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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 30 octobre 2016 10:23

    A tous les commentateurs que je remercie pour la qualité de leurs observations.

    Ayant lu avec attention les observations et commentaires de chacun d’entre-vous, il est patent que les analyses de qualité ici effectuées n’ont manifestement rien à voir avec la doxa ambiante des media européens en général et français en particulier.
    Pareil aveuglement est préoccupant, qu’il s’agisse de politique économique ou de politique internationale concernant les Etats-Unis et l’Europe.

    Comme le remarque très justement JM Berniolles, "Les élections présidentielles américaines, ce n’est plus un mystère maintenant, sont manipulées et éventuellement truquées, par ce que l’on qualifie de deep state, la gouvernance de l’ombre« alors que par ailleurs le système d’alliances ou de contraintes mis en place par les USA leur échappe totalement (cf. cas des Philipines et de la malaisie qui se trournent vers la Chine).

    Judicieuse mention que celle effectuée par Zolko de l’ouvrage dont je recommande aussi la lecture intitulé  »The Fourth Turning« cf. ci-après :http://store.lifecourse.com/products/15/The-Fourth-Turning.html. On retiendra la remarque finale de ce commentateur : »Ce qui n’est pas certain est la réaction de l’establishment après leur défaite. Qu’ils déclenchent une guerre pour ne pas perdre leur pouvoir est tout-à-fait probable. C’est peut-être la raison pour laquelle les Russes ont rapatrié les familles des personnels diplomatiques.
    Relisons les commentaires de Goc, Labrune, EuduRobinet, Attis,Alkousse.

    Merci à tous ceux qui trouveront ici matière à développer leurs propres analyses, lesquelles sont les bienvenues pour nourrir ce débat.

    Cordialement, Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 octobre 2016 15:06

    @JL
    Bonjour et merci de renvoyer à cette très intéressante citation.
    Pour compléter cette analyse sur le protectionnisme, voir aussi du même auteur les propos suivants :

    "Le fait que les pays d’Asie qui connaissent la plus forte croissance ont systématiquement violé les règles de la globalisation établies et codifiées par la Banque mondiale et le FMI a été établi par Dani Rodrik. Ceci renvoie à la question des politiques nationales et à la problématique de l’État développeur qui renaît dans le débat depuis quelques années. Cette problématique est en réalité au cœur du réveil industriel de l’Asie. En fait, ce sont ces politiques nationales qui constituent les véritables variables critiques pour la croissance et le développement, et non l’existence ou non de mesures de libéralisation du commerce international. Mais admettre cela revient à devoir reconsidérer le rôle de l’État dans les politiques économiques et le rôle du nationalisme comme idéologie associée au développement. On touche ici à de puissants tabous de la pensée orthodoxe en économie comme en politique.

    Pourtant, il est clair que ce protectionnisme, ces politiques de développement national, n’interdisent nullement le commerce international. Le protectionnisme n’est pas l’autarcie."

    J. Sapir, in Frontières, mondialisation, souveraineté, https://russeurope.hypotheses.org/4402, 22 octobre 2015

    D. Rodrik, « What Produces Economic Success ? » in R. Ffrench-Davis (dir.), Economic Growth with Equity : Challenges for Latin America, Londres, Palgrave Macmillan, 2007. Voir aussi, du même auteur, « After Neoliberalism, What ? », Project Syndicate, 2002 (www.project-syndicate.org/commentary/rodrik7

    Voir T. Mkandawire, « Thinking About Developmental States in Africa », Cambridge Journal of Economics, vol. 25, n° 2, 2001, p. 289-313 ; B. Fine, « The Developmental State is Dead. Long Live Social Capital ? », Development and Change, vol. 30, n° 1, 1999, p. 1-19.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 octobre 2016 11:05


    @Olivier Perriet
    Bonjour Olivier.
    Aucune coïncidence, simplement le plaisir de partager et de faire partager à tous ceux qui y sont sensibles un honneur venu récompenser une oeuvre scientifique reconnue à sa juste valeur par des pairs particulièrement exigeants.

    Cet honneur est aussi indirectement une marque d’amitié profonde dont témoigne la Russie envers la France par-delà les vicissitudes d’une actualité qui n’est que l’écume d’événements sans réel intérêt.
    Nous ne pouvons que nous féliciter en revanche de la pérennité de relations beaucoup plus solides, beaucoup plus profondes, construites sur la durée et éprouvées par une fréquentation voulue de part et d’autre malgré des contingences matérielles parfois difficiles à surmonter.

    Il faut que vous sachiez une chose : les Russes sont très fidèles en amitié et marquent une confiance indéfectible à l’égard de ceux qu’ils distinguent, sachant faire le tri entre de pseudo dirigeants politiques inconsistants et des éléments de valeur.

    C’est là un sentiment que je partage personnellement avec d’autres collègues.

    Quant à votre réflexion que je vous laisse le soin de développer, elle me paraît discutable si l’on considère par exemple les zélateurs d’une Amérique clintonienne bien pitoyable. cf. ci-après un exemple bien désolant de la « voix de Washington », sachant que l’Amérique que je connais n’est pas du tout celle-là :
    https://www.youtube.com/watch?v=F0qtSlT-zN8
    Bien à vous,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 octobre 2016 10:21


    En marche vers le crime économique, le pillage et la grande braderie du patrimoine national.
    Macron - Toulouse & Associés. Illustration.

    http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/aeroport-de-toulouse-blagnac-la-politique-de-macron-en-acte,289444
    Billet de Gabriel Robin 20octobre 2016

    Les faits sont désormais anciens, voire oubliés, à l’heure où une information chasse la précédente en moins de temps qu’il n’en faut pour se rendre dans Paris en RER. Rappelez-vous, en fin d’année 2014, nous apprenions que 49,99 % du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, sur les 60 % que détenait l’État, allaient être cédés à la SNC-Lavalin, un consortium sino-canadien, adossé à la société publique chinoise Shandong High Speed Group, gestionnaire de plusieurs infrastructures de transport dans l’est de la Chine. Ainsi, le 6e aéroport français passait sous gestion chinoise.
     
    Ce jeudi, comme l’a révélé Mediapart, les actionnaires chinois de l’aéroport de Toulouse-Blagnac se sont versé un dividende exceptionnel de 15 millions d’euros grâce à une opération financière rondement menée avec la complicité du gouvernement français, rendue possible par le lobbying du ministre de l’Économie de l’époque, le sémillant Emmanuel Macron. Le bébé VGE, qui entend changer la vie politique française, a tout fait pour céder un aéroport rentable et stratégique, situé à quelques encablures des usines de nos fleurons nationaux de l’aéronautique : ATR et Airbus.
     
    Voilà ce qu’est la politique voulue par Emmanuel Macron : le « sans-frontiérisme » total, la désindustrialisation, les chimères de l’économie dite de la connaissance qui échoue depuis 15 ans sur le mur de la réalité, la défense des intérêts des grands groupes transnationaux, la confusion entre la finance spéculative et la finance levier d’investissements à l’image de ce qu’avait décidé Bill Clinton en annulant le Banking Act de Roosevelt, last but not least le capitalisme monopolistique qui détruit les libertés économiques.
     
    Spécialistes de l’espionnage industriel, les Chinois sont aux portes de nos industries aéronautiques et spatiales, cruciales pour notre avenir.

    Quand les premières rumeurs de rachat ont été divulguées dans la presse, Emmanuel Macron et ses sbires se sont empressés de nier, arguant qu’il ne s’agissait pas d’une privatisation mais d’une ouverture de capital pour pérenniser la situation financière d’un aéroport qui ne montrait jusqu’alors aucun signe de fatigue.
     
    Nous savons qu’ils ont menti, privilégiant l’étranger aux collectivités publiques partenaires et aux fortunes françaises. Aujourd’hui candidat timide à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron n’est pas un homme neuf mais un ancien ministre comptable d’un bilan. Sauvé par une image publique savamment travaillée par des communicants hors de prix, il réussit encore à faire illusion. Ne soyez pas trompés par ses discours de coach de vie digne de l’interprétation de Tom Cruise dans le film Magnolia, de Paul Thomas Anderson. Emmanuel Macron représente le parti de l’étranger, travaillant à faire de la France un nain économique et politique.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 octobre 2016 18:26

    @Phalanx

    "Ironiquement, les enseignants sont en première ligne pour récolter les fruits de leur idéologie. Ils n’ont qu’à se dire qu’ils ont juste vécu un sentiment agression mais un vrai enrichissement culturel"

    Très bien vu ! Un retour de flammes bien mérité mais désastreux..

    "Les ravages de leur idéologie mortifère sont tellement énormes et cataclysmiques, que beaucoup d’entre eux sont obligés d’entrouvrir les yeux.« 

    Cela risque d’être de plus en plus difficile et douloureux avec les gnons et les yeux au beurre noir que vont encaisser ces malheureux enseignants.
    Il me semble donc que le temps des discussions et des introspections pour savoir si cette population ne serait pas victime d’une »société qui ne les reconnaît pas« , qui les »discrimine« , qui s’estime encore »victime du encore fait colonial« etc , est terminé.

    La République a donné leur chance à toutes ces pseudo- »chances pour la France« qui n’ont pas su la saisir. Tant pis pour eux. Le train est passé.

    Je connais deux personnes arrivées en France via la Nouvelle-Calédonie (Nouméa), faisant partie de ces »boat-people" ayant fui le Viêt-Nam et recueillis en 1979 en Mer de Chine par le navire-hôpital Ile de Lumière (celui du bon Docteur K.). Nouveaux venus dans un pays qu’ils ne connaissaient pas, dont seuls leurs parents parlaient encore un peu le français, n’ayant littéralement que la peau sur les os, ils ont su saisir - à force de travail et avec quel talent ! - l’occasion qui leur était offerte par la République de devenir ce qu’ils sont aujourd’hui après avoir cartonné à l’x et à HEC.

    Pour les autres irréductibles, je préconise donc une éducation charia-compatible - tradition britannique du canning très Old-School, conservée en Asie du Sud-Est, Malaisie, Singapour-, ci-après décrite :

    http://www.dailymotion.com/video/xcfdcu_prison-canning_lifestyle

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