et laisser un autre gouvernement appliquer le programme de la « troïka », on verra cela le moment venu !) :

    https://www.capital.fr/entreprises-marches/une-nouvelle-crise-sur-la-dette-de-litalie-menace-la-zone-euro-et-les-marches-actions-1338924





  • Réago 19 mai 2019 14:35

    La sortie de l’euro n’est pas une mince affaire effectivement, c’est ce qu’indique les études d’expert effectuées jusqu’à présent, et il vaut mieux, comme le Front national, renoncer à une telle sortie si on ne maitrise pas parfaitement le sujet. L’Italie est un pays dont la question de faire « quelque chose » se pose aujourd’hui encore plus que pour la France vu son niveau d’endettement, le spread sur la dette qu’elle subit, sa faible croissance endémique depuis son adhésion à l’Euro. Si elle ne sort pas de l’Euro, elle pourrait prochainement être tentée par la mise en place d’une monnaie parallèle. Diverses propositions de ce style sont apparues, ces dernières années, en Italie, dont celle de l’économiste de la Ligue, Claudio Borghi Aquilini. Sa proposition sur « les minibots » figure dans le programme commun de la coalition au pouvoir in Italie mais n’a pas encore été mise en place par le gouvernement italien.

    https://www.youtube.com/watch?v=_Zjk4Ck-oac

    Je résume cette proposition : Le gouvernement italien crée des titres d’État de petite taille (les minibots) pour payer des dettes en souffrance à sa charge. Personne ne sera obligé de les accepter comme moyen de paiement car ce serait une violation des traités instituant l’Euro, mais l’État italien les acceptera pour le paiement des impôts et charges qu’on lui doit. Ils pourraient être également utilisés pour le commerce de proximité. Jusqu’au là il n’y a pas de problème. Toutefois la proposition indique que les minibots ne créent pas de dettes supplémentaires pour l’État italien, donc pas de dettes en euros supplémentaires, c’est là qu’est le problème. Claudio Borghi qui est parlementaire italien représentant la Ligue, a indiqué son intention de proposer la mise en place des minibots au moment de l’adoption définitive de la « flat tax » si le gouvernement italien ne les propose pas lui-même. Affaire à suivre donc.



  • Réago 29 avril 2019 11:18

    Il faut bien avoir à l’esprit certaines particularités de l’union monétaire que constitue la zone euro. Par exemple, dans un article de la tribune du 14 décembre 2017 intitulé « Pourquoi la BCE dépense des milliards chaque mois sur les marchés ? » concernant l’assouplissement quantitatif de la BCE, vous lisez, je cite : « Sur les 19 pays de la zone euro, la Grèce est exclue par l’assouplissement quantitatif, car sa dette est jugée trop risquée par les agences de notation. »

    La BCE a également joué un rôle important pour soumettre le gouvernement grec en 2015 et 2016 et le le gouvernement chypriote en 2013. Vous retrouvez, via Google, des articles intitulés « Grèce : la BCE, bras armé des créanciers » et la « La BCE menace d’étrangler Chypre ».

    Alors que cela été fait pour la Grèce et Chypre, il n’est pas envisageable que la banque centrale d’un pays qui a sa propre monnaie se mette dans l’idée de vouloir asphyxier économiquement le pays dont elle fait partie pour le soumettre aux exigences de ses créanciers, ni même de l’exclure d’un assouplissement quantitatif parce que sa dette est trop élevée, comme c’est le cas de la dette publique japonaise. Prenons également l’exemple de la Banque d’Angleterre. Celle-ci, dans le cadre du respect de son indépendance, s’est vue officiellement confier la mission, en 2013, d’utiliser des politiques non conventionnelles pour favoriser la croissance économique. Article à retrouver intitulé : « Budget 2013 : Bank of England gets new orders » et quand les britanniques ont « mal voté » en faveur du Brexit en 2015, heureusement pour lui que le Royaume-Uni lui n’avait pas l’Euro monnaie : la banque centrale Britannique indépendante a immédiatement lancé des actions pour lutter contre la crise économique liée à ce vote (retrouvez un article intitulé : Bank of England cuts interest rates to 0.25% and expands QE), je le met en lien ci-dessous :

    https://www.theguardian.com/business/2016/aug/04/bank-of-england-cuts-uk-interest-rates

    S’il avait été dans la zone euro en plus d’être dans l’UE, la BCE aurait organisé l’asphyxie financière du Royaume-Uni après le vote en faveur du brexit. Du fait que la BCE est une instance supranationale, un pays qui a l’Euro comme monnaie s’endette, en fait, en monnaie étrangère et non pas avec monnaie propre sur laquelle il aurait une beaucoup grande latitude. C’est une des particularités dangereuse de la zone euro, les autres étant le taux de change bloqué, une insuffisance flagrante harmonisation fiscale et sociale qui va favoriser le moins disant fiscal et social, ou monétaire pour les pays de l’union européenne qui ont encore leur monnaie nationale. la Suède, le Danemark, la Pologne ne veulent plus intégrer l’Euro. Je suppose que ces pays ont compris maintenant qu’ils ne doivent le faire sous aucun prétexte.

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