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Réago

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  • Réago 8 avril 2019 21:48

    Enter l’intitulé du Flash Économie dans le moteur de recherche Google pour retrouver l’article si la page Web ne s’affiche pas.



  • Réago 8 avril 2019 21:43

    Lire ce « Flash Économie » de Natixis intitulé : « La zone euro organise structurellement la divergence des pays » :


    https://www.research.natixis.com/GlobalResearchWeb/Main/GlobalResearch/GetDo cument/GFj0J7BRarKAsAZKOBG64Q==




  • Réago 5 avril 2019 22:59

    Pas de dévaluation de la monnaie aujourd’hui pour la France si elle avait encore le Franc. Idem pour les autres pays de la zone euro, car la dévaluation concerne un pays qui se trouve dans un système de change fixe par rapport à un étalon qui est une monnaie de référence ou un groupe de monnaies. Aujourd’hui les pays développés ont leur monnaie dans le régime des changes flottants. L’Euro, mais aussi le Franc suisse, la Couronne suédoise, la Livre britannique sont dans le système des changes flottants.

    La France d’après guerre était dans un système de change fixe, et les dévaluations du Franc se faisaient par rapport à un étalon dont j’ai parlé précédemment. Si elle retrouvait une monnaie nationale, celle-ci serait mise dans le système des changes flottants dans lequel ce sont les marchés financiers qui font le taux de change de la monnaie à longueur de temps. Dans ce régime, un pays comme l’Allemagne qui bat des records d’exportation grâce à l’Euro verrait mécaniquement sa monnaie s’apprécier du fait que ses produits sont très demandés. Cette appréciation de la monnaie réduirait la compétitivité de l’économie allemande, à l’inverse les pays malades comme la France qui ont un gros déficit de balance commerciale, verraient leur monnaie se déprécier, améliorant la compétitivité à partir du moment où la hausse globale de l’inflation liée à la baisse du taux de change serait beaucoup moins importante en pourcentage que la baisse du change. C’est le cas par exemple au Royaume-Uni qui a connue une baisse importante du taux de change de sa monnaie, mais une hausse beaucoup moins importante de l’inflation. Si on supprime le mécanisme du taux de change la seule façon de le remplacer ce sont des mécanismes de transferts qui existent normalement dans un État entre régions et régions pauvres qui partagent la même monnaie. Bien évidemment les États riches de la zone euro ne veulent pas entendre parler de mécanismes de transferts importants, ni même de mutualisation de dettes, parce qu’ils auraient à mettre la main à la poche de façon importante pour les États pauvres de la zone euro car il s’avère que malheureusement l’Euro a accentué les divergences économiques entre pays partageant cette monnaie, ce qui était prévisible.

    Un pays affaibli, comme l’Italie, qui est surendetté et emprunte à des taux bien supérieurs à ceux de l’Allemagne, doit se débrouiller par réduction des dépenses, augmentations des impôts, etc. ce qui l’enfonce encore plus... Moi je me débrouillerais en sortant de l’Euro, connaissant les possibilités additionnelles que permet la souveraineté monétaire. Si par exemple on accroît les déficits pour relancer la machine par baisse des impôts ou augmentation des dépenses, il faut que la banque centrale se porte en soutien de l’État et de l’économie par quantitatives easing divers et variés.



  • Réago 4 avril 2019 23:15

    @Paul Leleu

    Si le secret ne peut pas être maintenu éternellement et ça sera sans doute le cas il faudra alors établir un contrôle des capitaux renforcé et sortir de l’Euro le plus rapidement possible car la BCE risque alors de couper l’accès aux liquidités aux banques du pays qui veut sortir de l’Euro (c’est évoqué juste après la page 37 du plan B italien, c’est un travail de spécialistes qui ont bien étudié la question).



  • Réago 4 avril 2019 18:46

    S’agissant de l’Euro, se pose la question du pourquoi l’intelligentsia continue à soutenir et à considérer comme une réussite un désastre patent prouvé par les chiffres. Je suppose qu’il y aurait beaucoup à dire la-dessus.

    Puisque cet article évoque un possible défaut souverain de l’Italie dans le futur il faut avoir à l’esprit qu’un pays qui a l’Euro comme monnaie et qui tient à conserver cette monnaie est dans l’impossibilité de faire un défaut souverain non concerné avec les instances européennes (comme l’a fait l’Argentine en 2001, il s’agissait pour ce pays d’un défaut sur sa dette extérieure en Dollars) car si la BCE lui coupe les vivres, cas de Chypre en 2013, de la Grèce en 2015) il est asphyxié financièrement. La seule possibilité de défaut « non accordé » pour un pays membre de la zone euro consiste à sortir de l’Euro, et retrouver une monnaie nationale, dans le cadre d’une préparation minutieuse préalable à la sortie. Je signale à l’auteur de cet article l’existence d’un plan B italien de sortie de l’Euro datant de 2015 qui avait été cosigné par un certain Paolo Savona. Intéressant à lire :

    https://scenarieconomici.it/il-piano-b-per-litalia-nella-sua-interezza/

    Une fois que vous l’aurez lu vous aurez compris que la seule façon de faire une sortie de l’Euro qui tienne la route consiste à la préparer en secret et à l’annoncer au dernier moment avant de la mettre en œuvre (autrement c’est l’asphyxie rapide) en violation avec les traités européens.

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