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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 novembre 2016 16:34

    @Enabomber
    Merci pour votre commentaire.

    "Le flou des éternelles « Propositions pour la France » gagnerait en effet à disparaître au profit d’un cahier des charges négocié, si c’est de ça qu’il s’agit, quitte à prévoir aussi des modalités de renégociation puisqu’on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve.« 

    C’est bien de cela qu’il s’agit : un cahier des charges, une feuille de route avec des objectifs à atteindre, des comptes à rendre, comme dans une entreprise.

    Objectifs d’autant plus clairs qu’ils seraient précisément ceux proposés par le candidat et dont l’opportunité comme la faisabilité pourraient faire alors l’objet d’un réel engagement contractuel.

    Les objectifs remplis feraient l’objet de félicitations, ceux non remplis feraient l’objet d’explications dont la recevabilité comme le fondement seraient examinés, justifiés, corrigés, quitte à être revus et repensés dans le cadre d’une mission complémentaire dont là encore il faudrait rendre compte et qui pourraient être sanctionnés ;ne serait-ce que par l’interruption du mandat.

    Ainsi mettrait-on un terme à cette sombre plaisanterie qui oblige à attendre l’expiration d’un mandat pour réélire la même équipe de bras cassés autrement composée.

    Ainsi mettrait-on surtout un terme à cette sombre plaisanterie qui consiste à dire aux gens en les envoyant paître avec un sourire que »les promesses n’engagent que ceux qui y croient".



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 novembre 2016 15:38

    @egos
    Bien vu.
    Vous écrivez (je vous cite) :"Le sarthois s’est révélé bien trop matois pour s’exposer à détailler sa profession de foi et ignorer les milles subterfuges par lesquels il saura sauver les apparences, ie : la diminution du nombre de fonctionnaires peut prendre différentes formes, privatisation partielle des hôpitaux (personnel compris), idem les auxiliaires scolaires, non remplacement des départs en retraite etc.Parmi toutes les mesures prévues, un seule échappera au principe de réduction, la fiscalité des ménages, les électeurs de FF pourraient en être de leur bourse.« 

    Effectivement.

     »...ignorer les milles subterfuges par lesquels il saura sauver les apparences« .

    Précisément, c’est là que réside la faiblesse de ce programme dont les électeurs vont découvrir la teneur exacte dans la mesure où beaucoup de gens vont probablement rapidement réaliser que l’on ne peut plus les prendre par surprise, précisément en usant de subterfuges destinés à sauver les apparences.

    Tous ces »politiques« (appellation générique) n’ont toujours pas réalisé qu’ils avaient affaire à une population qui non seulement sait lire et écrire, mais qui pense, réfléchit, décide et n’accepte plus de se laisser endormir ou anesthésier par des boniments.
    Coppé, Sarkozy, Juppé ont tous cru pouvoir jouer les prestidigitateurs et rouler les gens une fois de plus dans la farine. Leur numéro commun a raté.

    F. Fillon, lui, ne devra pas se tromper de programme et il n’est pas exclu que les prochaines semaines ou les mois à venir ne soient traversés de manifestations ou de réactions destinées à clarifier quelques incertitudes ou imprécisions dont les gens sentent bien qu’elles pourraient bien les concerner plus que de mesure.

    Annoncer que l’on va procéder à la réduction de quelques 500000 fonctionnaires mérite que l’on aborde la question posément, avec tact, simplement parce que tout n’est pas à jeter avec l’eau du bain . Ainsi, si l’on m’interrogeait à ce propos, il n’est pas exclu que je puisse suggérer - au hasard - de réviser intégralement le statut général de la fonction publique (que je ne limiterais qu’aux fonctions régaliennes), tout comme celui des »assimilés" fonctionnaires, de même que je supprimerais la fonction publique territoriale.Pourtant, il me semble que je serais très prudent et éviterais aussi bien d’agir brutalement que de manière détournée. Disons pour résumer que je demanderais peut-être préalablement aux remiers concernés ce qu’ils en pensent, persuadé que ceux-là mêmes qui sont intéressés ont sans doute des propositions sensées à faire valoir et à proposer.

    Nous verrons rapidement ce qu’il en est, la chance que nous avons étant que l’intéressé n’est pas encore élu, ce qui représente un avantage de taille. Pourquoi dès lors ne pas réfléchir à la mise en place d’un contrat de mandat préalable, discuté et accepté par la population et dont le futur gouvernement recevrait comme ordre de mission d’en assurer l’exécution ?

    Le débat est ouvert et les pistes que vous proposez sont elles-mêmes intéressantes.

    RB



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 29 novembre 2016 14:34


    @tous les lecteurs et commentateurs que je remercie ici de leurs visites comme de leurs réflexions.

    Veuillez lire ce billet particulièrement bien vu écrit par F. Leclerc sur le blog de P. Jorion, intitulé « L’europe n’est plus gouvernable ». On y trouvera l’explication de l’échec en puissance du programme de F. Fillon, sauf à considérer qu’il en révise profondément l’esprit comme les éléments.
    Il serait intéressant d’éviter que la France se trompe (une fois de plus) d’aiguillage...
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/11/28/leurope-nest-plus-gouvernable-par-francois-leclerc/

    "Donald Trump est élu président des États-Unis et le Royaume-Uni quitte l’Union européenne : à eux seuls ces deux évènements totalement imprévus auraient justifié une interrogation à minima, mais on ne la voit pas venir. La victoire aux primaires de la droite française d’un candidat au programme ultra-libéral et réactionnaire vient au contraire de montrer qu’il n’en est tiré aucune leçon.

    Les possédants en veulent toujours plus, animés par la conviction que le rapport de force leur est favorable et que le moment est venu d’en profiter. Pour conserver un statut qu’ils sentent menacé, ils vont accentuer les inégalités. À l’étape d’avant, ils ont essayé de faire passer en force des traités commerciaux internationaux répondant aux exigences des entreprises transnationales. Placés devant les désastreuses conséquences de la logique financière, ils veulent encore la favoriser. Devant le scandale de la révélation d’une surveillance généralisée, ils n’interviennent pas et adoptent au contraire des lois afin de l’étendre pays par pays.

    La droite française se sent pousser des ailes, et le programme gouvernemental avalisé par sa primaire illustre un changement d’angle d’attaque. Plus besoin de se réfugier derrière le pacte budgétaire pour justifier des réformes structurelles qui visent à libérer une fois pour toutes le marché de ses contraintes. L’offensive s’affirme brutale sur un terrain préparé par le président sortant, où domine le découragement.

    Une grande instabilité s’installe en Europe. Au Royaume-Uni, une période de transition pourrait être nécessaire au-delà de 2019, afin d’amortir progressivement les effets de la sortie de l’Union européenne en l’étalant dans le temps. À la fois en raison de la complexité du processus, de l’incertitude qui pèse sur ses conséquences économiques, et des divisions dans le camp conservateur.

    En Italie, Matteo Renzi est donné pour perdre son référendum du 4 décembre prochain, démissionner et préconiser la mise en place d’un gouvernement d’experts afin de préparer des élections, prenant le risque de les perdre devant le Mouvement des 5 étoiles. En arrière-plan, la menace d’une crise du système bancaire italien se précise, qui fera rebondir la crise politique et favorisera ce mouvement.

    En Espagne, la survie de Mariano Rajoy ne tient qu’à un fil, auquel se raccroche également le PSOE. Ce dernier craint que de nouvelles élections consécutives à la chute du gouvernement n’aboutissent à un nouveau désastre électoral. Comment un tel attelage pourrait-il répondre aux exigences de Bruxelles avec Podemos toujours en embuscade ?

    En Grèce, Alexis Tsipras est toujours sous la pression d’une Commission qui prétend faire patte de velours mais qui refuse de reconsidérer des exigences d’objectifs d’excédent budgétaire primaire hors de portée, que seul le FMI veut de manière réaliste abaisser. Seul le Portugal est provisoirement à l’abri, venant de fêter le 1er anniversaire d’un gouvernement socialiste minoritaire soutenu par le PC et le Bloc d’extrême gauche. Lui aussi écrasé, comme la Grèce mais aussi l’Italie, par le poids écrasant de sa dette publique.

    Chaque crise nationale a sa logique, son rythme et ses incertitudes. L’ensemble est devenu ingouvernable."



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 28 novembre 2016 21:22

    @njama

    "La grande victoire de cette primaire de droite est d’avoir écarté des candidats très toxiques en politique étrangère ... et si la primaire de gauche peut karcheriser leurs homologues aussi belicistes, ce sera une grand victoire pour la France
    La France ce n’est pas que l’€uro ...
    "

    Effectivement ! Joie profonde que d’avoir vu partir dans le décor les zombies politiques.

    Il reste toutefois quelques séides et compagnons de route dont la toxicité doit être neutralisée : tous ceux, apparatchiks, parlementaires, hauts fonctionnaires, membres de cabinets, courtisans institutionnels qui sont animés du dur désir de durer et qui n’attendent que d’être investis pour rempiler aux prochaines élections législatives.

    Il me semble que si j’étais chef de l’État je procèderais à un nettoyage de printemps et à une lessiveuse générale au moyen d’un spoil-system qui aurait tout de ’opération d’assainissement.
    Nous en reparlerons.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 28 novembre 2016 21:14


    @Pascal L
    Bonsoir, merci et félicitations pour la clarté et l’intelligence des deux commentaires échangés avec Njama.

    Premier billet :

    « Jacques Sapir n’a que partiellement raison », écrivez-vous.

    Effectivement, la première chose à faire en matière monétaire n’est pas la sortie de l’Euro - enfin pas de cette manière - mais bien de supprimer le couplage entre la dette et la circulation monétaire

    Deuxième billet :

    "Sachant que les financiers ne s’inquiètent pas, je suppose qu’ils pensent récupérer gratuitement tout ce que croyons posséder..."

    Evidemment. Au point que les déposants ne sont en réalité que créanciers, jusqu’à un certain montant, des sommes déposées en banque, sommes qui ne leur appartiennent pas en réalité.
     
    Permettez-moi de compléter vos propos avec ces deux autres notices que j’invite les lecteurs à lire très attentivement :

    http://pierresartondujonchay.over-blog.com/article-chypre-le-debut-de-la-fin-de-l-histoire-116514440.html

    http://pierresartondujonchay.over-blog.com/2016/07/produire-le-capital-par-les-nations-organisees-en-etats.html

    Cordialement,
    Renaud Bouchard

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