Il y a actuellement une action en justice aux USA concernant les
évènements du 11 septembre 2001. Même si c’est très improbable
espérons que la vérité finira finalement par « exploser » :
Le cas de l’Italie va être intéressant à suivre. Hier on a
appris de Bloomberg que la Commission Européenne est prête à
lancer une procédure disciplinaire contre l’Italie, réticente à
réduire sa dette publique. Cela peut mener à une amende sous forme
d’un dépôt de 3.5 milliards d’euros. L’État italien pourrait-il
refuser de payer cette amende ? Cette nouvelle de Bloomberg a
accru hier le spread sur la dette italienne déjà anormalement
élevé. Comme je le dis souvent il faut avoir à l’esprit la
situation particulière d’un pays qui a l’Euro comme monnaie. Ce
pays peut avoir contre lui non seulement les marchés financiers mais
aussi « sa » banque centrale, en l’occurrence la BCE.
Ce n’est pas le cas d’un pays qui a sa propre monnaie. Il peut
avoir des problèmes avec les marchés financiers mais sa banque
centrale se porte en soutien si besoin est, comme lorsque les
britanniques ont fait la « bêtise » de voter pour le
Brexit, la banque centrale britannique s’est portée en
soutien de l’État et de l’économie britanniques avec un plan
en quatre points :
Un pays qui a l’Euro
est particulièrement vulnérable à la contrainte extérieure. Il
est facile à soumettre si à la fois la commission européenne, les
marchés financiers et la BCE agissent de concert pour le
soumettre. Pour la BCE le simple fait de ne rien faire est déjà un
problème. Si en plus elle restreint la liquidité aux banques
italiennes, c’est un problème supplémentaire grave qu’ont déjà
connu la Grèce en 2015 et Chypre en 2013. Si une agence de notation
dégrade la note de la dette italienne en catégorie spéculative,
l’accès aux liquidités de la BCE sera automatiquement coupé ou
fortement réduit pour les banques italiennes, et l’Italie sera à
genoux. Elle fera alors ce qu’il lui sera commandé de faire et
paiera les amendes qu’il lui sera demandé éventuellement de
payer si elle n’a pas de plan B de sortie de l’Euro.
Excellent article que vient de publier l’économiste Eric Dor intitulé « Une nouvelle crise sur la dette de l’Italie menace la zone euro et les marchés actions ».
Cet article évoque une possible sortie accidentelle de l’Italie de la zone euro, qui aurait pour point de départ une nouvelle dégradation de sa dette publique par une agence de notation et qui se terminerait par le choix obligatoire à faire par l’Italie entre la « troïka » que la Grèce a bien connue ou la sortie de l’Euro (peut-être aussi que l’actuel gouvernement italien pourrait démissionner et laisser un autre gouvernement appliquer le programme de la « troïka », on verra cela le moment venu !) :
La sortie de l’euro n’est pas une mince affaire effectivement, c’est ce qu’indique les études d’expert effectuées jusqu’à présent, et il vaut mieux, comme le Front national, renoncer à une telle sortie si on ne maitrise pas parfaitement le sujet. L’Italie est un pays dont la question de faire « quelque chose » se pose aujourd’hui encore plus que pour la France vu son niveau d’endettement, le spread sur la dette qu’elle subit, sa faible croissance endémique depuis son adhésion à l’Euro. Si elle ne sort pas de l’Euro, elle pourrait prochainement être tentée par la mise en place d’une monnaie parallèle. Diverses propositions de ce style sont apparues, ces dernières années, en Italie, dont celle de l’économiste de la Ligue, Claudio Borghi Aquilini. Sa proposition sur « les minibots » figure dans le programme commun de la coalition au pouvoir in Italie mais n’a pas encore été mise en place par le gouvernement italien.
Je résume cette proposition : Le gouvernement italien crée des titres d’État de petite taille (les minibots) pour payer des dettes en souffrance à sa charge. Personne ne sera obligé de les accepter comme moyen de paiement car ce serait une violation des traités instituant l’Euro, mais l’État italien les acceptera pour le paiement des impôts et charges qu’on lui doit. Ils pourraient être également utilisés pour le commerce de proximité. Jusqu’au là il n’y a pas de problème. Toutefois la proposition indique que les minibots ne créent pas de dettes supplémentaires pour l’État italien, donc pas de dettes en euros supplémentaires, c’est là qu’est le problème. Claudio Borghi qui est parlementaire italien représentant la Ligue, a indiqué son intention de proposer la mise en place des minibots au moment de l’adoption définitive de la « flat tax » si le gouvernement italien ne les propose pas lui-même. Affaire à suivre donc.
Il faut
bien avoir à l’esprit certaines particularités de l’union
monétaire que constitue la zone euro. Par exemple, dans un
article de la
tribune du 14 décembre 2017 intitulé « Pourquoi la BCE
dépense des milliards chaque mois sur les marchés ? »
concernant l’assouplissement quantitatif de la BCE, vous lisez, je
cite : « Sur les 19 pays de la zone euro, la Grèce
est exclue par l’assouplissement quantitatif, car sa dette est jugée
trop risquée par les agences de notation. »
La BCE a
également joué un rôle important pour soumettre le gouvernement
grec en 2015 et 2016 et le le
gouvernement
chypriote en 2013. Vous retrouvez, via
Google, des articles intitulés « Grèce :
la BCE, bras armé des créanciers » et la « La BCE
menace d’étrangler Chypre ».
Alors que cela été fait
pour la Grèce et Chypre, il n’est pas
envisageable que la banque centrale d’un pays qui a sa propre
monnaie se mette dans l’idée de vouloir asphyxier
économiquement
le pays dont elle fait partie pour le
soumettre aux exigences de ses créanciers, ni même de l’exclure
d’un assouplissement quantitatif
parce que sa dette est trop élevée, comme
c’est le cas de la dette publique japonaise.
Prenons
également l’exemple
de la Banque d’Angleterre. Celle-ci, dans le cadre du respect de
son indépendance, s’est vue officiellement confier
la mission, en 2013, d’utiliser des politiques non
conventionnelles pour favoriser la croissance économique. Article
à retrouver intitulé : « Budget 2013 : Bank of England
gets new orders » et
quand les britanniques ont « mal voté » en faveur
du Brexit en 2015, heureusement pour lui que le Royaume-Uni lui
n’avait pas l’Euro monnaie : la banque centrale Britannique
indépendante a immédiatement lancé des actions pour lutter contre
la crise économique liée à ce vote (retrouvez un article
intitulé : Bank of England cuts interest rates to 0.25% and
expands QE), je le met en lien ci-dessous :
S’il avait été dans la
zone euro en plus d’être dans l’UE, la BCE aurait organisé
l’asphyxie financière du Royaume-Uni après le vote en faveur du brexit. Du fait que la BCE est une
instance supranationale, un pays qui a l’Euro comme monnaie
s’endette, en fait, en monnaie étrangère et non pas avec monnaie propre sur
laquelle il aurait une beaucoup grande latitude. C’est une des
particularités dangereuse de la zone euro, les autres étant le taux
de change bloqué, une insuffisance flagrante harmonisation fiscale
et sociale qui va favoriser le moins disant fiscal et social, ou
monétaire pour les pays de l’union européenne qui ont encore leur
monnaie nationale. la Suède, le Danemark, la Pologne ne veulent
plus intégrer l’Euro. Je suppose que ces pays ont compris
maintenant qu’ils ne doivent le faire sous aucun prétexte.